Heinrich Oberwinder, né le à Weilbourg et mort le à Dresde, est un journaliste, écrivain et homme politique social démocrate autrichien.

Considéré comme l'un des pionniers du mouvement ouvrier autrichien, il participa à la fondation de l'Association générale des travailleurs allemands avant de rejoindre le Parti social-démocrate d'Allemagne au sein duquel il incarna le courant réformiste de droite. À la fin du siècle, il se rapprocha du mouvement nationaliste et adopta des positions antisémites.

Biographie Né en à Weilbourg, Heinrich Oberwinder fut membre fondateur de l'Association générale des travailleurs allemands avec Ferdinand Lassalle en 1863. Lors des débats sur l'unification des États allemands, il défendit le projet de la Grande Allemagne. Plus tard dans les années 1860, il s'installa en Autriche et, en 1867, fut l'un des cofondateurs de l'Association éducative ouvrière de Gumpendorf, considérée comme l'un des précurseurs du Parti ouvrier social-démocrate autrichien (SDAP). Il fut correspondant pour le journal de Wilhelm Liebknecht, le Demokratisches Wochenblatt. À partir de 1869, il collabora également au premier journal social-démocrate d'Autriche, le Volksstimme (La Voix du peuple). En 1870, il fut condamné à six ans de prison lors du procès pour haute trahison de Vienne. Il fut cependant gracié en 1871.

Durant les luttes intestines au sein du Parti social-démocrate des travailleurs d'Autriche (SDAP), Oberwinder se rangea du côté des réformistes de droite. Il soutint une réforme électorale proposée par l'État qui rejetait le suffrage universel et égal, pour lequel les « radicaux » du SDAP ne voyaient aucune alternative. Il espérait que le soutien social-démocrate garantirait « un large soutien à l'État face aux dangers du slavisme », comme il le concevait en tant que nationaliste de la Grande Allemagne. Il parvint finalement à exclure l'opposition de gauche menée par Andreas Scheu, mais fut soupçonné d'être un agent de la police et du gouvernement. En conséquence, il cessa ses activités au sein des mouvements ouvriers autrichien et allemand, quitta l'Autriche et travailla comme journaliste en Allemagne.

Après avoir travaillé pour certains journaux, il rejoignit le mouvement social-chrétien, antisémite et nationaliste. Il devint propriétaire de la maison d'édition patriotique et sociale-chrétienne et rédacteur en chef de l'organe du parti, Das Volk. Avec l'autre rédacteur, Hellmut von Gerlach, il fut destitué en 1896 lors d'une purge au sein du parti, car tous deux avaient critiqué les conditions sociales dans l'Empire allemand et leurs adversaires estimaient que leur antisémitisme manquait de principes;

Publications

Lassalle's Leben und Wirken. Vortrag.Pichler, Wien 1868 Erklärung. In: Demokratisches Wochenblatt. Nr. Nr. 31 Beilage vom 31. Juli 1869. Die Arbeiterbewegung in Oesterreich. Eine authentische geschichtliche Darstellung. Hügel, wien 1875 Die gegenwärtige politische Situation und die sociale Bewegung in Deutschland. Ein Vortrag. Selbstverlag, Hamburg 1878 Sozialismus und Sozialpolitik : ein Beitrag zur Geschichte der sozialpolitischen Kämpfe unserer Zeit. Elvin Staude, Berlin 1887Rezension von Karl Kautsky Digitalisat Der Fall Buschoff.Die Untersuchung über den Xantener Knabenmord. Von einem Eingeweihten. Verlag der Vaterländischen Verlags-Anstalt, Berlin 1892 Weltmachtpolitik und Socialpolitik. Vortrag, gehalten im Flottenverein zu Strassburg i.E. am 7. April 1900. Waltherm Berlin 1900 Die Weltkrise und die Aufgaben des Deutschen Reichs. Baensch, Dresden 1905. (Digitalisat) Deutschlands Weltstellung und der Deutsche Flottenverein. Boden, Dresden 1908 Ferdinand Lassalle und seine Bedeutung für die Gegenwart. Sonderdruck: März-Verlag, München 1912, S. 126–133 England der Urheber der Weltkrise. Giesecke, Dresden-A. (1914).

Notes et références

Bibliographie

Ludwig Brügel: Geschichte der österreichischen Sozialdemokratie, 5 Bd., Wien 1922–1925. Paul W. Massing: Vorgeschichte des politischen Antisemitismus. Frankfurt a. M. 1959. Heinrich Scheu (Hrsg.): Der Wiener Hochverratsprozeß. Bericht über die Schwurgerichtsverhandlung gegen Andreas Scheu, Heinrich Oberwinder, Johann Most u. Genossen. Nebst einer Einleitung: „Zur politischen und sozialen Geschichte 1848 bis 1870“ von Karl Renner, mit den „Erinnerungen von Heinrich Scheu. Ein Beitrag zur Geschichte der österreichischen Arbeiterbewegung“ und einem geschichtlichen Nachwort „Oesterreich von 1870 bis 1907 und die Wahlreformkämpfe der Arbeiterschaft“ von Karl Renner. Volksbuchhandlung Ignaz Brand, Wien 1911.

Liens externes

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