Jean P. Saltas, né à Ayvalık le et mort à Bourg-la-Reine le , est un médecin français, spécialiste de l'œuvre d'Alfred Jarry.

Biographie Fils de Panayote Saltas et d'Élisabeth P. Valsamaki, Jean Saltas fait partie de la communauté grecque résidant en Asie mineure, au sein de l'Empire ottoman. Il est baptisé suivant le rituel orthodoxe. En 1891-1892, il est étudiant à la faculté de médecine de Montpellier, soutenant une thèse sur les amygdales. Dès lors, il reste en France, où il naturalisé en 1900, et devient un médecin généraliste, s'installant à Paris, au 24 rue du RegardNotice biographique, Base Léonore, Archives nationales de France..

Vers 1897, il rencontre Alfred Jarry et Gaston Danville, aux réunions du Mercure de France, organisées par Rachilde et Alfred ValletteJulien Schuh, « Symbolistes et décadents lecteurs des psychologues », in: L’anatomie du cœur humain n’est pas encore faite : Littérature, psychologie, psychanalyse, colloque, juin 2010, Montpellier — lire en ligne.. Danville et lui publient un seul texte dans la revue du Mercure, le 16 décembre 1908« Variétés : À propos d’Électre : Chryséis », .. Saltas devient le médecin attitré de Jarry. Les deux hommes entreprennent des travaux littéraires, dont la traduction de La Papesse Jeanne du grec Roḯdis (posthume, 1908). Saltas deviendra l'exécuteur testamentaire de Jarry, en lien avec Charlotte (1865-1925), sœur de l'écrivain, et assurera plusieurs éditions de l'œuvre inédite.

En octobre 1903, Jean Saltas épouse, à la mairie du arrondissement de Paris, Blanche Druaut née en 1860, artiste dramatiqueLe Figaro, Paris, 21 novembre 1903, ..

Saltas fut longtemps le médecin traitant de Paul Léautaud, qui le cite dans son Journal littéraire. En février-avril 1941, Léautaud rapporte comment l'épouse de Saltas est morte à la suite d'un accident domestique, brûlée au second degré, son mari n'ayant pu la sauver.

Le 16 août 1929, il est fait chevalier de la Légion d'honneur, avec pour parrain Eugène Montfort.

Il meurt veuf le 22 novembre 1954 à Bourg-la-ReineTable des successions et absences à Sceaux, n° 35, vue 89/102..

Saltas a laissé des textes relatifs à Jarry, entre autres des préfaces à ses écrits réédités ou inédits, et des souvenirs : selon certains biographes, Saltas aurait commis des bourdes et pas mal d'erreurs. Quant aux papiers personnels de l'auteur d'Ubu, ils ont été perdus.

Écrits Des hémorrhagies après l'amygdalotomie et du traitement par l'ignipuncture, thèse de doctorat, Montpellier, Impr. Firmin et Montane, 1892. L'Amour absolu d'Alfred Jarry ; avec des souvenirs du docteur Saltas ; et des notes de Charlotte Jarry, Paris, Les Marges, 1932. [préface] Alfred Jarry. Guignol. L'Autoclète, gouaches de Pierre Guastalla, gravées par Louis-Joseph Soulas, Paris, Chez l'artiste, 1948.

Notes et références

Liens externes

Base Léonore Journal : Jean Saltas I et II, par Paul Léautaud

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