Le mal de mer ou naupathie est une forme de cinétose (mal des transports) caractérisée par des nausées (du grec ancien / , « navire ») et, dans des cas extrêmes, des vertiges après avoir passé du temps sur une embarcation sur l'eau. Il est généralement provoqué par le balancement de l'embarcation et le décalage entre les informations de mouvement fournies par le système vestibulaire et les informations visuelles.

Ce mal touche 25 à 30 % des personnes, disparaissant généralement après deux ou trois jours (phénomène d’« amarinement »)Jean-François Lemoine, émission « Pourquoi, docteur ? » sur Europe 1, 29 juillet 2012. Après un long temps passé en mer, les marins ressentent parfois ce mal lors du retour à la terre (« mal de terre » notamment dans des endroits exigus).

Selon le zoologiste Reinhold Hilbig, les poissons pourraient avoir le mal de mer : étudiant les effets sur l'homme de l'apesanteur sous-marine, il a placé 49 poissons dans un miniaquarium à bord d'un avion qui a fait une descente brutale, huit d'entre eux ont « complètement perdu l'équilibre ».

Principaux symptômes Nausées Lourdeurs de tête, vertiges Sensations de froid (frissons) ou de chaud Pâleur Transpiration excessive Bâillements, somnolence, apathie Bourdonnement dans les oreilles Hypersialorrhée Vomissements Évanouissement

Facteurs aggravant le mal de mer « Règle des ou » : F comme Froid se couvrir (prévoir une couche supplémentaire de vêtement) F comme Faim manger des sucres lents prévoir des barres de céréales F comme Frousse mettre son harnais à poste enfiler une brassière communiquer avec les autres F comme Fatigue s'allonger le plus près possible du centre de gravité du bateau

et :

F comme SoifLe mal de mer en bateau, sur skippair.com.. prévoir une bouteille d'eau (1.5 litre par jour)

Prévention Respecter la « règle des 4 F (ou 5F ) » ; éviter les aliments riches en histamine (poissons marinés, chocolat...) ou l'alcool avant son départ s'installer au centre du bateau (endroit le plus stable) dans le sens de la navigation, dans des zones aérées (sur le pont plutôt qu'en cabine ou dans le carré où l'on perd ses repères visuels); mâcher la racine du gingembre, comme certains marins chinois ; avoir un large accès visuel à l'horizon, afin de le percevoir fixe et horizontal ; barrer, et mettre ainsi en conformité perceptions et actions volontaires ; être actif à la marche du bateau s'allonger au plus près du centre de gravité du bateau ;

Traitement Des traitements préventifs et symptomatiques peuvent être envisagésLe Mal de mer sur navigateur.info :

porter des lunettes de type ; utiliser, après avis médical, des médicaments de type diménhydrinate, antiémétique ou scopolamine ; prendre du gingembre (frais, séché, en poudre, ou en jus) ; pratiquer une stimulation optocinétique.

Conséquences Le mal de mer affecte fortement la qualité de vie à bord des navires et la qualité du travail des personnes qui en sont victimes. Il est en outre une source de fatigue. Ce sont autant de facteurs de risques pour les personnels affectés à des tâches vitales ou les scientifiques (quand des chercheurs sont en mission à bord d'un navire océanographique, par exemple)Jégaden, D., Menaheze, M., & Lucas, D. (2019). Influence du mal de mer sur le travail de chercheurs embarqués à bord de navires océanographiques français. Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement|résumé..

Notes et références

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