Le général Ibrahim Baré Maïnassara (qui signifie « le victorieux », en langue haoussa), né le à Maradi (Afrique-Occidentale française) et mort le à Niamey, est un militaire de carrière nigérien, président de la République de 1996 à 1999. Il a mené en le coup d'État de 1996 au Niger et pris la tête du Conseil de salut national, avant d'être assassiné trois ans plus tard.
Biographie Né en 1949 à Maradi ( à l'est de Niamey), il fait des études primaires à Niamey, suivies d'une formation militaire à Madagascar et en France, avant de devenir en 1974, à l'âge de , aide de camp du président Seyni Kountché, ayant participé au coup d'état qui l'a conduit au pouvoir.
En 1976, il est nommé commandant de la garde présidentielle. Deux ans plus tard, il prend le commandement de la compagnie parachutiste de Niamey. En 1984, il est chef du troisième bureau de l'état-major des forces armées. De 1986 à 1987, le colonel Maïnassara est attaché militaire à l'ambassade du Niger en France, avant de se voir confier le ministère de la Santé (1987-1990). De 1990 à 1992, il est ambassadeur en Algérie. En 1992, il revient au Niger pour devenir conseiller de défense du Premier ministre de transition Amadou Cheiffou (1991-1993). Après la première élection présidentielle démocratique, en , il est nommé chef d'état-major particulier du président Mahamane Ousmane en juin de cette même année. Il est marié, musulman et père de cinq enfants.
En 1994-1995, il effectue un stage au Collège interarmées de Défense à Paris avant d'être nommé colonel, en et, en mars de la même année, chef d'état-major de l'armée nigérienne par le premier ministre Hama Amadou, qu'il connaît bien puisque ce dernier a été le directeur de cabinet du président Kountché. Il renverse le président Mahamane Ousmane le dans un coup d'état militaire interrompant la mise en place d'une démocratie. Il fait écrire une nouvelle Constitution, destinée à conforter son pouvoir, par le député gaulliste et juriste Pierre Mazeaud. Il organise et remporte l’élection présidentielle en , une élection qui soulève bien des interrogations sur sa régularité.
Président francophile, il appartient à la Grande Loge nationale française. Son investiture est boycottée par quelques pays mais pas par la France, représentée par Jacques Godfrain. En visite à l'Élysée en 1999, il remercie les autorités françaises, expliquant que « même après le coup d'État, la France a été pratiquement le seul pays à nous accompagner dans ce que nous avons fait depuis [...]. N'eût été l'intervention des autorités françaises, certainement les choses se seraient passées autrement. »
Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné le lors d’un second coup d'État orchestré par les éléments de sa garde personnelle. La France dénonce alors un « recul pour la démocratie ». Il est enterré à Douméga, village natal de son père situé à de Niamey. Une prière est dite sur sa tombe à chaque date anniversaire de sa mort (), et une demande d'enquête est réitérée, par sa famille et les sympathisants et militants du parti politique qu'il a créé : le RDP (Rassemblement pour la démocratie et le progrès) Jama'a.
Notes et références Notes
Références
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