Charles Coligny, né Louis Charles Lefebvre le à Château-Renard et mort à Paris le , est un poète et historien de l’art français.

Biographie Lefebvre a collaboré, sous des pseudonymes divers, à de très nombreux journaux, dont l’ancienne Gazette des Étrangers, où il signait Roger Lestranges, et l’Artiste. En dernier lieu, il dirigeait, avec son ami Charles Vincent, un recueil illustré de création récente intitulé la Chanson française. Doué d’un réel talent, gâté par une affectation voulue de préciosité, ses sonnets, dispersés aux quatre vents des petits journaux, auraient pu fournir, en les réunissant, la matière de vingt gros volumes..

Une des manies de cet esprit bohème, qui ne manquait ni de style ni d'esprit, mais d’imagination créatrice, était le noctambulisme, manie commune à toute une pléiade d’artistes et d’écrivains, dont presque tous, Amédée Rolland, Charles Bataille, Fernand Desnoyers, J. Du Boys et bien d’autres, sont morts prématurément. Lorsque minuit arrivait, au lieu de rentrer chez lui, sa plus grande joie était d’errer sur les boulevards avec un ou plusieurs amis. Il ne se décidait à aller se coucher, guère que vers cinq ou six heures du matin, et souvent après le lever du soleil.

Du reste cette, étaient comme Coligny d’enragés noctambules. C’est Coligny qui disait un jour en parlant d’un poète célèbre : — Ce ne sera jamais un véritable artiste, il se couche à onze heures du soir ! À l’époque de ses débuts, Ch. Coligny avait été ébloui par l’esprit, à la vérité tou jours étincelant, d’Aurélien Scholl. Il disait publiquement, à la brasserie de la rue des Martyrs : — En 1848, Philoxène Boyer demandait qu’on proclamât Victor Hugo pape littéraire de l’Europe ; moi, je demande à pro clamer Aurélien Scholl pape de la Bohême.

Ami de Jules Claretie, Charles Vincent, Charles Monselet, , Emmanuel des Essarts, Arsène Houssaye, Charles Bonnegrace, , Léopold Flameng, Henry Houssaye, Hector de Callias, Olivier Métra, Gustave Mathieu, Pierre Petit, Grangé, cet esprit ingouvernable, qui ne pouvait vivre qu'en toute liberté, a touché à tout et peu accompli..

Coligny appartenait au monde orphéonique depuis 1749 ; au journal l’Artiste depuis 1856 et à la Chanson Française, depuis janvier 1874.. Il également été directeur de publication du Divan, de 1853 à 1853.

Ayant témoigné le désir de reposer aux côtés de Gérard de Nerval, son désir a été exaucé par Arsène Houssaye..

Publications Ouvrages . . . . . .

Articles . « Le Génie de Salvator Rosa », l’Artiste, 1864. « L’Hôtel de Toulouse », L'Artiste, 1866. . . . . Collaborations Le Caveau, Paris, Édouard Dentu, 1874-1877. Almanach des orphéons et des sociétés instrumentales, 1863-1863.

Notes et références

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