L'attentat de la plaza de Ramales est un attentat terroriste perpétré par l'ETA à Madrid le 29 juillet 1994. L'explosion d'une voiture piégée à côté de la voiture officielle du directeur général de la politique de défense, le lieutenant-général Francisco Veguillas (qui était la cible de cet attaque) a entraîné la mort de l'officier, d'un conducteur civil et d'un passant. Cet attentat a blessé une vingtaine de personnes.
Attentat À 8h20, Francisco Veguillas, directeur général de la politique de défense sortit de son domicile pour se rendre dans un bar voisin pour prendre son petit-déjeuner. Il monta ensuite à bord d'une Peugeot 405 blindée, escortée par la police. À 8 h 45, alors que le véhicule tournait au coin de la rue Santiago, un terroriste déclencha à distance une voiture piégée contenant 49 kilos d'amosal et deux kilos d'amerital, dissimulés dans deux casseroles et deux bidons d'essence.
La puissante explosion tua immédiatement le lieutenant-général, son chauffeur et un passant, et provoqua d'importants dégâts matériels sur les voitures et les bâtiments des environs.
Victimes
Le lieutenant-général Francisco Veguillas, considéré comme le « bras droit » du ministre de la Défense de l'époque , Julián García Vargas. Joaquín Martín, chauffeur privé du lieutenant-général. César García, machiniste pour la compagnie de danse Los Ballets de Madrid.
Revendication L'attentat est attribuée à la branche madrilène de l'ETA à l'époque, composée d'Idoia Martínez, Mikel Azurmendi Peñagaricano, Jon Bienzobas, Juan Arri Pascual, Mercedes Chivite et Petra Elser.
Mikel Azurmendi Peñagaricano, alias Hankas, est arrêté en mars 1998 à Séville. En février 2001, le Tribunal national le condamne à 208 ans de prison pour cet attentat. Juan Arri Pascual, membre de l'ETA, est arrêté le 23 novembre 1995 à Loyat et lui aussi est condamné à 208 ans de prison. En novembre 2003, Idoia Martínez García, membre de l'ETA, qui avait pour surnom Francisca et Olga, soupçonnée d'être impliquée dans cet attentat selon des sources du ministère de l'Intérieur, est extradé de la France.
Réactions Les ministres de la Défense, Julián García Vargas, et de la Justice et de l'Intérieur, Juan Alberto Belloch, se rendent immédiatement sur les lieux de l'attaque, accompagnés par plusieurs membres de l'administration. Le juge Baltasar Garzón est chargé de l'enquête. La crainte d'une deuxième attaque à la voiture piégée suivant celle-ci inquiète les autorités espagnoles.
Le porte-parole de Herri Batasuna, Floren Aoiz, a déclaré : « L’attaque de juillet est l’un des coups les plus durs portés à l’État depuis la mort de Carrero Blanco. » (es : “El atentado del mes de julio fue uno de los golpes más fuertes contra el Estado desde la muerte de Carrero Blanco”).
Notes et références
Catégorie:Attentat à la bombe Catégorie:Attentat d'Euskadi ta Askatasuna