est un film japonais de Noboru Nakamura, sorti en 1957.
Synopsis Tane, mère de trois enfants, entretient depuis vingt-cinq ans une liaison avec un homme marié qui lui a confié la gestion d’un « love hotel » situé près des voies ferrées à Tokyo. Malgré la précarité morale et sociale de leur situation, elle s’efforce d’offrir à sa famille une existence digne et respectable. Mais cet équilibre fragile vole en éclats lorsque Matsuko, l’aînée, se fiance à Kazuo, un fonctionnaire. À la découverte des origines de la jeune femme, la mère de Kazuo impose la rupture des fiançailles. Profondément blessée, Matsuko quitte Tokyo et s’installe à Kobe, où elle devient entraîneuse dans un cabaret.
Deux ans plus tard, Kazuo, impliqué dans une affaire de corruption, vient se réfugier auprès d’elle. Toujours éprise, Matsuko le cache dans son appartement. Pourtant, Kazuo écrit en secret à sa mère, prétendant être retenu contre son gré. Lorsque Matsuko découvre cette trahison, elle le tue avant de se donner la mort.
Dans le même temps, les deux plus jeunes enfants de Tane, confrontés à la double vie de leur père qu’ils aperçoivent en ville avec sa famille légitime, finissent par le rejeter. Accablée par la perte de sa fille et l’effondrement de sa vie, Tane décide de fermer l’établissement et de tourner la page. Le récit dresse ainsi le portrait tragique d’une famille prise dans un engrenage de fautes et de non-dits, où les erreurs des parents se répercutent inexorablement sur le destin des enfants.
Fiche technique Ces informations proviennent de la fiche Wikipedia japonaise, de la base du National Film Archive of Japan. et de la base IMDb..
Titre français : L’AverseL'Averse (1957) - MCJP. Titre original : Titre anglais : When It Rains, It Pours aka Cloudburst Réalisation : Noboru Nakamura Scénario : Toshio Shiina, Noboru Nakamura Histoire originale : Hideji Hōjō, d'après sa pièce de théâtre créée en 1952 et publiée en 1959 Photographie : Hiroyuki Nagaoka Direction artistique : Yoshitaka Yoshino Éclairage : Kiyoshi Koizumi Son : Saburō Ōmura Musique : Tōru Takemitsu Décoration : Kintarō Yamamoto Montage : Yoshiyasu Hamamura Production : Ryōtarō Kuwata Société de production : Shōchiku (Ofuna) Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — format standard 1,37:1 — — son mono Genre : drame Durée : — (11 bobines / ) Date de sortie : Japon :
Distribution
Sadako Sawamura : Tane Abe, la mère Mariko Okada : Matsuko Abe, la fille aînée : Takenosuke Abe, le fils aîné Miyuki Kuwano : Umeyo Abe, la deuxième fille Sō Yamamura : Kazuyoshi Okubo, le père des enfants de Tane Keiji Sada : Kazuo Sudō : Shigeko Sudō, la mère de Kazuo Shin'ichi Himori : Yoshimatsu Abe, le frère de Tane Kahoru Nobe : Kameyo Abe, sa femme : Mitsuko Sachiko Mitani : Hatsue, l’employée de l’auberge Kotobuki de Tane : un vieil homme Chisato Kasuga : une femme âgée Reiko Mizukami : Oseki : Chef de section ministériel : l’amie d’Umeyo
Autour du film
Le film a été redécouvert ces dernières années à l'occasion de projections dans différents festivals : en 2013 à la Tokyo Filmex dans le cadre de la rétrospective Redécouvrir Nakamura ; en 2014 à la Berlinale (section "forum") ; en 2014 au Festival international du film de São Paulo ; en 2016 à la MCJP lors de la rétrospective Noboru Nakamura, le cinéma au féminin ; et en 2022 au MOMA dans le cadre des Trésors cachés du studio Shōchiku.
Shozo Ichiyama écrit en 2013 : Shozo Ichiyama, directeur de la programmation du Tokyo Filmex "Redécouvrir Nakamura", 2013. (Traduit de l’anglais par Clément Rauger)
Lors de la rétrospective "Noboru Nakamura, le cinéma au féminin" à la MCJP en 2016, Clément Rauger note : "Doshaburi (L’Averse), tourné en 1957, est un mélodrame désespéré qui se tint pourtant à l’écart de toute tentation manichéenne. Ici ce sont les bonnes intentions qui ont des effets désastreux sur les membres d’une même famille et les trains à vapeur passant à côté de leur demeure marquent la transition entre leur univers et l’hostilité du monde alentour." Clément Rauger, MCJP, 2016
Le néon clignotant ♨, symbole des auberges de sources chaudes (onsen), est un leitmotiv visuel du film qui poursuit l'héroïne, depuis sa chambre d'enfant jusqu'au logement où elle se cache avec son amant. Ce même symbole désigne aussi les «love hotels», comme l'indique sans ambiguïté le panneau affiché au début du film, avec ses tarifs de repos courte durée. À sa sortie, le film était interdit aux moins de (Classification Eirin : 10195) Dans ce film, Keiji Sada incarne le , "rôle de jeune premier, souvent faible et aimé des femmes, par opposition au , le héros pur et dur" décrit par Tadao Satō.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Film japonais sorti en 1957 Catégorie:Film dramatique japonais Catégorie:Film en japonais Catégorie:Film de Shōchiku Catégorie:Film réalisé par Noboru Nakamura Catégorie:Film avec une musique composée par Tōru Takemitsu Catégorie:Adaptation d'une pièce de théâtre au cinéma