Charles-Thérèse-Joseph-Xavier Maire de Bouligney, né le 25 juillet 1748 à Besançon et mort le 4 décembre 1823 dans la même ville, est un notable, juriste et homme politique français.

Famille Sa famille est composée de juges travaillant à Vauvillers. En 1736, elle est anoblie par la charge de conseiller-maître à la Chambre des Comptes de Dole.

Dans une logique d'alliances matrimoniales pour affirmer la place de la famille dans les institutions juridiques locales ainsi qu'en tant que puissance seigneuriale, le père de Charles-Thérèse-Joseph-Xavier s'est marié avec la fille du premier président au Parlement de Besançon.

Durant la Révolution française, le frère de Charles-Thérèse-Joseph-Xavier, François-Joseph, rejoint l'armée de Condé. Leur oncle, maire d'Hurecourt, et un autre frère de Charles-Thérèse-Joseph-Xavier, Antoine-François, tous deux chanoines de Besançon, quittent eux aussi la France, considérés comme prêtres déportés.

Biographie Durant l'Ancien Régime, il est second conseiller au Parlement de Besançon.

Le 13 mai 1771, à Corre, Charles-Thérèse-Joseph-Xavier se marie avec Marie-Desle Terrier, unique héritière de la branche aînée des Terrier. Il devient alors seigneur de Bouligney, Ranzevelle, Bourbevelle et Corre.

Tout comme son père, Charles-Thérèse-Joseph-Xavier n'émigre pas durant la Révolution Française. Toutefois, face à l'émigration d'autres membres de leur famille, ils sont suspectés d'être contre-révolutionnaires, d'être « partisan des titres et des honneurs nobiliaires », et sont emprisonnés entre avril 1793 et le 28 frimaire an II (18 décembre 1793) à Besançon, puis jusqu'au 14 brumaire an III (4 novembre 1794) à Dijon.

Le 11 août 1811, il est nommé à l'une des présidences de chambre de la Cour impériale de Besançon. Politiquement parlant, il intègre le conseil municipal de Besançon à l'an VIII et conserve ce poste jusqu'à sa mort. Charles-Thérèse-Joseph-Xavier est aussi membre du conseil de surveillance du dépôt de mendicité entre 1809 et 1812.

Malgré les différentes fonctions qu'il occupe, lui permettant d'être considéré comme notable de Besançon, il ne fait partie d'aucun collège électoral. Simultanément, et contrairement à son père, Charles-Thérèse-Joseph-Xavier n'est dans aucune liste des habitants les plus imposés, composante obligatoire pour pouvoir espérer intégrer un collège électoral.

Durant les Cent-Jours, il est maintenu dans ses fonctions « à raison de ses services distingués et de la considération dont il joui(ssait) », mais refuse de siéger.

Bibliographie

Claude-Isabelle Brelot, « Doubs (notices) », Grands notables du Premier Empire. 4 Jura Haute-Saône Doubs, Paris, Editions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1979, p. 154 & 155

Notes et références

Catégorie:Personnalité française du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance à Besançon Catégorie:Naissance en juillet 1748 Catégorie:Décès à Besançon Catégorie:Décès en décembre 1823 Catégorie:Décès à 75 ans