Hercilia Fernández Quintela, souvent appelée Hercilia Fernández de Mujía, née à Potosí en 1860 et morte en 1929, est une poétesse bolivienne.

Biographie Elle est la fille de Benjamín Fernández et Matilde Quintela. Elle passe son enfance dans une maison rue del Prado à Sucre avec ses deux sœurs, Ofelia et Matilde. Son intérêt pour la musique et la littérature naît très tôt. Son père est professeur de droit à l'Université San Francisco Xavier à Sucre et a parmi ses élèves le poète tarijénien T. O’ Connor d’Arlach qui dit à propos de sa fille qu'il a vu lors d'une réunion chez le professeur :

Elle faisait partie de la Société Philharmonique et Caritative Féminine () et de la Société Philharmonique de Sucre ().

Elle publie des poèmes dans le journal local El Semanario où se trouvent aussi des vers de María Josefa Mujía. L'œuvre la plus importante de Hercilia est son livre Mis versos (Mes vers) publié à Lima en 1909 et divisé en : Impressionnistes, Elégies, Traductions et Imitations. Un des poème les plus apprécié est El porvenir dédié à son père. Elle a aussi composé des pièces musicales, surtout des valses. Comme Modesta Sanginés Uriarte, elle créer des versions alternatives de l'hymne national bolivien, et comme elle, affiche des positions féministes.

Éducation Elle est l'autrice d'une série en quatre parties appelée l'éducation de la femme () où elle explique que la seule faiblesse innée de la femme est la "faiblesse organique" () qui découle d'un manque d'éducation et contaminant l'aristocratie ; elle évoque "la défaillance des notions morales qui sont transmises aux enfants" ().

Elle considère que l'éducation morale, rôle principal de la femme, est la base de toute "sociabilité" républicaine comme force homogénéisante qui élimine la "différence des classes".

Les auteurs de (Vers une histoire critique de la littérature en Bolivie) soutiennent que Adela Zamudio est une héritière directe du féminisme de Hercilia et de Lindaura Anzoátegui Campero.

En 1889, au salon législatif de Sucre, Hercilia lit son poème "A Chuquisaca" en l'honneur de l'anniversaire des 80 ans du , date à laquelle Chuquisaca lutta pour son indépendance.

Hercilia a aussi traduit des œuvres littéraires, la plupart du français, sa figure a donc perdu de l'importance avec le temps. L'historien bolivien Enrique Finot dit d'elle "correcte et discrète, mais moins fructueuse". Ainsi, certains considèrent que son travail, bien qu'inaperçu, mérite d'être revu. Ce sera le cas de Adolfo Cáceres Romero qui dit à propos du travail des femmes de l'époque :

Citation d'El Álbum où Hercilia publia la majorité de ses idées féministes.

Mariée à ils seront les parents de trois enfants : Benjamín, Gastón et Hercilia.

Zeliska, la esclava En 1884 à 24 ans, elle compose l'opéra Zeliska, la esclava.

Elle est restée inédite pendant plus d'un siècle et on annonce sa création en Bolivie le 13, 14 et au théâtre à La Paz. Selon les registres historiques, l'œuvre était une simple présentation documentée à Asuncion en 1919. La reconstruction et réédition de la partition originale a été finalisée après cinq ans d'enquête par les musicologues Mariana Alandia Navajas et Javier Parrado Moscoso.

Avec l'aide de l', l'œuvre est officiellement créée et fait partie du processus de récupération des pièces musicales du pays.

L'œuvre est une opérette en un acte qui aborde des thèmes comme l'amour, le pardon et le sacrifice et se déroule au Moyen Âge.

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