Le vers 21 h (heure locale), dans le contexte de la reprise du conflit entre l'Afghanistan et le Pakistan, des frappes aériennes de l'armée pakistanaise sur un hôpital de Kaboul font plusieurs centaines de victimes.
Bilan
Le bâtiment ciblé par les Forces aériennes pakistanaises est le centre de réhabilitation pour toxicomanes Omid, établi au , une ancienne base militaire américaine ayant à l'origine comme nom Camp Phoenix utilisé par la Task Force Phoenix puis devenu une école militaire de formation d'officiers pour l'armée nationale afghane, abritant depuis 2018 des cures de désintoxication aux coordonnées géographiques . Environ à y résidaient lors de l'attaque. La base est soupçonnée d'abriter un atelier d'assemblage de drones de combat.
Selon un bilan du ministère de la Santé des talibans, ce bombardement a provoqué la mort de et fait près de .
Sans pouvoir attester du bilan donné par les autorités afghanes, l'ONG ainsi que des journalistes de l'AFP présents sur place confirment qu'un complexe hospitalier a été détruit à Kaboul par plusieurs explosions, et avoir vu une centaine de corps. Le bilan s'alourdit par le manque de matériel médical, comme les brancards, pour évacuer les blessés des décombres, et par des incendies provoqués par les explosions.
Une mission d’enquête de l'ONU publiée en juillet 2026 dénombre « au moins 269 morts, tous de sexe masculin, et 122 blessés, dont une femme », tout en précisant que le bilan pourrait être nettement plus élevé car le nombre exact de patients est encore inconnu et de nombreux corps démembrés et non réclamés n’ont pas pu être identifiés.
Réactions Le porte-parole du gouvernement afghan Zabihullah Mujahi affirme que l'Afghanistan . Le Ministre afghan de l'Intérieur déclare à l'attention des forces pakistanaises : .
Le Pakistan affirme de son côté avoir frappé , notamment des dépôts de munitions, infrastructures techniques, atelier d’assemblage de drones, et se déclare prêt à . Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (Tehrik-e-Taliban Pakistan) responsables de multiples attaques meurtrières sur le sol pakistanais, ce que le gouvernement afghan taliban dément. Un rapport de l'ONU a néanmoins confirmé les accusation pakistanaises, estimant à au moins 6000 le nombre de combattants du TTP présents en Afghanistan.
Le secrétaire général de l'ONU António Guterres a condamné cette frappe, la plus meurtrière depuis la reprise du conflit entre les deux pays, rappelant que . La France condamne ces attaques et présente ses condoléances aux victimes.
Analyse Selon Serge Granger, directeur de l’École de politique appliquée à l’Université de Sherbrooke et spécialiste de l’Asie, cette frappe pakistanaise marque un tournant dans la guerre opposant les deux voisins d'Asie centrale. D'une part, car il s'agit du bilan le plus meurtrier du conflit qui avait jusque là fait parmi les civils afghans ; d'autre part, car il s'agit de la première offensive aérienne, alors que les combats avaient jusque là été frontaliers, ce qui transforme cette guerre en « guerre totale ».
Notes et références
Articles connexes Guerre de 2026 entre l'Afghanistan et le Pakistan Incident frontalier afghano-pakistanais du 26 novembre 2011 Conflit de 2025 entre l'Afghanistan et le Pakistan
Catégorie:Bombardement aérien Catégorie:Kaboul Catégorie:Relations entre l'Afghanistan et le Pakistan Catégorie:2026 en Afghanistan Catégorie:Mars 2026 Catégorie:16 mars