Edith Lettich, née Edith Esther Agatstein le à Vatra Dornei (Roumanie) et morte en déportation le à Auschwitz, est une étudiante en médecine française d'origine roumaine, victime de la Shoah.
Biographie Parcours et études Edith Agatstein est la fille de Hermann Agatstein, commerçant, et de Manzie Amalia Langhaus. Elle naît le à Vatra Dornei, puis s'installe durant son enfance à Cernauti.. En octobre 1932, à l'âge de 18 ans, elle arrive en France pour entreprendre des études à l'École de médecine et de pharmacie de Tours.. Elle y épouse, le , André (AbrahamVoir, Klarsfeld, 2012.) Lettich, né le à Gura HumoruluiVoir, Klarsfeld, 2012., également étudiant en médecine et ressortissant roumain. Le couple a un fils, Jean (Victor), né le , à Czernowitz.
Sous l'Occupation : persécutions et arrestation Dès octobre 1940, dans le cadre des mesures antisémites, Edith Lettich est contrainte de se faire recenser en tant que « Juive étrangère » en préfecture, son identité étant marquée du tampon « JUIVE » en rouge.
Le , elle est arrêtée à Tours par la Gestapo, accompagnée de deux gendarmes français, avec son mari et leur fils âgé de cinq ans. Leur dernière adresse est au 112 rue Origet à Tours. La famille est internée à l'École Normale de jeunes filles de Saint-Symphorien, avant qu'Edith Lettich ne soit transférée au camp de La Lande, à Monts. Durant son internement, elle exerce comme médecin pour remplacer le praticien du camp, lui-même déporté, en soignant les femmes et les enfants internés.
Le , elle est transférée avec son fils au camp de Drancy. Elle est déportée avec son fils le par le convoi vers Auschwitz, où elle est assassinée deux jours plus tard. Son décès est officiellement reconnu par la mention « Mort en déportation » par arrêté ministérielhttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFARTI000001782207?fonds=JORF&page=3&pageSize=100&query=%22Mort+en+d%C3%A9portation%22&searchField=ALL&searchType=ALL&tab_selection=all&typePagination=DEFAULT. Son mari, seul rescapé, témoignera de son odyssée dans sa thèse de doctorat en médecine intitulée 34 mois dans les camps de concentration... Il la dédie .
Hommages Edith Lettich est la seule femme à figurer sur le monument aux morts des « Déportés victimes de la barbarie nazie » de la Faculté de médecine de Tours, qui honore le souvenir des étudiants disparus.. En 2025, dans le cadre d'une politique de féminisation des noms de rues, la ville de Tours a procédé à une consultation citoyenne qui a donné lieu à 133 propositions de noms de femmes. Sur 4147 votes, le nom d'Edith Lettich est arrivé à la huitième place. Jusqu'ici, la municipalité n'a pas encore choisi d'honorer sa mémoire en donnant son nom à une voie publique..
Notes et références
Bibliographie Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld : Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France), 2012.
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