Un grand nombre de cannabinoïdes de synthèse sont interdits par diverses législations. Afin d'éviter qu'il suffise de changer un groupe fonctionnel pour retomber sur une molécule légale, il est devenu courant de classer comme stupéfiants des familles entières de composés. De cette manière, une molécule peut être classée et interdite avant même d'exister et de se retrouver sur le marché.
Certains classements, établis en fonction des similarités structurelles des molécules en jeu, ont été largement adoptés par les législations de nombreux pays.
Exemples de familles
Indol-3-yl méthanone En France, est interdite :
Cette famille comprend notamment les naphthoylindoles (comme le JWH-018), les phénylacétylindoles (comme le JWH-250), et les benzoylindoles (comme le RCS-4).
+FamilleStructure généraleExempleNaphthoylindolesvignette|Structure générale, R, R1 et R2 étant des groupes substituablesvignette|JWH-018Phénylacétylindolesvignette|Structure générale, R, R1 et R2 étant des groupes substituablesvignette|JWH-250Benzoylindolesvignette|Structure générale, R, R1 et R2 étant des groupes substituablesvignette|RCS-4
3-carboxamide indazole
vignette|gauche|Structure générale des dérivés du 3-carboxamide indazole, R, R1 et R2 étant des groupes substituables
Les dérivés du 3-carboxamide indazole, notamment l'ADB-BUTINACA, le MDMB-BUTINACA et le MDMB-4en-PINACA, sont classés stupéfiants.
Au Canada, la loi interdit
La majorité des NPS consommés en France appartiennent à cette famille chimique.
Noyau benzochromène
En France, est interdite :
Cette interdiction souffre quelques exceptions pratiques liées à la présence de telles molécules à faible concentration dans le cannabis, y compris à usage industriel. Cette famille de composés inclut notamment les dérivés du HHC. En pratique, la plupart des composés cannabinoïdes de cette famille sont produits par hémisynthèse à partir de cannabis.
Voir aussi Lutte contre le trafic de stupéfiants
Références
Catégorie:Consommation du cannabis Catégorie:Cannabinoïde