est un film japonais en deux parties de Keisuke Kinoshita, sorti en 1957.
Synopsis Cette chronique retrace, sur près de vingt-cinq ans, la vie de Shiro et Kiyoko Arisawa, un couple de gardiens de phare au Japon. Mariés en 1932, ils enchaînent les affectations dans des phares isolés à travers le pays, où ils fondent une famille et affrontent les difficultés de l'isolement, les tensions conjugales et les mutations incessantes. Leur existence est marquée par les épreuves de la guerre, qui emporte plusieurs de leurs collègues, puis par un drame familial avec la perte de leur fils. Malgré ces épreuves, leur amour et leur solidarité leur permettent de continuer à avancer. Le film s'achève sur une note à la fois émouvante et apaisée, lorsque leur fille se marie, symbolisant la transmission et la continuité de la vie.
Fiche technique Ces informations proviennent du générique du film, de la base IMDb., de la fiche Wikipedia japonaise, de la base de données japonaise JMDb. et du livre Japanese Film Directors d'Audie Bock..
Titre français : Chronique d'un couple avec joie et tristesse.. Titre original : () Titres anglais : Times of Joy and Sorrow aka The Lighthouse Réalisation : Keisuke Kinoshita Assistant réalisateur : Yoshikazu Ōtsuki Scénario original : Keisuke Kinoshita Photographie : Direction artistique : , Chiyoo Umeda Éclairage : Ryōzō Toyoshima Musique : Montage : Yoshi Sugihara Effets spéciaux : Son : Hisao Ōno Producteur : Takeshi Kokura Société de production : Shōchiku (Ofuna Studio) Pays de production : Langue originale : japonais Format : couleur — format 1,37:1 — 35 mm — son mono Genre : drame Durée : 162 minutes (métrage : 18 bobines - 4 448 m) Date de sortie : Japon :
Avec le soutien de la Garde côtière japonaise
Distribution Hideko Takamine : Kiyoko Arisawa Keiji Sada : Shiro Arisawa, son mari Masako Arisawa : Yukino Arisawa, leur fille Katsuo Nakamura : Kōtarō Arisawa, leur fils Yōko Katsuragi : Tatsuko Fujii Takahiro Tamura : Nozu Kōji Mitsui : Kanemaki Kuniko Igawa : Itoko Shizue Natsukawa : Madame Natori, la mère de Shingo Hiroko Itō : Masako : Natori : Shingo Natori : la femme de Kanemaki Ushio Akashi : Kimura, le chef du phare d'Ishikari Tokuji Kobayashi : Tezuka, le chef du phare Kannonzaki Takeshi Sakamoto : le maître de poste Kazuko Okada : la mère de Kiyoko Ushio Akashi : Kimura, le chef du phare d'Ishikari Daijirō Natsukawa : Oba, le chef du phare de Sado Akio Isono : le directeur Sanshu
Autour du film Audie Bock note en 1978 que le film est « une chronique de deux générations d'une famille d'exploitants de phares, couvrant la période de 1935 (sic) à nos jours. Leurs vicissitudes pendant et après la guerre, traitées avec une sentimentalité exubérante ».
Tadao Satō écrit : « Faire des films sur la vie des gens ordinaires est une spécialité de la Shōchiku d'Ofuna. Le film le plus représentatif du genre est Chronique d'un couple avec joie et tristesse (1957) de Keisuke Kinoshita. Il a pour sujet la vie de deux générations de gardiens de phare, de 1935 jusqu'à la fin des années cinquante. Remarquablement bien interprété par Keiji Sada et Hideko Takamine qui incarnent le couple idéal, c'est à la fois une belle histoire d'amour conjugal et un album touristique du Japon. Le message du réalisateur, à savoir que le bonheur est à la portée des gens sérieux et honnêtes, est bien reçu du public puisque le film est un succès même si ce message peut sembler, à la réflexion, un peu simpliste ». p 106.
Max Tessier écrit dans son livre Le cinéma japonais : « En 1958, grâce à l'énorme succès de Chronique d'un couple avec joie et tristesse (Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki, 1957), la Shōchiku lui permet de tourner un film « expérimental », d'après un best-seller de Shichirō Fukazawa, La Ballade de Narayama (Narayama bushiko) ». p 56.
Le scénario, écrit par Kinoshita lui-même, s'inspire des mémoires de Kiyo Tanaka — épouse d'Isao Tanaka, alors directeur du phare de Shioyazaki (préfecture de Fukushima) — publiés dans un magazine en 1956. Tourné dans quinze lieux différents à travers le Japon, du cap Nosappu à Hokkaidō au nord jusqu'à Onna-jima dans les îles Gotō au sud, le film met en valeur la diversité des paysages japonais. Il suit notamment Shiro et Kiyoko, d'abord affectés au phare de Kannonzaki, dans la baie de Tokyo, avant d'être mutés au phare d'Ishikari, sur l'île enneigée d'Hokkaidō.. À chaque mutation du mari, une carte du Japon s'affiche à l'écran, indiquant d'abord son poste en cours, puis sa nouvelle affectation.
Deux chants ponctuent le film. Une chanson au titre homonyme écrite par (paroles et musique), chantée par et éditée. en 1957 chez Nippon Columbia, qui a connu un grand succès.. L'autre chanson, Ceux qui portent la lumière, chantée par Makiko Seki, écrite par Toeko Sentaku (paroles) et (musique).
L'histoire a été portée à l'écran sous forme de série télévisée à trois reprises. En 1986, Kinoshita en a lui-même proposé un remake, Jours de joie et de tristesse dans lequel la chanson homonyme est à nouveau utilisée.
Récompenses 1957 : Prix du Festival des Arts. (Geijutsusai Grand Prize) 1958 : Prix Mainichi de la meilleure actrice pour Hideko Takamine (conjointement pour Une femme indomptable de Mikio Naruse).
Notes et références
Liens externes
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