Teresa Anjinho, née le à Coimbra (Portugal) est une juriste et femme politique portugaise, haute fonctionnaire de l'Union européenne. Elle est élue au poste de Médiatrice européenne par le Parlement européen en et entre en fonction le .

Elle est également membre du comité de supervision de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF).

Biographie Jeunesse et parcours académique Teresa Anjinho naît le à Coimbra, au Portugal. Elle commence ses études à l'université de Coimbra, dont elle sort diplômée en droit en 1997, après une année d'échange Erasmus à l'université de Rome « La Sapienza ». Elle réalise ensuite un master spécialisé en « droits humains et démocratisation » à l'université de Padoue, puis entame un doctorat en droit international pénal.

Elle entre dans le monde académique, avec une spécialisation en droit international public, genre et égalité. En tant que juriste, elle enseigne à la NOVA School of Law de Lisbonne ainsi qu'à l'Institut Ius Gentium Conimbrigae de l'université de Coimbra. En parallèle, elle publie plusieurs travaux de recherche dans des revues scientifiques.

Carrière politique et de haute fonctionnaire Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, elle participe à des missions d'observation des élections, notamment en Bosnie-Herzégovine en 1998, en Russie lors des élections législatives de 1999, ainsi qu'au Kosovo en 2000 et 2022.

Teresa Anjinho s'engage par la suite en politique nationale au Portugal. Lors des élections législatives de 2011, elle est élue à l'Assemblée de la République pour le CDS – Parti populaire. Elle y siège jusqu'en 2015, lorsqu'elle devient Secrétaire d'État à la justice dans le gouvernement portugais. Elle est également élue conseillère municipale de Coimbra lors des élections municipales de 2017.

De 2017 à 2022, elle est médiatrice adjointe du Portugal, avant de rejoindre l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) en tant que membre du comité de supervision. Elle y entre le pour cinq ans, son mandat devant se terminer en 2027.

Médiatrice européenne En , le Parlement européen élit pour un mandat de cinq ans Teresa Anjinho au poste de Médiatrice européenne, par pour. Elle remplace Emily O'Reilly, une Irlandaise en fonction depuis 2013. Anjinho supervise une agence interinstitutionnelle comptant . En , elle révèle que le nombre de plaintes concernant la Commission européenne est en augmentation et que les demandes concernent surtout des questions de transparence démocratique et d'accès aux documents administratifs. Sous sa direction, le Médiateur européen enquête également sur le phénomène de « porte tournante » () ou pantouflage.

Controverse relative à la nomination du secrétaire général Fin octobre 2025, Teresa Anjinho nomme son ancien chef de cabinet, le juriste grec Lampros Papadias, au poste de secrétaire général de l'institution, la plus haute fonction administrative du Médiateur européen, restée vacante pendant deux ans et dotée d'une rémunération mensuelle comprise entre 20 000 et 25 000 euros. Papadias, qui occupait auparavant un poste d'encadrement intermédiaire et avait travaillé avec Anjinho à l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), est retenu à l'issue d'une procédure ayant compté treize autres candidats.

Anjinho a personnellement siégé au comité de sélection de trois personnes ayant conduit les entretiens, avant d'exercer elle-même l'autorité finale de nomination sur ce même dossier. Selon Libération, elle a résisté à des appels internes à se récuser de ce processus, par crainte que cela ne crée une apparence de conflit d'intérêts.

L'affaire, révélée par Euractiv en novembre 2025, est reprise par plusieurs médias, dont Libération et Il Fatto Quotidiano, ce dernier établissant un parallèle avec la controverse ayant entouré la nomination de Martin Selmayr au secrétariat général de la Commission européenne en 2018.

La commission du contrôle budgétaire du Parlement européen adresse en janvier 2026 de nouvelles questions à la Médiatrice afin qu'elle « fasse la lumière sur la promotion de son chef de cabinet au poste de secrétaire général », selon l'eurodéputé italien Pasquale Tridico, du groupe The Left et rapporteur du Parlement pour la procédure de décharge budgétaire du Médiateur cette année-là. Tridico déclare : La commission demande l'ensemble des documents relatifs à la procédure de constitution du comité de sélection.

L'eurodéputé socialiste espagnol José Cepeda juge que , la commission ayant d'abord demandé toutes les informations pertinentes à l'institution afin de former sa propre évaluation indépendante. Nick Aiossa, directeur de Transparency International EU, estime qu'. En mai 2026, des eurodéputés critiquent par ailleurs le refus de Teresa Anjinho de communiquer certains documents clés relatifs au recrutement, estimant que le Parlement y avait droit.

En réponse, Teresa Anjinho affirme que la procédure était transparente et menée dans les règles.

Références

Catégorie:Naissance en octobre 1974 Catégorie:Naissance à Coimbra Catégorie:Étudiant de l'université de Coimbra Catégorie:Étudiant de l'université de Padoue Catégorie:Juriste portugais du XXIe siècle Catégorie:Personnalité du CDS – Parti populaire Catégorie:Député portugais de la XIIe législature Catégorie:Haut fonctionnaire européen Catégorie:Médiateur européen