Ursule-Bernardine Bétrancourt, née le à Bouchain (Nord) et décédée le à Paris, est une patiente atteinte de la maladie de Parkinson suivie dans le service de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière.
Biographie
Ursule-Bernardine Bétrancourt est née le à Bouchain dans le département du NordActe de naissance d'Ursule-Bernardine Bétrancourt, Archives départementales du Nord, Bouchain, 5 Mi 050 R 009, vue 542 sur 713, n°59. de François-Joseph-Bernardin Bertrancourt (1792-1877)Acte de décès, Archives de l'Aisne, Saint-Quentin, côte 5Mi1285, vue 287, n°818. et Ursule-Josephe Dieulot (1804-1884), morte dans un dépôt de mendicitéActe de décès, Archives de l'Aisne, Laon, côte 5Mi0089, vue 294, n°238.
Elle épouse Jean-Baptiste Gillardy le Acte de mariage reconstitué, Archives de Paris, côte 5Mi1 2305, vues 25 et 26.. Elle aura onze enfants, dont deux seulement ne sont pas morts en bas âge.
Dès l'âge de 38 ans, elle devient veuve. Son mari décède durant la Commune de Paris, le , alors qu'il est soldat dans le bataillon de la Garde nationaleActe de décès, Archives de Paris, Paris 8e, 18 août 1871, cote V4E 3374, vue 19 sur 31, n°469..
La maladie de Parkison survient à la suite d'un traumatisme : le décès de sa fille lui est annoncé par erreur. Selon Olivier Walusinski, « sa main droite se met à trembler au repos, puis c'est tout le membre supérieur, une forte émotion, sa main droite se met à trembler au repos, puis c'est tout le membre supérieur, enfin le tremblement secoue le membre inférieur droit et donc tout l'hémicorps droit ».
Elle est hospitalisée le dans le service de Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière (lit n°12 de la salle Rayer)Registre des entrées et sorties de la Salpêtrière, 12 juillet 1892, SLP/1/Q/2/180, vue 184 sur 197, n°1032-45.. Paul Richer intervient à la société de biologie en 1895 pour y présenter le cas de la patiente et la statuette qu'il a réalisé afin de représenter la rigidité musculaire généralisée. Dans la foulée, Paul Richer et Henry Meige publient un article dans la Nouvelle iconographie de la Salpêtrière où ils analysent en détail le cas médical d'Ursule-Bernardine Bétrancourt qui représente à leurs yeux « le schéma clinique presque parfait de la maladie de Parkinson ».
Elle meurt à 65 ans le à la SalpêtrièreActe de décès d'Ursule-Bernardine Bétrancourt, Archives de Paris, 1899, Paris 13, cote V4E 9564, vue 24 sur 31, n°1901..
Statuette
Sur demande de Charcot, un atelier est aménagé afin que Paul Richer réalise une collection de statues servant à enseigner la neurologie. Charcot suggère de réaliser une statuette de sa patiente Ursule-Bernardine Bétrancourt afin de représenter un corps humain atteint de la maladie de Parkinson, appelée à l'époque paralysie agitante. Paul Richer termine la sculpture, dite La Parkinsonienne, en 1895. Charcot étant mort en 1893, c'est son successeur Fulgence Raymond qui s'en sert.
Paul Richer présente sa statuette et d'autres œuvres au XIII congrès international de médecine, qui se déroule à Paris du 2 au . Cette sculpture en bronze d’un sujet d'anatomie pathologique est un des rares témoins de la collection mise en place par Jean-Martin Charcot.
Le tirage en bronze réalisé par le sculpteur Paul Richer et la fonderie Bingen et Costenoble est exposé dans la bibliothèque Charcot, située au sein de l'Institut du cerveau, sur le site de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
Notice des collections scientifiques et patrimoniales de Sorbonne Université
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