André Henin, né à Han-sur-Lesse le et mort à Namur le , est un prêtre catholique et un écrivain belge de langue wallonne.
Membre du cercle littéraire Lès Rèlîs Namurwès et de la Société de langue et de littérature wallonnes, il est notamment connu pour un genre d'histoires drôles, appelées des .
Biographie André Henin nait le à Han-sur-Lesse. Il apprend la langue wallonne dans son milieu familial. Après sa scolarité à l'école primaire de Han et au séminaire de Floreffe, il effectue des études de philologie romane, de philosophie et de théologie à l'université de Namur et à l'université catholique de Louvain.
Après ses études, il réside successivement à Floreffe, Louvain et Gembloux. Il passe sa retraite dans sa région natale, à Rochefort et meurt à Namur le dans un établissement de soins palliatifs.
Charges religieuses Henin est ordonné prêtre à Namur le .
Il obtient, dans un premier temps, des charges d'enseignement ou liées à la vie universitaire. À partir de 1951, il est professeur au séminaire de Floreffe, qu'il a lui-même fréquenté comme élève. Il devient ensuite, en 1962, l'aumônier des étudiants et le vicaire de la paroisse universitaire de Louvain. De 1969 jusqu'au transfert de celui-ci en 1972, il est le principal du lycée francophone Virgo Sapiens à Heverlee.
On lui confie ensuite des responsabilités pastorales et la charge du doyenné de Gembloux, qu'il exerce de 1972 à sa retraite en 1991.
Carrière de littérateur Lorsqu'il est vicaire à Louvain, André Henin tient une rubrique dans le journal paroissial. Il y signe du nom de plume « Le scribe accroupi ».
Alors qu'il s'est réinstallé en Wallonie et réside à Gembloux, André Henin est invité par Lucien Somme à rejoindre le cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès. Il en devient membre en 1974. ; son parrain est le romancier Auguste Laloux. Il commence alors à écrire en langue wallonne, dans le dialecte de Han-sur-Lesse. Dès l'année suivante, il remporte le Grand Prix Joseph-Calozet avec une nouvelle intitulée (« Le Diable »).
Il est notamment l'auteur d'adaptations wallonnes de textes de François Villon et Rutebeuf mis en musique par Georges Brassens et Léo Ferré. Ces chansons, ainsi que d'autres originales, sont réunies dans le recueil (« Chansons pour l'hiver »), qui lui valent le Prix Georges-Michaux en 1977..
Encouragé et conseillé par Auguste Laloux, il s'attèle à l'écriture d'un roman, (« Les terres du Bon Dieu »). L'œuvre est éditée en 1980 par la Société de langue et de littérature wallonnes dans sa collection « Littérature dialectale d'aujourd'hui » et obtient cette même année le Prix de littérature wallonne du Gouvernement.. Elle est dédiée à Auguste Laloux.
En 1979, il fait partie des auteurs sélectionnés par Maurice Piron pour son Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie et, en 1980, il remporte le prix de prose au concours de littérature wallonne organisé par la province de Namur à l'occasion du anniversaire de la Belgique.. En 1988, Henin est élu membre titulaire de la Société de langue et de littérature wallonnes.
André Henin est aussi connu comme l'inventeur d'un genre d'histoires drôles, appelées des car elle mettent souvent en scène les personnages de et (« Joseph et François »), créés par Jean Legrand et devenus des emblèmes de la ville de Namur.
Durant sa retraite, il contribue encore au mensuel Communications, le bulletin mensuel du diocèse de Namur.
Des œuvres de Henin ont été sélectionnées dans les anthologies : Līmēs II (Traditions et Parlers populaires Wallonie-Bruxelles, 1992) et (Union culturelle wallonne, 1993).
Pratique des messes en wallon André Henin commence à célébrer des messes en langue wallonne à Gembloux, à l'occasion des Fêtes de Wallonie et en bénéficiant de la collaboration de Lucien Somme. Sa première homélie dans cette langue y est donnée en 1973.
Dix-huit de ces homélies en wallon ont été publiées dans son recueil posthume Œuvre wallonne (2013). L'une d'entre elles est également incluse dans l'Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie du philologue Maurice Piron.
Postérité Une place de la commune de Gembloux porte le nom d'André Henin.
En 2024, à l'occasion du centenaire de sa naissance, la Société de langue et de littérature wallonnes a consacré sa journée de décentralisation annuelle à son œuvre.
Prix et Distinctions 1974 : admission à la société des Rèlîs Namurwès 1975 : Grand Prix Joseph-Calozet pour 1977 : Prix Georges-Michaux pour 1980 : Prix de littérature wallonne du Gouvernement pour 1980 : prix de prose au concours de littérature wallonne de la province de Namur pour 1980 : cocâde des Rèlîs Namurwès 1988 : élection à la Société de langue et de littérature wallonnes
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Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
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Liens externes
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