Annette et Lubin est un opéra-comique en un acte en vers, mêlée d'ariettes et de vaudevilles, de Justine Favart avec la collaboration de son mari Charles-Simon Favart et Lourdet de Santerre, sur une musique d'Adolphe Blaise créée en à Bagatelle, puis mise à la scène le lundi au théâtre de l’Hôtel de Bourgogne à Paris.

Historique Créée, chez la marquise de Monconseil, à l'occasion de la fête donnée pour la noce de Louis-Marie de Mailly et de Marie-Jeanne de Talleyrand-Périgord à Bagatelle..

Inspiration Le sujet est tiré des Contes moraux de Marmontel.. Favart supprime les éléments les plus sulfureux de l'original, tels que la consanguinité des amants ou la grossesse illégitime, pour accentuer le côté sentimental et héroïque de l'histoire en se concentrant sur la célébration de l'amour naturel et vertueux.

Distribution Le seigneur : M. Le Jeune. Le bailli : Charles-Raymond Rochard. Lubin : Joseph Caillot, Annette : Justine Favart. Un domestique du château : Robert Desbrosses.

Le théâtre représente une campagne : on voit un bois d’un côté, et de l’autre un coteau. Sur le devant du théâtre il y a une cabane de verdure à moitié faite.

Argument Annette et Lubin sont deux jeunes cousins orphelins vivant ensemble dans une cabane, dans l’ignorance des conventions sociales. Le bailli, qui convoite Annette, vient troubler ce bonheur pastoral, en utilisant le lien de parenté d’Annette et Lubin pour les menacer de séparation et de prison, affirmant que leur amour est un crime contre les lois et la religion. Avec une franchise naïve mais désarmante, Lubin affronte le seigneur, qui veut imposer un mariage d'intérêt, et défend l'idée que leur union est et donc légitime. Touché de la pureté de leurs sentiments, le seigneur intervient en leur faveur pour obtenir les dispenses nécessaires à leur mariage. Ensuite, il les dote et permet ainsi le triomphe de l'amour sur les contraintes sociales.

Sujet Contrairement au conte de Marmontel, qui met en garde contre les dangers de l’amour naturel sans contraintes sociales, la version scénique de Favart transforme l’histoire en une véritable apothéose de l’amour sincère et naturel, affranchi des préjugés et de la corruption de l’argent et du pouvoir.

Réception Jouée de nombreuses fois à Paris de 1762 à 1792 ainsi qu’en province et partout en Europe, Annette et Lubin a été un des plus grands succès de Favart auprès du public. La réception critique a été très polarisée, entre dithyrambe et dénigrement. Le Mercure de France écrit que cette pièce Suit un extrait, où est soulignée

Antoine d'Origny, dans ses Annales du théâtre italien, écrit qu’ vignette|Gouache sur papier de Pierre Antoine Baudouin illustrant une scène d’Annette et Lubin (v. 1765). À l’opposé, la critique de Melchior Grimm, dans la Correspondance littéraire, démolit la pièce, allant jusqu’à blâmer, comme Voltaire, le mauvais gout du public pour le succès de cette pièce qu’il juge indu :

Analyse Dans la culture européenne, Annette et Lubin est devenu un archétype des amours champêtres dans un cadre idéalisé.

Adaptations Lourdet de Santerre et J. J. ChevalierSecrétaire et collaborateur de confiance de Charles-Simon Favart., ont parodié Annette et Lubin, le , avec L’Amour naïf, en un acte, créé à Bagatelle..

Éditions .

Notes et références Notes

Références

Bibliographie .

Liens externes

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