Bally Bagayoko, né le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.
Issu d'une famille originaire du Mali, il est cadre de la RATP. Il est adjoint des différents maires communistes de Saint-Denis de à , ainsi que vice-président du département de à .
Il perd son mandat de conseiller général face au socialiste Mathieu Hanotin en puis, après avoir rejoint La France insoumise en , l'affronte à nouveau lors des élections municipales de où il mène la liste insoumise. Son retrait au second tour en faveur de la liste communiste n'empêche toutefois pas la victoire de Mathieu Hanotin.
Après un nouvel échec face à l'édile socialiste lors des élections départementales de , il parvient à former contre lui une liste alliant les insoumis et les communistes pour les élections municipales de . Remportant l'élection dès le premier tour, il permet à La France insoumise de remporter sa première commune de plus de . Son élection provoque en parallèle une vague de désinformation et de nombreuses attaques racistes.
Biographie Bally Bagayoko est né le à Levallois-Perret.. Il grandit dans le quartier Dourdin de Saint-Denis au sein d'une famille d'origine malienne dont le père est mécanicien. Il est diplômé de l'université Paris-VIII en géopolitique et titulaire d'une maîtrise de sciences et techniques (MST) spécialité « connaissance des banlieues » de cette même université. Il est père de quatre enfants..
Basketteur en Nationale 2, il entraîne l'équipe de basket du Saint-Denis Union Sports (SDUS), où figure notamment le futur slameur et artiste Grand Corps Malade, Fabien Marsaud, dont le père Jacques Marsaud est secrétaire général de la ville de Saint-Denis sous les mandatures de Marcelin Berthelot et Patrick Braouezec de 1981 à 1999, avant de devenir directeur général adjoint à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et secrétaire général du PCF de Saint-Denis.... Séduit par son leadership, il le présente au maire Patrick Braouezec, qui l'engage comme animateur jeunesse dans le quartier du Franc-Moisin. Devenu élu municipal, il aurait ensuite été engagé . comme cadre à la RATP, où Jacques Marsaud aurait favorisé son embauche comme référent banlieues, puis chargé du développement territorial dans le Val-d’Oise., département où la RATP n'exploite qu'une seule ligne de transport.. La RATP réfute les propos du Canard enchaîné et déclare qu’il . Elle précise également qu’il .
Parcours politique Bally Bagayoko est élu conseiller municipal à Saint-Denis dès .. Dès 2002, il devient adjoint au maire Patrick Braouezec chargé de la communication et des nouvelles technologies de l'information, avant de prendre en charge la jeunesse en 2004, sous le mandat de Didier Paillard, puis de 2014 à 2020 adjoint au maire de Didier Paillard, puis de Laurent Russier chargé des sports, de l'emploi et de l'insertion.
De à , il est conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président au conseil général de la Seine-Saint-Denis. En plus de ces deux mandats électifs, il conserve son emploi à la RATP.. Durant l'été 2026, l'hebdomadaire Le Canard enchaîné médiatise cet emploi et s'interroge sur l'effectivité de son temps de travail, ce qui conduit l'association AC !! Anti-corruption à déposer plainte pour demander à la justice de s'en assurer. La RATP .
Après le revers de sa liste avec Florence Haye face à celle conduite par Mathieu Hanotin et Nadège Grosbois sur le canton de Saint-Denis-1 en 2015, une délibération est votée qui prévoit notamment une augmentation des indemnités de Bally Bagayoko (de 1 577 à 3 183 €)..
En 2012, il rejoint le mouvement Ensemble, au sein du Front de gauche. Alors que Didier Paillard a été réélu en 2014, il démissionne de sa fonction de maire dès 2016. Dans les débats internes de la majorité municipale, le communiste Laurent Russier est préféré à Bally Bagayoko. Il attribue ce choix à sa couleur de peau, à son audience jugée limitée aux quartiers et son absence d'adhésion partisane, mais en conçoit une forme d'injustice qui le conduit à choisir La France insoumise (LFI) en afin de s'affirmer : . Aux élections législatives de 2017, il souhaite se présenter dans la (quartier de la Plaine, Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine), mais il se désiste pour soutenir l'insoumis Éric Coquerel..
Il se présente avec l'étiquette LFI à l'élection municipale de face à Laurent Russier.., où il finit en troisième position derrière les socialistes et les communistes.. Inquiet de la loyauté de leurs colistiers pour élire le maire, les communistes posent des conditions rendant impossible la fusion des deux listes, si bien que Bally Bagayoko retire sa liste et sort du conseil municipal. Lors de l'élection municipale de , il remporte dès le premier tour la mairie de Saint-Denis sous l'étiquette LFI, alliée au Parti communiste français.. Pendant sa campagne, il met en avant sa proximité avec les habitants de la ville et son enfance en HLM dans un quartier populaire, tout en soulignant son expérience de gestion municipale...
Maire de Saint-Denis vignette|gauche|Bally Bagayoko devant la basilique Saint-Denis. Saint-Denis devient la première ville de plus de administrée par La France insoumise... Bally Bagayoko déclare vouloir incarner la « Nouvelle France » promue par Jean-Luc Mélenchon.. Son élection est très médiatisée et suscite un fort impact, en France et dans plusieurs pays africains francophones..
Interrogé par Apolline de Malherbe sur le plateau de RMC quelques jours après son élection au sujet du concept de « », il dit ne pas apprécier le terme de « racisés », préférant parler de lui comme « héritier de l'immigration»...
Désinformation et accusations racistes Au soir de l'élection le 15 mars, il reprend la formule du poète communiste Jean Marcenac : sous la forme .. Il est alors l'objet d'attaques racistes par la fachosphère et plusieurs personnalités d'extrême droite, qui propagent l'infox selon laquelle il aurait dit au lieu de , l'accusant d'être ... La fausse nouvelle est reprise sur France 5, BFM TV et France Info.. D'autres désinformations, issues de l'extrême droite et propagées par certains médias le visent.. Ces infox suscitent une grande indignation et des protestations parmi la gauche politique et des médias qui dénoncent un traitement raciste...
Visé par des propos racistes tenus sur le plateau de CNews le par le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray, le maire de Saint-Denis annonce porter plainte et souhaite un pour lutter contre le racisme... Dans la foulée, plusieurs parlementaires annoncent saisir l'Arcom, à la suite des propos tenus sur la chaine du groupe Bolloré.. Bagayoko appelle quant à lui à la fermeture de CNews.. Après un silence de plusieurs joursLe gouvernement apporte son soutien au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, visé par des propos racistes, France Inter, 30 mars 2026, les ministres de l'Intérieur et de la Culture, Laurent Nuñez et Catherine Pégard, dénoncent des .., et le footballeur Lilian Thuram des qui ainsi qu'un .. Bally Bagayoko porte plainte et le préfet de la Seine-Saint-Denis se constitue partie civile. Deux enquêtes sont ouvertes, une pour « injure publique » à caractère raciste et l'autre pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime à la suite de l'émission de CNews..
En réaction aux nombreuses attaques racistes dans les médias, il organise le un rassemblement contre le racisme auquel plusieurs dizaines de milliers de personnes participent place Victor-Hugo.. Les personnalités de droites et du gouvernement en sont absentes, dont Aurore Bergé, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, ce qui est dénoncé par SOS Racisme, qui condamne aussi le silence d'Emmanuel MacronRassemblement contre le racisme à Saint-Denis : SOS Racisme dénonce le silence d'Emmanuel Macron après les attaques contre Bally Bagayoko, RTL, 04/04/2026. Ce dernier lui apporte finalement son soutien le 14 avril, ce que le maire de Saint-Denis trouve « tardif »Bally Bagayoko remercie Emmanuel Macron pour son soutien face aux attaques racistes et souligne les insuffisances de l’Etat, Le Monde, 15 avril 2026. Une autre manifestation a lieu le , qui rassemble plusieurs milliers de personnes à Paris..
Cependant, quelques semaines plus tard, il est encore ciblé sur ses origines par l'éditorialiste de CNews Vincent Hervouët pour regretter la décolonisation : . Le 11 juin, Bally Bagayoko porte plainte contre une banderole raciste appelant à la « remigration » accrochée sur la basilique par un groupuscule identitaire, «Objectif Remigration», issu du groupe d’extrême droite Les Natifs.
Mandature Bally Bagayoko annonce dans la foulée de son élection engager un processus de désarmement progressif de la police municipale, en commençant par les lanceurs de balles de défense (LBD), qu'il juge peu contrôlables et aux effets potentiellement graves et dont il demande qu'ils ne soient plus montrés sauf nécessité, avant de soumettre à référendum une nouvelle doctrine de la police municipale devant définir un nouveau niveau d'armement... Il décide également de ne plus engager seule la police municipale sur les lieux de trafic. Il entend enfin redéployer une partie des moyens budgétaires dédiés à la sécurité vers de mesures de gratuité sur les transports en commun et de fournitures scolaires, ainsi qu'un vélo pour les élèves en classe de troisième, alors qu'il déclare dans Le Monde : .. Deux mois environ après sa prise de fonction, Bally Bagayoko déclare qu'une de policiers municipaux, dont le chef de la police municipale, ont quitté les effectifs de la commune depuis son élection... Bally Bagayoko s'engage toutefois à les remplacer, tout en reconnaissant des difficultés de recrutement, qui concernent de nombreux territoires en France.
Lors des canicules de , l'opposition reproche à Bally Bagayoko de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour rendre possible la baignade dans le canal Saint-Denis à l'été , comme cela a été fait à Paris dans le canal Saint-Martin...
En , il décroche le portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron, de son bureau à la mairie de Saint-Denis. Ce geste lui vaut un du préfet de Seine-Saint-Denis, bien que l'accrochage de ce portrait dans les mairies ne soit pas une obligation légale, étant davantage un usage consacré par la tradition républicaine.... Bally Bagayoko ouvre le premier meeting de campagne pour l'élection présidentielle française de 2027 de Jean-Luc Mélenchon, le 7 juin sur la place Victor-Hugo à Saint-Denis, qui réuni personnes."La primaire est finie" : en meeting, Mélenchon met le reste de la gauche sous pression, France24, 07/06/2026.
Président de Plaine commune Devenue maire, il annonce dès son intention de présider l'Établissement public territorial Plaine Commune. Il est élu le face à la candidature du maire de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane... Il cumule cette responsabilité avec les présidences de la SEM et de la SPL Plaine Commune Développement..
En , Plaine commune exprime un avis négatif à l'enquête publique sur le projet du Syndicat des eaux d'Île-de-France de doter son usine de production d'eau potable de Neuilly-sur-Marne d'un dispositif de filtration par osmose inverse basse pression et exprime le souhait de quitter le giron du SEDIF à moyen terme, mais son président Richard Dell'Agnola exprime son opposition à cette intention..