vignette|Verset 10, Ex-libris par Dürer.|322x322px

Le psaume 111 (110 selon la numérotation grecque) est appelé en latin selon son premier mot Confitebor tibi Domine ou simplement Confitebor, comme le psaume 138 (137). Souvent inclus dans les psaumes des vêpres catholiques, son texte latin été souvent été mis en musique, à l'époque baroque.

Son verset 9 est cité à deux reprises dans le Nouveau Testament : verset 9a dans le cantique de Zacharie (Luc 1:68) verset 9c dans le cantique de Marie (le Magnificat) (Luc 1:49)

Texte

verset original hébreu traduction française de Louis SegondLa traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français. Vulgate sixto-clémentine1 Louez l’Éternel ! Je louerai l’Éternel de tout mon cœur, dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée. Alleluja. Confitebor tibi Domine in toto corde meo: in consilio justorum, et congregatione.2 Les œuvres de l’Éternel sont grandes, recherchées par tous ceux qui les aiment.Magna opera Domini: exquisita in omnes voluntates eius.3 Son œuvre n’est que splendeur et magnificence, et sa justice subsiste à jamais.Confessio et magnificentia opus ejus: et justitia eius manet in sæculum sæculi.4 Il a laissé la mémoire de ses prodiges, l’Éternel miséricordieux et compatissant. Memoriam fecit mirabilium suorum, misericors et miserator Dominus:5 Il a donné de la nourriture à ceux qui le craignent ; il se souvient toujours de son alliance. escam dedit timentibus se. Memor erit in sæculum testamenti sui:6 Il a manifesté à son peuple la puissance de ses œuvres, en lui livrant l’héritage des nations. virtutem operum suorum annunciabit populo suo:7 Les œuvres de ses mains sont fidélité et justice ; toutes ses ordonnances sont véritables, Ut det illis hereditatem gentium: opera manuum eius veritas, et iudicium.8 affermies pour l’éternité, faites avec fidélité et droiture. Fidelia omnia mandata ejus: confirmata in sæculum sæculi, facta in veritate et æquitate.9 Il a envoyé la délivrance à son peuple, il a établi pour toujours son alliance ; son nom est saint et redoutable. Redemptionem misit populo suo: mandavit in æternum testamentum suum. Sanctum, et terribile nomen ejus:10 La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ; tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais. initium sapientiæ timor Domini. Intellectus bonus omnibus facientibus eum: laudatio ejus manet in sæculum sæculi.

Usages liturgiques Judaïsme Dans les rites ashkénazes, ce psaume est récité après la lecture de la Torah de la prière de Min'ha de Chabbat. Dans les rites séfarades, il tend plutôt à être récité après la Amida de la même prière.

Les versets 4-5 se trouvent apparaissent dans la répétition de la Amida à Roch HachanaThe Complete Artscroll Machzor for Rosh Hashanah, pages 323, 461

On récite le verset 10 au réveil après Modé Ani et l'ablutionThe Complete Artscroll Siddur, page 2

Église copte orthodoxe Dans l'Agpeya, le livre d'heures de l'Église copte orthodoxe, le psaume est récité dans l'office de None (office).

Livre de la prière commune Dans le Livre de la prière commune de l'Église d'Angleterre, le psaume est désigné pour le vingt-troisième jour du mois au matinChurch of England, Book of Common Prayer: The Psalter as printed by John Baskerville in 1762, pp. 283ff, ainsi qu'aux Matines le jour de Pâques.

Mises en musique Le compositeur allemand Heinrich Schütz a inclus dans le recueil Psalmen Davids de 1619 une mise en musique de la traduction de Luther, "Ich danke dem Herrn" SWV 34. Il a plus tard publié une autre composition (SWV 209) sur la paraphrase métrique du psaume par Cornelius Becker, "Ich will von Herzen danken Gott dem Herren", incluse dans le de 1628.

On connaît huit Confitebor de Claudio Monteverdi : deux (SV 193 & 194) dans le recueil posthume de 1650 Messa et Salmi, quatre (SV 265-267a) dans la Selva morale e spirituale, et deux autres (SV 295-296) indépendants.

Marc-Antoine Charpentier a composé quatre grands motets sur le texte de la Vulgate : Dans les années 1670, grand motet "Confitebor tibi Domine", H.151, pour solistes, chœur, deux violons et continuo Dans les années 1690, grand motet "Confitebor tibi Domine", H.200 - H.200 a, pour solistes, chœur et continuo Dans les années 1690, grand motet "Confitebor tibi Domine", H.220, pour solistes, chœur et continuo Au milieu des années 1690, grand motet "Confitebor tibi Domine", H.225, pour solistes, chœurs, flûtes, cordes et continuo

Henry Desmarest a composé un grand motet lorrain sur ce psaume, le "Confitebor tibi Domine" de 1707. Jean-Baptiste Pergolèse a composé un Confitebor tibi Domine P.66 en do majeur pour soprano, alot, chœur, cordes et continuo en 1732.

Il y a bien d'autres mises en musique du psaume au sein des vêpres, comme les Vesperæ solennes de confessore de Mozart, ou encore le Confitebor tibi Domine RV 596 de Vivaldi.

Le texte original en hébreu a fait l'objet d'une mise en musique polyphonique à quatre voix par le compositeur juif italien Salamone Rossi, publiée en 1623 dans le recueil Ha-shirim asher li-Shlomo ("Les Cantiques de Salomon").

Notes et références

Bibliographie

Liens externes Le commentaire du psaume 111 sur le site BibleEnLigne

Catégorie:Psaume