Le Þingmúli (généralement transcrit Thingmuli dans les autres langues que l'islandais) est un éteint de l'est de l'Islande, situé environ à l'ouest du volcan central de Reyðarfjörður. Ses vestiges, érodés, culminent à environ et sont fortement entaillés par des vallées glaciaires et des chenaux fluviaux. L'âge du volcan est estimé à environ d'après les âges des trapps voisins, mais aucune datation radiométrique n'a été réalisée sur le Þingmúli lui-même. Il repose sur des séquences volcaniques provenant du Reyðarfjörður et sur des trapps tertiaires déposés pendant la formation de l'Islande. Les éruptions du Þingmúli vont d'éruptions basaltiques effusives, en fontaine ou fissurales à des éruptions rhyolitiques explosives générant des coulées et des nuées pyroclastiques..

Pétrogenèse La série magmatique du Þingmúli présente une évolution tholéiitique complète, du basalte à la rhyolite : 66 % de basaltes, 9 % d'andésites basaltiques, d'andésites et de dacites, et 25 % de rhyolites. Ces compositions ont été interprétées comme le résultat d'une évolution par cristallisation fractionnée, à partir de picrites comme magma parental ayant évolué vers des rhyolites à haute teneur en silice. Cette évolution comprend aussi un enrichissement relatif en fer, expliquant la présence de basaltes ferreux (ferrobasaltes) et d'andésites ferreuses (ou islandites). Le Þingmúli est même devenu un exemple classique de la différenciation tholéiitique, utilisé comme référence pour caractériser d'autres séries magmatiques.

En 2026, un nouvel examen de la géochimie des laves du Þingmúli révèle que la série magmatique est plus proche de la série alcaline de transition que de la série tholéiitique. Les basaltes se sont probablement formés dans le manteau par fusion partielle dans la région externe du panache islandais. Vers le centre du panache, les températures plus élevées favoriseraient des degrés de fusion partielle plus importants, générant ainsi des basaltes de type tholéiitique. Les magmas formés à la périphérie du panache résulteraient de degrés de fusion partielle plus faibles, produisant des de transition, légèrement plus enrichis en éléments incompatibles et en alcalins que les tholéiites. Les compositions initiales idéales pour la formation de ces basaltes sont des lherzolites à spinelle subissant une fusion partielle de 15 à 20 %, à des profondeurs d'environ , soit la base du Moho.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . .

Liens externes

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