est un film japonais réalisé par Keisuke Kinoshita, sorti en 1952. C'est la suite de Carmen revient au pays de 1951.

Synopsis Carmen, strip-teaseuse à Asakusa à Tokyo, accueille son amie Akemi, abandonnée par son amant alors qu'elle vient d'avoir un bébé. Incapables de subvenir aux besoins de l'enfant, les deux femmes tentent de l'abandonner avant de le confier finalement à la riche famille Sudō. Carmen fait alors la connaissance de Hajime Sudō, un artiste revenu de Paris, dont elle admire profondément le travail et dont elle tombe peu à peu amoureuse. Cependant, Hajime est déjà fiancé à Chidori, la fille d'une politicienne conservatrice. Après avoir perdu son emploi au cabaret, Carmen enchaîne les petits boulots et cherche à mener une vie plus respectable. Autour d'elle, les intrigues familiales et les tensions politiques révèlent les contradictions de la société japonaise d'après-guerre.

Fiche technique Ces informations proviennent du générique du film, de la fiche Wikipedia japonaise, du livre Japanese Film Directors d'Audie Bock., de la base IMDb. et de la base de données japonaise JMDb..

Titre français : Un amour pur de Carmen Titre original : Titre anglais : Réalisateur : Keisuke Kinoshita Assistants réalisateurs : Yoshirō Kawagashira, Zenzō Matsuyama Scénario : Keisuke Kinoshita Producteur : Takeshi Ogura Photographie : Musique : Georges Bizet, Toshirō Mayuzumi, Direction artistique : Tatsuo Hamada Montage : Yoshi Sugihara Éclairage : Ryōzō Toyoshima Son : Hisao Ohno Assistant sonore : Hideo Nishizaki Sociétés de production : Shōchiku (Ofuna Studio) Pays de production : Japon Langue originale : japonais Format : noir et blanc — format standard — 35mm Genre : comédie Durée : 103 minutes (métrage : 11 bobines, 2 805 m) Date de sortie : Japon :

Distribution Hideko Takamine : Lily Carmen : Hajime Sudō Chikage Awashima : Chidori Satake, la fille de Kumako. fiancée de Sudō : Maya Akemi, l'amie de Carmen Eiko Miyoshi : Kumako Satake, une femme politique conservatrice du « Parti spirituel japonais » Chieko Higashiyama : Kiku, la servante de la famille Sudō, surnommée « Mamie Bombe Atomique » Sachiko Murase : la mère de Hajime Takeshi Sakamoto : le propriétaire du restaurant Lucky Shin'ichi Himori : Nomura, le concierge de l'immeuble de Carmen Tatsuo Saitō : le père de Hajime : un acteur Yūko Mochizuki : la proxénète Jun Tatara : Le directeur du théâtre Akio Isono : le petit ami d'Akemi : Ushijima, un ami de Hajime : Niijima, un ami de Hajime Eiko Takamatsu : la femme du propriétaire du Lucky Mie Kitahara : Reiko Hosoi

Autour du film « Le film Carmen revient au pays eut tant de succès auprès du public (sans doute concerné...) qu'il y eut, évidemment, une séquelle l'année suivante, Karumen junjo-su (L'Amour pur de Carmen), encore plus délirante que l'original. Kinoshita — qui, entretemps, était allé en Europe et avait pu rencontrer René Clair — y chargeait (trop ?) la satire dans ses séquences aux décors ultra-stylisés, filmés la plupart du temps en plans obliques, où Carmen dansait comme une folle sur la musique de Bizet, et tout le monde était mis sur la même sellette : non seulement les « artistes d'avant-garde » toqués de Paris, mais aussi l'ancienne génération, symbolisée par la femme d'un ex-colonel (Chieko Higashiyama, l'actrice de Voyage à Tokyo) qui veut tout régenter militairement... Si le film « date » un peu aujourd'hui, et notamment en raison de l'influence du René Clair de l'époque des Belles de Nuit, il conserve néanmoins une vigueur satirique que l'on aimerait bien trouver dans des films récents, où l'humour se fait rare. Bien que Kinoshita ait abandonné ensuite cette veine au profit de films beaucoup plus dramatiques et sentimentaux, d'autres metteurs en scène empruntèrent cette voie, à la Shōchiku ou ailleurs. » Max Tessier, Images du cinéma japonais, 1981 (réédité en 1990), Éditions Henri Veyrier., p 131-132.

« Carmen, strip-teaseuse de nouveau dévouée à son art, rencontre par hasard un artiste playboy. Le flou qui règne après la guerre entre les idéaux de patriotisme, de libération et d'égalité est habilement rendu par des angles de caméra inclinés et des mouvements de caméra. Le film parodie tous les extrêmes, notamment le super-patriote incarné par Miyoshi. Initialement tourné en couleur et en noir et blanc, le procédé s'est avéré infructueux. » Audie Bock, Japanese film directors, 1978, p 212

Inspirée de thèmes de Bizet et composée par Toshirō Mayuzumi et , la chanson thème éponyme du film, interprétée par , a été publiée par Nippon Columbia en 1952.

Notes et références

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