Xu Chi () (-)Certaines sources donnent comme année de naissance., est également connu sous deux prénoms de courtoisie Shìxiu () ou Shìhuì (). C’est un fonctionnaire, un personnage politique et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Liang du Sud. Originaire de Tan, comté de Donghai (aujourd’hui Tancheng, Shandong). Il est traditionnellement considéré comme le fondateur de la poésie style du palais. Biographie Xu Chi appartient à la famille Xu de comté de Donghai. Son grand père Xu Pingdao (徐憑道) est gouverneur de la commanderie Taishou de Hailing sous les Song du Sud (420-479). Son père Xu Chaozhi (徐超之) occupe la charge de conseiller de cour principal auxiliaire. Chu Xi naît en 471 sous les Song du Sud et dès sa jeunesse il manifeste un goût prononcé pour l’étude si bien qu’à l’âge adulte, il a déjà lu entièrement les classiques et les livres d’histoire. Il commence sa carrière comme docteur à l’Académie impériale, puis il est promu adjudant militaire du général de la Garde gauche. À partir de ce moment, il suit le prince de Jin’an (Xiao Gang) et occupe successivement les postes de secrétaire militaire et de conseiller en matière de délibérations, entre autres fonctions. En 509, l’empereur Wu des Liang choisit Xu Chi comme lecteur académique auprès de son fils Xiao Gang. Lorsque le prince Xiao Gang déménage dans le district de Jingkou, Xu Chi est transféré à la fonction secrétaire militaire responsable des archives et de l’administration du commandement militaire à Anbei, en plus d’assumer la charge de magistrat de Tan, avant de quitter son poste pour des raisons de deuil maternel. Plus tard, il occupe d’autres postes dont ceux de gouverneur de Moling, d’assistant-militaire et de conseiller du Prince de Jin'an, de gouverneur de Xin'an. Le prince Xiao Gang accorde une grande confiance à Xu Chi, ne le quittant jamais, restant toujours à ses côtés et lorsqu’il entre à la cour en 531 et devient prince héritier suite à la mort de son frère aîné, Xu Chi est alors transféré au poste d’intendant de la maison du prince héritier tout en assumant la responsabilité de l’administration des archives. Xiao Gang habite au palais de l’Est, résidence officielle de l’héritier du trône. À cette époque, un nouveau de style de poésie somptueux et fastueux, apparaît dans le cercle littéraire autour du de lui. Xu Chi fait partie de ce groupe dont le style porte le nom de « poésie style du palaisL’appellation « du palais » fait référence au Palais de l’Est qui est la résidence officielle de l’héritier du trône. Parfois appelé quartier du Printemps. » ayant la plupart du temps comme sujet des thèmes légers, la vie de palais, les amours éconduits mettant à l’occasion l’accent sur le désir charnel . Cela ne plaît pas à l’empereur Wudi qui convoque Xu Chi à la cour, lui fait des reproches. Mais, Xu Chi répond si bien que Wudi en est tout à fait charmé :
En 550, le prince héritier Xiao Gang succède au trône et il devient l’empereur Jianwen (r. 549-551). L’année suivante, le général rebelle de la dynastie Liang Hou Jing (侯景) emprisonne Xiao Gang. Comme Xu Chi ne peut obtenir d’audience à la cour, il est alors atteint d’une maladie due à l’émotion et il meurt, à l’âge de soixante-dix-huit ans. Poésie style du palais Xu Chi est traditionnellement considéré comme le fondateur de la poésie style du palais, style qui connaît son essor dans les années 530-540. Il possède une vaste éruditionIl a étudié les Cinq Classiques (五经), les histoires des dynasties successives et les doctrines des Cent Écoles (百家), entre autres. et compose des textes, sans tenir compte des formes anciennes de poésie. Il introduit des innovations. Le Livre des Liang (梁书), dans sa notice biographique, dit de lui : Ses poèmes se caractérisent par un style raffiné et élégant, son style valorise le travail ornemental et la virtuosité raffinée. Il écrit pendant des années des poèmes et des essais aux côtés de Xiao Gang et sa poésie est très prisée dans les appartements princiers. Parmi les fonctionnaires de Xiao Gang, Xu Chi est de loin le plus âgé, de sorte que son influence est très grande, créant à l’époque une véritable tendance, et le nom de « poésie de style du palais » en découle. Les gens de la cour l’imitent tous, incluant Xiao Gang qui utilise des textes raffinés et élégants pour décrire la vie dissolue de la haute noblesse. Concrètement, la poésie style du palais mise de l’avant par Xu Chi utilise un vocabulaire et des images caractéristiques pour décrire l’apparence des femmes, ce qu’elles portent, ce qu’elles font et ce qu’elles ressentent. Cette poésie se caractérise par des couplets parallèles exquis et une attention intense à la disposition des éléments, ainsi que par l’élégance du langage, un affichage délicat de l’érudition et expression retenue des sentiments. Ce style disparaît progressivement au début de la dynastie Tang Poésie aussi appelée style xu-yu Xu Chi, son fils Xu Ling, Yu Jianwu et son fils Yu Xin sont les membres les plus en vue du salon littéraire du prince héritier Xiao Gang. Ensemble, ils dominent la scène littéraire de Liang dans les années 530 et 540, au point que la poésie de style de palais, une poésie de « nouvelles transformations », est également connue sous le nom de « style Xu/Yu » (徐庾体). Œuvres Les œuvres de Xu Chi qui nous sont parvenues aujourd’hui se résument à cinq poèmes, auxquels s’ajoutent deux pièces en prose parallèle, toutes deux déjà incomplètes. Curieusement, le Nouveau recueil de chants de la terrasse de jade (玉臺新詠 Yutai zinyong) qui réunit les poèmes style du palais ne contient aucun poème de Xu Chi qui est traditionnellement considéré comme le fondateur de la poésie style du palais que ce recueil réunit. Poème Le poème ci-dessous est habituellement attribué à Xu Chi. Poème sur le pinceau (咏笔诗) Chinois 应本自灵山出, 名因瑞草传. 纤端奉积润, 弱质散芳烟.
直写飞蓬牒, 横承落絮篇. 一逢提握重, 宁忆仲升捐.Traduction libre Je tire mon origine de la montagne sacrée, Ma réputation se transmet comme une herbe de bon augure. À l’extrémité fine, je porte l’encre humide, Et de ma tige fragile s’échappe un parfum léger comme brume.
Verticalement, je trace des missives ailées comme l’armoise, Et couchée, je soutiens des vers comme flocons tombés. Lorsque quelqu’un vient me cueillir, le geste en devient grave ; Peut-être alors se souvient-on du don de Zhongsheng Le dernier vers fait allusion à Ban Chao — dit Zhongsheng — qui jeta son pinceau pour partir à la guerre, métaphore du pinceau qui s’élève à de hautes fonctions.. Notes et références Notes
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