vignette|De jeunes adultes en Pologne assis pour leur maturité. La maturité est standardisée afin que les universités puissent facilement comparer les résultats des étudiants à travers tout le pays. Un examen standardisé ou test standardisé est un examen étant administré et noté de manière cohérente ou standardisée. Les examens standardisés sont conçus de telle manière à ce que les questions ainsi que les interprétations soient uniformes, administrées et notées de manière standardisée et prédéterminée.
Un examen standardisé est administré et noté uniformément pour tous les candidats. Tout examen dans lequel le même examen est administré de la même manière à tous les candidats et noté de la même manière pour tout le monde, est un examen standardisé. Il ne s'agit pas nécessairement d'examens à enjeux élevés, d'examens à durée limitée, de questionnaires à choix multiples, d'examens académiques, ni d'examens administrés à un grand nombre de candidats. Les examens standardisés peuvent prendre diverses formes, dont l'écrit, l'oral, ou un examen pratique. L'examen standardisé peut évaluer de nombreux sujets, y compris la conduite, la créativité, l'athlétisme, la personnalité, la déontologie professionnelle, ainsi que les compétences académiques.
L'opposé des tests standardisés est le test non standardisé, dans lequel soit des tests significativement différents sont administrés à différents candidats, soit le même test est administré dans des conditions significativement différentes ou évalués différemment.
La plupart des interrogations et des tests quotidiens passés par les élèves à l'école correspondent à la définition d'un examen standardisé : tous les élèves de la classe passent le même test, au même moment, dans les mêmes circonstances, et tous les examens sont évalués par leur enseignant de la même manière. Toujours est-il que le terme examen standardisé ou test standardisé est le plus souvent utilisé pour désigner des tests administrés à de grands groupes, comme par exemple un test passé par tous les adultes souhaitant obtenir une licence pour exercer un emploi particulier, ou par tous les élèves d'un certain âge. La plupart des examens standardisés sont des évaluations sommatives (des évaluations considérant l'apprentissage des participants à la fin d'une unité pédagogique).
Parce que tout le monde reçoit le même examen ainsi que le même système de notation, les tests standardisés sont souvent perçus comme étant plus juste que les tests non standardisés. De tels examens sont souvent pensés comme étant plus objectifs qu'un système dans lequel certains candidats reçoivent un examen plus facile et d'autres reçoivent un examen plus difficile. Les tests standardisés sont conçus afin de permettre une comparaison fiable des résultats entre tous les candidats, car chacun passe le même test et est évalué de la même manière.
Définition vignette|Deux hommes passent un test standardisé authentique, non écrit et basé sur des critères précis. S'ils pratiquent une réanimation cardiopulmonaire sur le mannequin avec la vitesse et la pression adéquates, ils réussiront cet examen. La définition d'un test standardisé a quelque peu changé au fil du temps. En 1960, les examens standardisés se définissent comme ceux où les conditions et le contenu sont identiques pour tous les candidats, quels que soient le moment, le lieu ou l'organisme qui administre le test ou l'évalue. Les examens standardisés utilisent une méthode de notation cohérente et uniforme. Cela signifie que tous les candidats répondant à une question de la même manière aura la même note pour cette question. L'objectif de cette standardisation est d'assurer que les notes indiquent de manière fiable les aptitudes ou les compétences mesurées, et non d'autres variables.
Au début du , l'accent se déplace d'une stricte uniformité des conditions vers une équité égale des conditions de test. Par exemple, un candidat avec un poignet cassé pourrait écrire plus lentement en raison de sa blessure, et il serait plus équitable, et cela permettrait de mieux comprendre les connaissances réelles du candidat, de lui accorder quelques minutes supplémentaires pour noter ses réponses à un test à durée limitée. Modifier les conditions d'évaluation de manière à améliorer l'équité à l'égard d'une incapacité permanente ou temporaire, sans pour autant compromettre l'objectif principal de l'évaluation, s'appelle un accommodement. Cependant, si l'accommodement compromet l'objectif du test, alors les marges de tolérance deviendraient une modification du contenu, et non plus un examen standardisé. +Exemples de tests standardisés et non standardisésSujetFormatTest standardiséTest non standardiséHistoireOralvignetteChaque étudiant reçoit les mêmes questions, et leurs réponses sont évaluées de la même manière.L'enseignant pose à chaque étudiant une question différente. Certains questions sont plus dures que les autres.ConduiteCompétences pratiquesvignetteIl est demandé à chaque élève de réaliser les mêmes choses, et ils sont tous évalués selon les mêmes critères.Certains élèves doivent conduire sur une autoroute, mais d'autres n'ont qu'à faire lentement le tour du pâté de maisons. Un examinateur retire des points pour « mauvaise attitude », mais d'autres examinateurs ne le font pas.MathématiquesÉcritvignetteChaque étudiant reçoit les mêmes questions, et leurs réponses sont évaluées de la même manière.Le professeur donne des questions différentes à différents élèves : un test facile pour les élèves en difficulté, un autre test pour la plupart des élèves et un test difficile pour les meilleurs élèves.MusiqueAuditionvignetteTous les musiciens jouent le même morceau musical. Les juges se sont mis d'accord à l'avance sur l'importance relative de facteurs tels que le timing, l'expression et la musicalité.Chaque musicien choisit de jouer un morceau musical différent. Les juges choisissent le musicien qu'ils préfèrent. L'un d'eux accorde des points bonus aux musiciens costumés.
Histoire
Chine Les premières traces de tests standardisés se trouvent en Chine, au cours de la dynastie Han, où les examens impériaux couvrent les six arts, qui comprennent la musique, le tir à l'arc, l'équitation, l'arithmétique, l'écriture et la connaissance des rituels et cérémonies des sphères publiques et privées. Ces examens servent à sélectionner les employés de la bureaucratie d'État.
Par la suite, des sections portant sur les stratégies militaires, le droit civil, les recettes et la fiscalité, l'agriculture et la géographie furent ajoutées aux épreuves. Sous cette forme, les examens furent institutionnalisés pendant plus d'un millénaire.
De nos jours, les tests standardisés restent largement utilisés, notamment dans le système Gaokao.
Royaume-Uni Les tests standardisés sont introduits en Europe au début du , calqués sur les examens de mandarin chinois, grâce au soutien des administrateurs coloniaux britanniques, dont le plus « persistant » est le consul britannique à Guangzhou, en Chine, Thomas Taylor Meadows. Meadows met en garde contre l'effondrement de l'Empire britannique si des tests standardisés ne sont pas immédiatement mis en œuvre dans tout l'empire.
Avant leur adoption, les tests standardisés ne font traditionnellement pas partie de la pédagogie occidentale. Basés sur la tradition sceptique et ouverte du débat héritée de la Grèce antique, l'académie occidentale privilégie les évaluations non standardisées utilisant des dissertations rédigées par les élèves. En raison de cela, la première mise en œuvre européenne de tests standardisés n'a pas lieu en Europe proprement dite, mais en Inde britannique. Inspirés par l'usage des Chinois des tests standardisés, au début du , les dirigeants d'entreprises britanniques utilisent des examens standardisés pour l'embauche et les promotions afin de garantir un processus équitable et exempt de corruption ou de favoritisme. Cette pratique des tests standardisés est ensuite adoptée à la fin du sur le continent britannique. Les débats parlementaires qui s'ensuivent font de nombreuses références au « système mandarin chinois ».
Les tests standardisés se répandent depuis la Grande-Bretagne non seulement dans tout le Commonwealth britannique, mais en Europe ainsi qu'en Amérique. Sa propagation est alimentée par la révolution industrielle, où l'augmentation du nombre d'élèves scolarisés suite aux lois sur l'instruction obligatoire diminue le recours aux évaluations ouvertes, qui sont plus difficiles à produire en masse et à évaluer objectivement. vignette|Pendant la Seconde Guerre mondiale, des soldats britanniques passent des tests standardisés. Cette nouvelle recrue trie des pièces mécaniques pour évaluer ses connaissances en mécanique. Son uniforme ne porte ni nom, ni grade, ni aucun autre signe distinctif susceptible d'influencer l'évaluation de son travail. Des tests standardisés tels que les commissions de sélection du ministère de la Guerre se développent au sein de l'Armée britannique au cours de la seconde guerre mondiale dans le but de choisir des candidats à la formation d'officier ainsi que d'autres fonctions. Ces tests évaluent les aptitudes mentales, les compétences techniques, le travail d'équipe et d'autres qualités des soldats. Les méthodes précédentes souffraient de biais et aboutissaient à une sélection inadéquate des soldats pour la formation d'officiers.
États-Unis Les tests standardisés font partie du système éducatif américain depuis le , or, le recours généralisé aux tests standardisés dans les écoles américaines est en grande partie un phénomène du .
L'immigration au cours du contribue à la croissance des tests standardisés aux États-Unis. Des tests standardisés sont utilisés dès l'arrivée des personnes aux États-Unis afin d'évaluer leurs rôles sociaux et de déterminer leur pouvoir et leur statut social.
Le College Entrance Examination Board commence à proposer des tests standardisés pour l'admission à l'université et aux établissements d'enseignement supérieur en 1901, couvrant neuf sujets. Cet examen est mis en œuvre dans le but de créer des critères d'admission standardisés pour les universités d'élite du nord-est des États-Unis. À l'origine, ce test est également destiné aux meilleurs internats, afin d'harmoniser les programmes scolaires entre les établissements. À l'origine, les examens standardisés se composent de dissertations et ne se destinent pas à des tests à grande échelle.
Lors de la première guerre mondiale, les tests Alpha et Beta de l'armée sont conçus pour aider à affecter les nouvelles recrues à des postes appropriés en fonction de leur niveau d'intelligence évalué. La première édition d'un test standardisé moderne de QI, l'échelle d'intelligence Stanford-Binet, apparaît en 1916. Le College Board conçoit ensuite le SAT (Scholar Aptitude Test) en 1926. Le premier test SAT est basé sur les tests de QI de l'armée, dans le but de déterminer l'intelligence et les aptitudes à résoudre des problèmes du candidat, ainsi que sa pensée critique. En 1959, Everett Lindquist propose l'ACT (American College Testing) pour la première fois. En 2020, l'ACT comprenait quatre sections principales avec des questions à choix multiples pour tester l'anglais, les mathématiques, la lecture et les sciences, plus une section d'écriture facultative.
Les États individuels commencent à tester un grand nombre d'enfants et d'adolescents par le biais des systèmes scolaires publics dans les années 1970. Dans les années 1980, les écoles américaines procèdent à des évaluations à l'échelle nationale. En 2012, 45 États dépensent en moyenne 27 dollars par élève, soit 669 millions de dollars au total, pour les examens académiques annuels à grande échelle. Cependant, les charges indirectes, telles que le paiement des professeurs afin de préparer les étudiants aux examens ainsi que pour le temps de classe consacré à l'administration des tests, dépassent largement la charge direct de l'examen lui-même.