Sefora Kodjo, née en Côte d’Ivoire, est une femme d'affaires et une entrepreneure sociale ivoirienne, présidente du Réseau africain des femmes leaders (African Women Leaders Network ), membre du conseil d’administration de Bioforce et siège au comité « Banque et société civile » de la Banque africaine de développement.

Elle est également connue comme présidente de la Fondation SEPHIS et directrice générale de SEPHIS Group, une structure évoluant dans l’autonomisation économique des femmes en Afrique subsaharienne.

Biographie Jeunesse et éducation Originaire de Côte d’Ivoire, Sefora Kodjo est titulaire d’un Bachelor en Business Administration obtenu en 2013 à l’Institut britannique de technologie et de management. Elle obtient ensuite un master en études de développement à l’Institut universitaire d’Abidjan en 2018.

Elle complète son parcours académique par plusieurs formations, notamment en diplomatie préventive en Afrique du Sud, en médiation et négociation des conflits au Clingendael Institute aux Pays-Bas, ainsi qu’en gestion stratégique de projets à l’université Harvard aux États-Unis en 2021. En 2025, elle suit une formation en politiques et management du développement à Sciences Po Paris. Et est alumni du programme Mandela Washington fellowship for Young Africa leaders.

Parcours professionnel Sephora Kodjo commence sa carrière par des activités d’engagement social, avant de créer en 2009 la Fondation SEPHIS, une organisation œuvrant pour l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes en Afrique subsaharienne.

En 2016, elle rejoint l’administration publique notamment comme chargée d’études au cabinet du ministère de la Jeunesse, ensuite comme directrice du bureau du porte-parole du gouvernement au ministère de la Communication et des Médias, avant d’être conseillère technique au même ministère.

En 2017, elle est nommée porte-parole du collectif ivoirien des organisations nationales de jeunesse féminine et depuis 2018, elle est membre du caucus du « African Women Leaders Network » (AWLN), une initiative conjointe de l’Union africaine et de l'ONU Femmes.

En 2019, elle quitte ses fonctions dans l'administration publique pour revenir à la tête de sa Fondation, et la même année, elle lance le programme African Women of the Future Fellowship (AWF), un programme qui a permis de former des PME dirigées par des femmes de la Côte d’Ivoire, du Nigéria, du Mali, du Sénégal, du Burkina-Faso, de la Guinée Conakry, de la RDC, de la Mauritanie, du Bénin et du Cameroun, avec l’appui de partenaires institutionnels, dont la coopération allemande (GIZ), qui a suscité en , une collaboration avec l’ECOBANK côte d’ivoire pour le financement des projets.

En , elle inaugure son centre de formation de la promotion de l’inclusion et l’autonomisation des femmes entrepreneures. L'année qui a suivi, en 2023, elle rejoint le conseil d’administration de Bioforce, une institut de formation et d'orientation professionnelle pour les métiers de l'humanitaire, devenant ainsi l’une des premières femmes africaines francophones à occuper cette fonction, et à la 41e promotion, elle a été sélectionnée comme marraine.

Elle est la fondatrice du forum international du leadership féminin, un forum qui rassemble les femmes entrepreneures de l'Afrique francophone, membre de Young People’s Action Team, un réseau impliqué dans la réflexion sur les politiques de jeunesse des agences internationales et également membre du comité banque et société civile à la BAD. Parallèlement, elle participe à l’organisation et à l’animation de conférences, ateliers et formations liés à l’entrepreneuriat et au développement tels que les Journées de l’entrepreneuriat féminin au Gabon, the Ambition Africa à Paris-Bercy, le BIG (BPI Inno Generation) et le Nouveau Sommet Afrique-France de Montpellier, où elle rencontre plusieurs autres personnalités notamment Jessica Davis Ba, Belmonde Dogo, Sahle-work Zewde, Liliane Massala et tant d'autres. Elle initie également le programme Invest for Jobs en Côte d’Ivoire.

Engagement social Elle débute dans l’action citoyenne dès l’âge de 19 ans en organisant des réunions de sensibilisation, de campagnes éducatives ainsi que des collectes de vivres et de biens non alimentaires en faveur d’orphelinats et de centres pour enfants, après quelques années, elle est sélectionnée par le département d’État des États-Unis comme jeune leader, ce qui lui permet de bénéficier d’une formation aux États-Unis et de participer au Sommet présidentiel des jeunes leaders, organisé sous la présidence de Barack Obama.

En 2018, elle est accréditée comme médiatrice de paix par le réseau FemWise-Africa, rattaché au département paix et sécurité de l’UA. En , elle participe à Abidjan aux activités organisées dans le cadre de la commémoration des 80 ans de l’Agence française de développement.

Publication En 2024, elle publie l’ouvrage « Leadership : Stratégie ou manipulation ?» , préfacé par Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia. Un ouvrage qui aborde les questions de leadership, de pouvoir et de gouvernance à partir d’expériences africaines contemporaines. Distinction et reconnaissance

En 2016, elle est sélectionnée pour suivre le programme Mandela Washington Fellowship for Young African leaders initiative.

En 2018, elle est sélectionnée comme Jeune leader, pour suivre le programme Leaders Africa de la Fondation Obama, la même année, l’African Women of the Future Fellowship, qu’elle dirige est reconnu parmi les meilleurs initiatives africaines en matière de l’éducation et le leadership féminin.

En 2023, elle reçoit le prix de femmes inspirante de l’année décerné par l’association femmes inspirante. La même année, elle figure dans le top 100 de classement de Choiseul Africa.

Notes et références

Catégorie:Femme d'affaires ivoirienne Catégorie:Femme diplomate Catégorie:Étudiant de l'université Harvard Catégorie:Diplomate du XXIe siècle Catégorie:Militante ivoirienne pour les droits des femmes