La guerre Israël-Hezbollah de 2026 débute le , au début de la guerre en Iran menée par Israël et les États-Unis. des roquettes sur le nord israélien. Israël riposte en bombardant la capitale libanaise Beyrouth, puis l'ensemble du Liban, en occupant à nouveau le sud du pays et en rasant des villages entiers.

Au 1er juin, au moins personnes (dont civils) ont été tuées et blessées (dont 334 enfants) dans les bombardements israéliens sur le Liban selon le ministère de la Santé libanaishttps://www.lorientlejour.com/article/1499812/le-bilan-au-liban-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-atteint-968-morts-et-2-432-blesses.html Plus d'un million de personnes ont été déplacées, dont environ 350 000 enfantshttps://www.humanite.fr/monde/armee-israelienne/liban-un-million-de-personnes-dont-350-000-enfants-jetees-sur-les-routes-pour-fuir-les-bombes-israeliennes.

Contexte À la suite du déclenchement de la guerre de Gaza depuis 2023 et dans un contexte d'instabilité accrue dans la région, Israël et le Hezbollah se sont engagés dans la période d'hostilités la plus longue entre les deux parties depuis 1982. Le conflit reste limité à quelques escarmouches sans attaques majeures entre les deux camps jusqu'en 2024 lorsqu'Israël envahit le sud du Liban en octobre 2024 et tue le chef religieux et militaire du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi que plusieurs hauts-gradés du Hezbollah. Fin novembre, Israël se retire d'une très grande partie du Liban mais conserve un contrôle sur 5 avants-postes après un cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Entre et , cependant, plusieurs violations du cessez-le-feu ont eu lieu entre les deux camps ; Israël viole le cessez-le-feu à plus de 15 000 reprisesMSF, « MSF update: Southern Lebanon -where is the ceasefire? », Médecins sans frontières, 25 février 2026., soit plusieurs dizaines de fois par jour, tandis que le Hezbollah ne s'est pas retiré au nord du fleuve Litani et reconstruisait son infrastructure militaire et son arsenal d'armes.

Le , les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de frappes conjointes contre l'Iran, point culminant d'une crise géopolitique ayant débuté au tournant de l'année. Au cours de la campagne, les frappes américano-israéliennes ont tué le Guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei. Après la confirmation iranienne de son décès le , le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a juré de riposter et d'« accomplir notre devoir de confrontation face à l'agression », affirmant que le Hezbollah ne quitterait pas « le champ de l'honneur et de la résistance ». Le Hezbollah a affirmé plus tard que ces attaques étaient un « acte défensif » après plus d'un an d'attaques israéliennes malgré une trêve. Il a ajouté avoir repris les combats pour forcer Israël à cesser son agression et à évacuer les territoires libanais saisis.

Déroulement 2 mars Le , le Hezbollah lance plusieurs projectiles sur le nord d'Israël, une première depuis le cessez-le-feu de 2024, visant un site de défense antimissile au sud de Haïfa. L'armée israélienne a affirmé avoir intercepté un projectile en provenance du Liban, laissant plusieurs autres retomber dans des zones non bâties.

En représailles, des avions israéliens bombardent Beyrouth, à 3 heures du matin, heure locale, et l'armée israélienne ordonne l'évacuation de 50 villages du Sud-Liban et de la vallée de la Bekaa. L'armée israélienne revendique des frappes « précises et ciblées » contre des « éléments terroristes de haut rang du Hezbollah dans la région de Beyrouth » et « un élément terroriste central du Hezbollah au Sud-Liban ». Selon les premières informations, les cibles visées étaient Naïm Qassem et Mohammad Raad. L'armée israélienne déclare que le chef du renseignement du Hezbollah, Hussain Makled, a été tué lors des frappes.

3 mars Le Hezbollah lance des missiles et des drones contre trois bases israéliennes : la base aérienne de Ramat David, la base de surveillance de Meron et le camp Yitzhak.

Israël mène des frappes aériennes contre des bastions du Hezbollah et cible le siège de la chaîne de télévision Al-Manar à Beyrouth. Les forces israéliennes reçoivent l'ordre de s'emparer de positions au Liban. Israël déclare que son armée a conquis des « zones stratégiques » dans le sud du Liban et ordonné l'évacuation des villes libanaises voisines.

4 mars Le Hezbollah lance des drones et des missiles sur Israël, dans le but de frapper des bases et des infrastructures pétrolières et gazières. Des tirs antichars du Hezbollah blessent deux soldats israéliens au Sud-Liban, les premiers blessés israéliens du conflit.

Israël mène des frappes qui détruisent les centres de communication du Hezbollah, la chaîne de télévision Al-Manar et la station de radio Al-Nour. D'autres frappes ciblent des villages du Sud-Liban utilisés par le Hezbollah. Face à la poursuite des attaques du Hezbollah, Israël émet immédiatement un ordre d'évacuation urgente à l'intention des habitants du Sud-Liban, leur demandant de se déplacer au nord du fleuve Litani. La force de maintien de la paix de l'ONU signale que des soldats israéliens sont entrés dans plusieurs villes et villages du Sud-Liban, notamment Kfar Kila, Houla, Kfar Shouba, Yaroun et Khiam.

Israël mène également une incursion dans le sud de la Syrie, bombardant la zone située entre Jamla et Saisoun, dans le gouvernorat de Daraa, et arrête quatre civils. Israël accuse la Syrie de déployer des unités de combat sur le plateau du Golan syrien, affirmant qu'il ne permettrait pas que les frappes conjointes du Hezbollah et d'Israël servent de prétexte pour « nuire aux Druzes » dans le sud de la Syrie et exige du gouvernement syrien qu'il empêche les milices irakiennes de traverser le territoire syrien en direction du plateau du Golan.

Selon une source sécuritaire israélienne citée par la Société de radiodiffusion publique israélienne, Israël envisagerait de mener des attaques contre des cibles civiles afin de faire pression sur le Liban et de l’inciter à contrôler le Hezbollah.

L'armée israélienne annonce la création à venir d'une « zone tampon » au sud du fleuve Litani et appelle les habitants de cette zone, qui représente environ 8 % du territoire libanais et s'étend sur environ 30 km le long de la frontière, à fuir. L’armée libanaise a évacué une cinquantaine de positions dans la région et s’est regroupée dans quelques bases et casernes.

5 mars Le , la FINUL publie un rapport indiquant avoir recensé, depuis lundi , plus de 210 missiles tirés par le Hezbollah sur Israël.

Israël tue un responsable du Hamas et son épouse, une enseignante, lors de frappes sur le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui. Leurs enfants ont été blessés dans cette attaquehttps://www.lorientlejour.com/article/1497498/un-chef-du-hamas-tue-avec-sa-famille-dans-une-frappe-israelienne-sur-un-camp-palestinien-au-liban-nord.html. D'autres attaques ont ciblé des installations et des membres du Hezbollah selon l'armée israélienne, tandis qu'Israël renouvelle son ordre d'évacuation pour les habitants du Sud-Liban, à proximité des sites visés. En milieu de journée, Tsahal émet un ordre d'évacuation immédiate pour les banlieues sud de Beyrouth. Les banlieues concernées sont Bourj el-Barajneh, Hadath, Haret Hreik et Chiyah. Les habitants sont invités par Tsahal à se déplacer vers le nord et l'est pour sauver leur vie.

Le gouvernement libanais sollicite l’appui international pour protéger les civils et mettre fin aux bombardements. Le président Joseph Aoun rencontre à Beyrouth le chef d’état-major français. Il demande notamment l’intervention du président français Emmanuel Macron afin de négocier un cessez-le-feu et de limiter l’extension du conflit. En réponse, Emmanuel Macron annonce l’envoi d’une aide humanitaire destinée aux populations fuyant le sud du Liban, ainsi que l'envoi de véhicules de transport blindés aux Forces armées libanaises. Il confirme également avoir contacté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour l’exhorter à ne pas étendre la guerre au Liban.

Un adjudant des Forces de sécurité intérieure est tué avec son neveu par une frappe israélienne sur sa voiture à Zahléhttps://www.lorientlejour.com/article/1497555/un-adjudant-des-fsi-tue-avec-son-neveu-par-une-frappe-israelienne-sur-sa-voiture-a-zahle-dans-la-bekaa.html.

Dans la nuit du 5 au , l’aviation israélienne lance une nouvelle vague de frappes contre Beyrouth.

6 mars Le , trois casques bleus déployés par la FINUL sont blessés par des tirs sur leur position lors d'une attaque de l'armée israélienne sur le village de Qaouzahhttps://www.lorientlejour.com/article/1497834/une-position-de-la-finul-ciblee-dans-le-sud-deux-casques-bleus-ghaneens-blesses.html.

Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre rejoint le Liban le . Il est escorté de la frégate Courbet et a pour mission de participer à l’évacuation de ressortissants Français et binationaux.

Raid du 7 mars L'armée israélienne mène un raid héliporté précédé de bombardements sur le village de Nabi Chit et ses environs le pour retrouver la dépouille d'un soldat mort en 1986. Au moins 41 personnes sont tuées dans l'attaque, dont au moins 30 civils (parmi lesquels 9 femmes et 12 enfants) et trois soldats libanais, et 48 blessées dont certaines ont été amputées. Une enquête de Libération indique que les Forces spéciales israéliennes ont exécuté des civils au cours de cette opération, dont des femmes et des enfants, pour éviter qu'ils ne donnent l'alerte. D'autres civils, de nationalité syrienne, ont été exécutés lors du retrait du commando. L'armée israélienne mène de nouvelles frappes sur les faubourgs de Nabi Chit le lendemain, pendant les funérailles des victimes. L'opération n'a fait aucune victime côté israélien, selon l'arméehttps://www.liberation.fr/international/moyen-orient/operation-meurtriere-israelienne-au-liban-heure-par-heure-enquete-sur-un-fiasco-militaire-et-humanitaire-a-nabi-chit-20260308_A4SXJE5KXFCAVP7POPTKVA7LI4/.

8 avril, « mercredi noir » vignette|Bombardements israéliens du 8 avril 2026 sur Beyrouth. Le , juste après l'annonce d'un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, un bombardement israélien massif (100 frappes en 10 minutes) sur des quartiers résidentiels Beyrouth fait plus de et . Il s'agit du plus lourd bilan enregistré en une journée, surnommée le « mercredi noir », depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Cessez-le-feu théorique, occupation et poursuite des bombardements israéliens Le , le président des États-Unis, Donald Trump, annonce avoir obtenu du président libanais Joseph Aoun et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou un cessez-le-feu de dix jours qui devient effectif à 0 heures (CET). Donald Trump annonce le une prolongation de « trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui venait à expiration le .

Comme à Gaza, Israël installe le une ligne jaune en avant de ses frontières afin de constituer une zone-tampon, vidée de sa population (à l‘exception des chrétiens) et dont elle détruit les villes et villages (62 au total), après avoir dévasté les vergers et les oliveraies, bombardé les zones agricoles au phosphore blanc et les avoir arrosé de glyphosate. La zone de 602 km² ainsi créée est une préparation à une annexion, selon L’Orient-Le JourEnzo Quesnecourt, « Villages concernés, superficie, habitants sommés d'évacuer : ce que l'on sait, en cartes, de la "zone tampon" revendiquée par Israël au Liban-Sud », L’Orient-Le Jour, 22 avril 2026.Philippe Pernot, « "C’est comme à Gaza" : Israël veut rendre le Sud-Liban invivable », Reporterre, 20 avril 2026..