La Commission météorologique de l'Isère était un organisme chargé d'organiser, de collecter et de diffuser les mesures météorologiques réalisées dans le département de l'Isère, pour le compte de l'État. La Commission a toujours été financée par le Département de l'Isère. Elle gérait un réseau de stations météorologiques tenues par des bénévoles, réseau qui faisait partie du Réseau climatologique d'état (RCE). Les commissions météorologiques ont été créées sous l'impulsion de Urbain Le Verrier pour étudier les orages en 1865, puis leurs rôles étendus à toute la météorologie en 1873.
Création La Commission météorologique a été créée par l'arrêté préfectoral du , en application du décret du . qui attribue aux Commissions les « travaux relatifs à la physique générale des divers bassins de la France », et de la circulaire du . « relative au service de la météorologie générale ».
Elle fait suite à la Commission des orages, créée en 1865 par le préfet de l'Isère., sous l'impulsion de Urbain Le Verrier. Cette commission était présidée par le recteur d'académie, son rapporteur était M. Seguin, professeur à la faculté des sciences.
La composition de cette commission était fixée par arrêté préfectoral. Par exemple, en 1878 la Commission était composée deArrêté préfectoral du 31 janvier 1878 fixant la composition de la Commission météorologique de l'Isère :
le préfet de l'Isère, président honoraire le recteur de l'académie, président des membres désignés : M. Eymard Duverney, membre du Conseil général M. l'Inspecteur d'académie M. Lory, doyen de la faculté des sciences M. Charvet, professeur honoraire à la faculté des sciences MM. Collet, Violle, et Raoult, professeurs à la faculté des sciences M. Henri Breton, pharmacien MM. Bernard, Cortal, et Macé, professeurs au Lycée M. l'abbé Perret, professeur au petit séminaire M. l'abbé Morel, desservant de Paladru M. Ablard, directeur de l'Ecole normale M. De Tournadre, ingénieur des Ponts et chaussées M. Philippe Breton, ingénieur M. Meunier, ingénieur des Ponts et chaussées M. Dubois, ingénieur des Mines M. Tiervoz, agent en chef de la ville de Grenoble M. Belz, directeur du télégraphe M. Simiand, inspecteur des forêts M. Racapé, garde général des forêts M. Demarchi, opticien M. De Villenoisy, colonel Directeur du Génie M. Brocard, capitaine du génie
Changement de fonctionnement et de statut jusqu'à sa disparition La Commission devient le Comité météorologique de l'Isère en 1946Décret n° 46-2747 du 26 novembre 1946, portant réorganisation du réseau climatologique français. Ce comité est dissous en 1953 par décret. Il reste tout de même actif, publiant ses comptes rendus dans la Revue de géographie alpine. Il est probable que le comité ait été hébergé par l'Institut de géographie alpine de l'Université de Grenoble. La Commission a pu être officiellement recréée suite à l'arrêté national de 1958.
En 1986, deux décrets se succèdent en 10 mois, le premier « instituant des commissions météorologiques départementales », le second abrogeant le premier.
La Commission a été dissoute après 1995 avec la mise en place du centre départemental de l'Isère de Météo-France (CDM38). Afin de poursuivre le fonctionnement du réseau d'observations météorologiques, une association a été créée, soutenue par le CDM38 et financée par le Département de l'Isère, l'Association météorologique départementale de l'Isère (AMD38). Cette association, et le réseau climatologique d'état, ont été progressivement démantelés dans les années 2010.
Réseau climatologique départemental La Commission gérait un réseau de stations d'observations météorologiques tenues par des bénévoles, une partie du Réseau climatologique national ou d'état (RCE).
La priorité de la Commission était de maintenir le fonctionnement des stations afin d'assurer la continuité des mesures, mais aussi de couvrir le département de façon représentative.
Le nombre de stations a varié au cours du temps : jusqu'à la fin du 19e siècle une quinzaine de stations seulement étaient actives dans le département, très peu en montagne. En 1905, l'aide du Service des grandes forces hydrauliques permit l'ouverture d'une vingtaine de stations dans la partie alpine du département.
Les mesures étaient compilées par la Commission, puis envoyées au Bureau central météorologique. Le Bureau publiait ces données pour la France entière dans ses Annales.
À partir de 2017, Météo-France décide d'automatiser les postes et de fermer la plupart des postes manuels : il est prévu de ne garder que 740 postes sur les 2300 postes du RCE.
Publications de la commission La commission publiait un rapport annuel sur les conditions météorologiques observées en Isère. Ce rapport a été publié par la commission. Il est également paru dans le Bulletin de la société scientifique du Dauphiné, ainsi que dans la Revue de géographie alpine.
Références