La famille de Bérard, anciennement BérardCertains membres de cette famille portent la particule à partir du XVIIe siècle (Puymège)., est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française originaire de Draguignan en Provence où le nom est représenté dès le . Elle a formé deux branches principales établies à Saint-Domingue et en Guadeloupe où elles possédaient des plantations, et dont seule la branche guadeloupéenne, dite de Montalet-Saint-Pierre, est subsistante.
Histoire Représentée à Draguignan (Var) dès le L. Delcer de Puymège, Les Vieux noms de France, Les Vieux noms de la France méridionale et centrale, p. 117-118, Paris, La Vieille France, 1939., la filiation de la famille est suivie jusqu'à Jehan Bérard, dit « le Jeune », né vers 1500, cité dans l'acte de baptême de son fils Anthoine le à Draguignan. Une branche fixée à Flayosc a donné François Bérard (1678-1748), avocat en parlement, et son petit-fils Jean-François Bérard (1750-1807), avocat en parlement, notaire royal puis public et maire de Flayosc (1792-1805). Elle se fixe à la Guadeloupe en 1816 avec Jean-Joseph-Vespasien de Bérard (1795-1860), ancien officier de santé dans un corps de volontaires royaux, docteur en médecine, aide-de-camp des gouverneurs de la Guadeloupe, vice-président du Conseil colonial et propriétaire à Sainte-Anne (Guadeloupe) de l'habitation Bérard-BelcourtL'Écho de la Guadeloupe, 14 octobre 1874, p. 4 (lire en ligne), qui demanda vainement d'ajouter à son nom celui de : de Montalet-Saint-PierreGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome III, 1904, page 365 (lire en ligne) et p. 367 (lire en ligne) (nom en usage dans cette branchePierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, 2002, p. 72-73 (lire en ligne). qui ne figure pas à l'état civil). Son fils, Evremond de Bérard (1824-1881) est un peintre de l'école française. Gabriel de Bérard, fils de celui-ci, consul de France, est l'auteur de la descendance actuelle en France et en Espagne. Une autre branche établie à Saint-Domingue où elle possédait des plantations a fourni au une série de magistrats de haut mérite et a donné Jean-François Bérard (1730-1795), capitaine des milices, Hippolyte Bérard des Glajeux (1797-1865), avocat général, et Anatole Bérard des Glajeux (1833-1912), conseiller à la Cour de cassationGeorges Ladevie, Bérard Magnan Thenet, 1990, .
Elle a pour tradition et prétendCharondas, À quel titre ?, les Cahiers nobles, 1970 (lire en ligne). venir de la famille de Bérard de Montalet-Alais en Languedoc. Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que d'après André Borel d'HauteriveAndré Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1847, page 332 (lire en ligne) et 1848 page 180 (lire en ligne). et d'autres historiens du XIXe siècle (Claude Drigon, marquis de MagnyClaude Drigon, marquis de Magny, Livre d'or de la noblesse de France, volume 4, secrétariat du Collège héraldique, 1847, page 32 (lire en ligne)), cette famille provençale de Bérard serait une branche cadette de la famille de Bérard de Montalet en Cévennes issue de Jean, fils de Louis de Bérard, seigneur de Montalet, qui « serait venu plus tard se fixer en Provence, aurait épousé Étiennette de Beauregard, en aurait eu trois fils, Guillaume, Jean et Philippe Bérard, et aurait été l'auteur d'une famille de Bérard qui s'est perpétuée en Provence ». Il indique que d'après les auteurs anciens dont La Chesnaye des BoisFrançois Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, p. 246 (lire en ligne). , la descendance de Jean, fixée dans les Cévennes, n'aurait pas tardé à s'éteindre, et ajoute que cette famille n'est pas mentionnée dans les anciens nobiliaires de Provence et ne figure ni au nombre de celles qui furent maintenues nobles lors des diverses recherches ordonnées par Louis XIV, ni au nombre de celles qui firent enregistrer leur blason à l'Armorial général de 1696, ni au nombre de celles qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse. Selon Philippe du Puy de Clinchamps (Charondas) cette famille est une famille de fausse noblesse. Selon René BorricandRené Borricand, Nobiliaire de Provence, Ed. René Borricand, 1974, tome 1. et Dominique de La Barre de RaillicourtDominique de La Barre de Raillicourt, La Noblesse française titrée par l'usage, t. II (1974)Dominique de La Barre de Raillicourt, À ce titre, réponse au libelle de Charondas (1974), elle est une branche cadette de la famille de Bérard de Montalet établie en Provence au siècle avec Jean, fils de Louis de Bérard, et ses trois fils. Pierre-Marie Dioudonnat écrit que cette famille connue sous le nom de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, « serait peut-être un lointain rameau cadet de la famille de Bérard de Montalet-Alais » éteinte en 1901Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols, 1994, page 90..
Généalogie Jehan Bérard, dit « le Jeune », né vers 1500, est père d'Anthoine, baptisé le à Draguignan. Branche Bérard des Glajeux (éteinte)
Branche de Bérard dite de Montalet-Saint-Pierre (subsistante)
Personnalités
Jean-François Bérard (1730-1795), négociant et colon esclavagiste (membre de la Société des Amis des Noirs et du club de l'hôtel de Massiac), commandant de milices à la Petite-Rivière-de-l'Artibonite (Saint-Domingue), chevalier de Saint-Louis, maître du vénérable Pierre Toussaint Jean Jacques Bérard dit Aîné, avocat en parlement, capitaine de cavalerie à la suite des Forces Coloniales, Quartier Maître, trésorier du Corps Royal Émigré de Saint-Domingue (émigré à New-York avec sa femme, Marie Elisabeth Bossard, et son esclave Pierre Toussaint) Gabriel François Bérard (1772-1854) dit Bérard des Glajeux, avocat et magistrat Hippolyte Bérard des Glajeux (1797-1865), avocat et magistrat, chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et de l'ordre de Saint-André, avocat général en 1829 et 1830, démissionnaire par fidélité aux Bourbons en 1830, avocat de Charles X et des princes de la maison de Bourbon pour diverses affaires après 1830 Anatole Bérard des Glajeux (1833-1912), avocat et magistrat, officier de la Légion d'honneur François Bérard (1678-1748), avocat en parlement Jean-François Bérard (1750-1807), avocat en parlement, notaire royal puis public et maire de Flayosc François Bérard (1753-1836), maire de Flayosc Jean Joseph Vespasien de Bérard (1795-1860) dit de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, officier de santé dans un corps de volontaires royaux (armée du Midi), aide de camp colonial, vice président du Conseil colonial de la Guadeloupe, docteur en médecine, planteur à Sainte-Anne (Guadeloupe) Gustave François Gaston Edmond de Bérard de Montalet-Saint-Pierre (1821-1887), pianiste concertiste, directeur des théâtres de la Guadeloupe entre 1862 et 1867 Évremond Auguste Léopold de Bérard (1824-1881), artiste peintre Jules Léon Léopold de Bérard de Montalet-Saint-Pierre (1831-1887), ingénieur des Ponts et Chaussées Adolphe Joseph Anne Gabriel de Bérard (1851-1904), diplomate (consul de France à Santiago-de-Cuba, puis à Cagliari en Sardaigne, puis à Manille), chevalier de la Légion d'honneur Adolphe Luc Pierre de Bérard (1906-2003) dit de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, banquier, camelot du roi, « aide-de-camp » du comte de Paris
Propriétés La famille a notamment possédé ou possède :
les habitations Bérard à la Petite-Rivière-de-l'Artibonite (Saint-Domingue) de 1763 à 1791Sonia Taleb, « Une relecture des origines du club Massiac, entre Saint-Domingue et métropole, 1788-1790 », La Révolution française, no 27, 20 janvier 2025 (ISSN 2105-2557, DOI 10.4000/13469, lire en ligne, consulté le 6 octobre 2025) ; en 1763, Jean-François et Marguerite Bérard, née Magnan de la Mahotière, obtinrent de Gabriel Magnan la jouissance d'une habitation de 50 carreaux et 18 esclaves ; les achats de terrains et les successions permirent à Jean-François Bérard d'augmenter la valeur de ses propriétés : en 1786, il possédait plusieurs habitations, dont trois indigoteries-cotonneries sur lesquelles travaillaient 448 esclaves ; Jean François Bérard était propriétaire à La Petite-Rivière de biens valant 2 500 000 livres et commissionnaire de plusieurs négociants nantais. le château de Draveil (aujourd'hui « Paris-Jardins »), à Draveil (Essonne), de 1790 à 1800Serge Bianchi, Michel Chancelier, Draveil et Mongeron, deux villages en révolution, 1989, p. 9 (lire en ligne). ; propriété acquise par Jean-François Bérard pour 400 000 livres où il mourut en 1795 ; ses héritiers, ruinés par la révolte des esclaves de Saint-Domingue, furent contraints de le revendre en 1800. l'habitation sucrière Bérard-Belcourt (aujourd'hui lieux dits « Berard » et « Belcourt ») à Sainte-Anne (Grande Terre, Guadeloupe), de 1825 à 1874; l'habitation sucrerie acquise par Jean Joseph Vespasien de Bérard dit de Bérard de Montalet-Saint-Pierre appartenait à la famille Yver de VilliersB. et P. Rossignol, « Yver de Villiers sieur de La Courtille de la Brie à la Guadeloupe », pp. 8-9, Généalogie et Histoire de la Caraïbe (lire en ligne). La belle mère de Jean Joseph Vespasien de Bérard, née Anne Françoise Saint-Alary, était veuve en secondes noces d'Auguste Yver de Villiers, et possédait l'usufruit à vie de la propriété. Les 17 et 20 juin 1806, l'habitation Belcourt, avec 151 esclaves, avait été estimée à 990 441 livres. L'habitation était d'une superficie de plus de deux cents hectares en 1874, date de l'achat, par le comte de Chazelles, propriétaire de l'habitation Marly à Sainte-AnneB. et P. Rossignol, « Famille de Chazelles, la branche guadeloupéenne d'une famille d'Auvergne », Généalogie et Histoire de la Caraïbe, et par la comtesse, née Laure de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, des parts des autres héritiers, frères et sœur de cette dernière, Gustave, Jules, Evremond et Amélie de Bérard. le château de Merry dans le hameau de Merry à Montigny-la-Resle (Yonne)Vte A. Révérend, A. Borel d'Hauterive, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, p. 246 (lire en ligne). la maison de maître dite « les Ormeaux » et son parc à Saint-Sulpice-et-Cameyrac (Gironde)Annuaire du Bottin mondain, cf. Bérard (Gabriel de), éd. 2026.
Armoiries +FigureBlasonnementsans_cadre|144x144pxDe gueules au demi-vol d'argent. Couronne : de marquis. Tenants : deux sauvages au naturel. La famille porte les titres de courtoisie de marquis et comtes de Montalet-Saint-PierreArmorial de Rietstap (IIe édition), p. 167, « Bérard marquis de Montalet-Saint-Pierre » (lire en ligne), 1884. . Dominique de La Barre de Raillicourt indique que « Gabriel de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, à la mort du dernier représentant des Montalet-Alais, prit au début du siècle le titre de marquis de Montalet-Saint-Pierre ; son fils Maurice en fit de même [...]. »
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