Les fortifications de Coulommiers sont un ancien ensemble d'ouvrages fortifiées situé à Coulommiers (Seine-et-Marne), en France. De nos jours n'en subsistent qu'essentiellement la tour des Dosdanes, qui est un monument d'intérêt local.

Histoire Des écrits du rapportent que vers 156, Antonin le Pieux fait entourer la ville de murailles. Au , les Francs s'emparent de Coulommiers et en détruisent les remparts. Clovis les fait ensuite reconstruire et y pose les bases d'un château. De nouveaux remparts sont construits au début du . Les limites de la ville s'étendent progressivement, et celle-ci est dotée de remparts ainsi que de fossés, lesquels suivaient le tracé des actuelles rues Patras, du Marché et Ernest-Dessaint. Par la suite, ces aménagements furent comblés puis remplacés par de nouveaux fossés situés au niveau du boulevard Victor-Hugo.

vignette|Des remparts de Coulommiers représentés sur la grave de Claude Chastillon, vers 1642. Des fossés sont aussi creusés autour de la ville et maintenus durant plusieurs siècles puis remblayés notamment en 1771 et 1787. Ils constituent un dispositif hydraulique associé aux fortifications : une sorte de dérivation des eaux, depuis le Moulin de l'Arche jusqu'à la Poterne. Dans la zone dite des « Grands Fossés » (actuel cours Gambetta), la tranchée atteint environ vingt-cinq mètres de profondeur. À cette époque, le niveau du Grand Morin est sensiblement plus bas qu'aujourd'hui, en l'absence des aménagements ultérieurs comme les glacières et les barrages de moulins. Cette configuration permet aux eaux de s'écouler efficacement grâce à la pente naturelle du terrain, en lien direct avec les dispositifs établis le long des remparts. À l'intérieur de l'enceinte, un chemin de ronde voûté est aménagé, à environ trois mètres de hauteur. Il s'intègre pleinement au système défensif en assurant la circulation le long des murailles. Son tracé est encore partiellement identifiable, notamment à proximité de l'ancien hôtel du Palais-Royal. Aubert de Fleigny, maire de Coulommiers, décrit, dans un manuscrit vers 1770, ce chemin et ses connexions avec les portes de la ville. Toutefois, le comblement des fossés modifie profondément cet équilibre. Lors des travaux de 1787, l'absence d'un conduit destiné à maintenir l'écoulement des eaux entraîne leur infiltration dans les remblais, puis leur accumulation dans les caves situées en contrebas. Le fond du chemin de ronde, plus bas que les égouts modernes, ne permet pas non plus une évacuation efficace. Les solutions envisagées restent contraintes par l'organisation héritée des remparts. L'utilisation du chemin de ronde comme dispositif de drainage est écartée en raison de sa conception et de sa position. Ainsi, l'inondation des caves de la place du Marché, en 1890, peut être vue comme une conséquence de la transformation de ces dispositifs.

Éléments Tour des Dosdanes, subsistante, de base ronde avec des ouvertures larges en partie haute, des menuiseries « à petits bois » et une toiture arrondie en ardoise, à débord de façade. Porte de l'Aître Porte de Provins Porte d'Osche ou des Maquereaux Porte d'Aré Porte du Château Porte de Meaux

Statut patrimonial et juridique La tour des Dosdanes est un monument du patrimoine d'intérêt local défini par le règlement du plan local d'urbanisme de Coulommiers, en tant que propriété de la Ville. La construction présente un intérêt patrimonial .

Références

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