La Marche Blanche de Janvier 2019 est définie comme le vent de protestation qui s'est répandu dans tout le pays du Cameroun au lendemain de l'élection présidentielle de 2018, à l’appel du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), principal parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto. Ces manifestations visaient à contester les résultats de l’élection présidentielle d’ et à dénoncer diverses problématiques politiques et sociales.

Contexte Samedi 26 Janvier le mouvement pour la Renaissance du Cameroun MRC parti d'opposition de Maurice Kamto. Arrivé second lors de l'élection présidentielle d' a appele à manifester et organiser des marches blanches dans tous le pays pour contester les fraudes massives qui auraient été constaté lors du processus électoral, plaider pour le retour de la paix dans les régions anglophones , protester contre les détournements de deniers publics notamment le cas de la CAN 2019.

Organisation de la manifestation Les manifestations du ont été présentées comme des marches blanches, c’est-à-dire des mobilisations pacifiques et symboliques. Elles ont été organisées simultanément dans plusieurs villes du Cameroun (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Dschang, entre autres), ainsi que dans certaines villes de la diaspora.

C'est vers 9 heures qu'une dizaine de manifestants ayant à leur tête l'opposant Celestin Djamen commence à s'introduire dans les rues de Douala les forces de l'ordre ayant constaté cela décide de former un Mur de Défense contre cette manifestation jugé de rébellion. Le samedi 26 Janvier dans les villes de Douala des tirs à gaz lacrymogène et des tires à balle réelles provoquent un grand mouvement de foule. Il avait été convenu de se réunir dans les 05 arrondissements de la capitale économique pour répondre au boycott des élections lancé par le professeur KAMTO. Du côté de Yaoundé les manifestants se sont retrouvés au cœur de la ville c'est-à-dire à la poste centrale. Les chants d'espoir et de ralliement seront aussi tôt dispersés par les forces de l'ordre qui feront usage des gaz lacrymogènes et des jets d'eau . Le même scénario est également observé du côté de Bafoussam, tout ceci pour dire non au hold-up électoral.

Bilan Sept personnes ont été blessées du côté de DOUALA par des coups de feu des forces de l'ordre. L'un des meneurs Célestin Djamen est gravement blessé au pied, blessure par balles réelles. Sa camarade l'avocat Michele Ndoki venu rendre visite à Célestin à l'hôpital va recevoir trois balles, elle aussi sera blessée. D'après le ministre de la communication 117 personnes ont été mis au arrêt 62 à Yaoundé 42 à Bafoussam et 13 à bouda dans l'ouest du pays.

À la suite de la marche blanche du organisée pour contester les résultats de l’élection présidentielle au Cameroun, Maurice Kamto, chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), est arrêté le à Doualaavec plusieurs de ses partisans. Transféré à Yaoundé, il est détenu au secret pendant deux semaines dans des conditions difficiles, avant d’être présenté le devant un tribunal militaire avec environ 160 coaccuséshttps://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/01/cameroun-droit-justice-et-dignite-pour-maurice-kamto_5430263_3212.html.

Poursuivi notamment pour rébellion, insurrection et hostilité envers la patrie, il est placé en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui. Cette procédure, ainsi que la répression de manifestations pourtant pacifiques, suscitent des critiques relatives au respect des libertés fondamentales et des engagements internationaux du Cameroun en matière de droits humains.

Dans la même journée certains locaux des ambassades du Cameroun en France et en Allemagne ont été mis a sacs par des manifestants qui se réclamaient de la brigade anti -sardinard.

Réactions Rene Emanuel Sadi porte parole du gouvernement nie toute utilisation des armes à feu contre les manifestants . Ce qui était tout le contraire de ce que révélait les réseaux sociaux.

Il a été noté que l'administration camerounaise a systématiquement opposé le refus sans explication convaincante comme dans cette décision d'interdiction numéro 21/D/C19/01/SP du pourtant signée, signée par le préfet de l'arrondissement de Douala 1er. Que ces refus automatiques quand il s'agit des manifestations projetées par des partis de l'opposition ou la société civile constitue une entrave au droit fondamental de manifester, pourtant prévu dans la constitution.

Notes et références

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