Dans ma ville, on traîne est une chanson d'Orelsan incluse dans son album La fête est finie, sorti en 2017.
Contexte Orelsan évoque très régulièrement son territoire normand dans ses textes, mais également dans son film Comment c'est loin qui y a été tourné. Dans cette chanson, la ville de Caen y est décrite par une grande diversité d'espaces géographiques. Si sa chanson est dédiée à Caen, il s'est pourtant également inspiré de souvenirs du Mans : . ..
Analyse Pour Claire Fonticelli, Orelsan raconte la ville de Caen de façon intime et personnelle par le biais du tutoiement, en opposition à la manière dont les institutions communales pourraient la décrire : kebab, boîtes de nuit, centres commerciaux. C'est dans cette chanson qu'il évoque le plus clairement et le plus directement son attachement à la ville, il exprime notamment par les lieux qu'il décrit son appartenance à la classe moyenne.
vignette|CHU de Caen.
Il parle de la façon dont la géographie de la ville l'a accompagné dans son enfance, son adolescence et sa carrière. Il évoque aussi son rapport à l'ailleurs () et évoque succinctement la géographie sociale avec le centre-ville et son brassage social (), brassage social qui reste toutefois extrêmement limité.. Pour le rappeur, les lieux ne sont pas neutres et . Ainsi, Orelsan critique l'urbanisme, les frontières urbaines et la ségrégation sociale : architecture, absence d'anonymat, contrôle social.
Cette chanson a sa réalité descriptive, à tel point que des visites touristiques présentent les traces d'Orelsan dans la ville de Caen. Pour Claire Fonticelli, cela rejoint la et qui viennent transformer l'espace : cette chanson originellement peu méliorative à l'égard de Caen peut faire partie des arguments touristiques, tant le rappeur est une figure intégrée à la ville..
La société caennaise y est décrite en quatre grandes classes :
les « bourges » qui font leurs courses en centre-ville ; les exclus sociaux (punks, mendiants, clochards) dans le centre-ville et les lieux marginaux ; la classe moyenne périphérique : et ; la classe populaire (dont les ouvriers) qui loge dans .
Dans cette chanson, il évoque l'environnement régional de la ville (béton, plaines) ainsi que sa proximité à la mer. Il évoque également l'autre visage de la ville, lorsqu'il fait nuit (le port, les squats) avec d'autres personnages (Anglais, policiers, prostituées, étudiants) : .
Utilisations En novembre 2025, un élu d'opposition de la ville cite les paroles de la chanson en plein conseil municipal pour dénoncer la situation des quartiers.. Des personnes réalisent également des clips non-officiels de la chanson, à l'instar de Radwan Dujardin..
Crédits
Orelsan : voix et paroles Skread : production, enregistrement, batterie, programmation, synthétiseur Nikola Feve NK.F : mastering et mixage Phazz : violon
Classement Classement (2017) Meilleure position
Certification
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes
Discographie d'Orelsan
Catégorie:Chanson interprétée par Orelsan Catégorie:Chanson écrite par Orelsan Catégorie:Chanson de 2017 Catégorie:Single certifié platine en France