Le Lièvre de Patagonie est une œuvre autobiographique de Claude Lanzmann publiée par Gallimard le 17 février 2009. Le livre inclut de multiples histoires différentes, donc il est sous-titré «mémoires» en pluriel. Ces mémoires lit comme un roman, et ils décrivent la vie de Claude Lanzmann, un écrivain, journaliste, et cinéaste.

Resumé et Citations Claude Lanzmann raconte sa vie tumultueuse et aventureuse.

Il commence son livre avec la phrase « La guillotine - plus généralement la peine capitale et les différents modes d'administration de la mort - aura été la grande affaire de ma vie. »

Il écrit sur le fait et l'expérience d'être juif en France, surtout pendant la deuxième guerre mondiale et dessous les nazis et le régime Vichy. Il décrit comment lui et son père ont tous deux rejoint la Résistance communiste en France (les jeunesses communistes), mais qu'il ne savait pas au début que son père a aussi rejoint la résistance. Lanzmann avoue qu'il n'était pas nécessairement un communiste passionné, mais qu'il a pleuré quand Staline est mort en 1953.  Il décrit, aussi, ses expériences au combat contre les nazis. Un fois, il s'est échappé à peine le Gestapo.

Il continue d'écrire sur son temps passé en Israël, filmant son premier film Pourquoi Israël. Il écrit «Je n’avais aucune peur de la fuite du temps, quelque chose m’assurait que mon existence atteindrait sa pleine fécondité quand elle entrerait dans sa seconde moitié. Ce reportage non réalisé et ce livre avorté devinrent, vingt ans plus tard, mon premier film, Pourquoi Israël, que je tournai relativement vite parce que je savais précisément ce que je voulais dire.»

Il écrit, aussi, au sujet de son histoire d'amour de sept ans avec le philosophe et écrivain Simone de Beauvoir. Il écrit, à propos de Simone de Beauvoir, «Nous y voilà. J'ai aimé aussitôt le voile de sa voix, ses yeux bleus, la pureté de son visage et plus encore celle de ses narines.» Il décrit la première soirée que les deux amants ont passée ensemble, écrivant  «Nous restâmes longtemps enlacés après avoir fait l'amour.»

Lanzmann inclut, aussi, la période de douze ans durant laquelle il crée le film Shoah, son chef-d'œuvre. Il a appris et montré beaucoup de choses sur le Shoah. Dans le dernier chapitre de Le Lièvre de Patagonie, il écrit au sujet d'un des camps de concentration qu'il a rendu visite et documenté. «Il y a eu, à Treblinka, l'ébranlement hallucinant, aux conséquences sans fin, déclenché par la rencontre d'un nom et d'un lieu, la découverte d'un nom maudit sur les panneaux ordinaires des routes et de la gare, comme si rien, là-bas, ne s'était passé.»

Il conclut son livre avec une phrase puissante. «J'avais près de soixante-dix ans,» il écrit, «mais tout mon être bondissait d'une joie sauvage, comme à vingt ans.»

Dédicace Dans l'avant-propos de son livre, Lanzmann consacre le livre à la philosophe Juliette Simont, son «adjointe à la direction de la revue Les Temps modernes,» un journal pour lequel Lanzmann a été rédacteur en chef. Il avoue que, en fait, il n'a pas écrit le livre «la main à la plume,» mais qu'il a «entièrement dicté ce livre.» Il a commencé a dicter le livre en 2007.

Le titre À la fin du livre, Lanzmann explique pourquoi il a choisi ce titre «insolite» pour son mémoire.  Il écrit, avec enthousiasme que «Les lièvres, j'y ai pensé chaque jour tout au long de la rédaction de ce livre, ceux du camp d'extermination de Birkenau, qui se glissaient sous les barbelés infranchissables pour l'homme, ceux qui prolifèrent dans les grandes forêts de serbie tandis que je conduisais la nuit, prenant garde à ne pas les tuer. Enfin, l'animal mythique qui surgit dans le faisceau de mes phares après le village patagon d'El Calafate, me poignardant littéralement le cœur de l'évidence que j'étais en Patagonie, qu'à cet instant la Patagonie et moi étions vrais ensemble.»

Lanzmann est entré dans le détails de sa relation avec les lièvres dans un entretien avec le journaliste Robert Siegel à NPR. Lanzmann a dit «Chaque fois que je voyais une lièvre - même lorsque j'étais enfant – mon coeur se mettait à battre plus vite. J'aime ces animaux. Je les adore. J'aime leur vitesse. Et leur vitesse est leur arme.»

Accueil Ces mémoires de la vie de Lanzmann a eu un bon accueil en France. Il est devenu un succès de librairie en France. Quand il a été publié, Phillipe Sollers, écrivain, critique, et rédacteur, l'a appelé «un événement métaphysique.» Le 20 Mars 2009, Le Monde l'a appelé «un très grand livre.» Journaliste et écrivain Josyane Savigneau a écrit, au sujet du livre, «Quand on prononce le mot monument, on voit immédiatement quelque chose d'imposant, de grandiose et de figé. Mais Claude Lanzmann, homme de paradoxes, a fait de ce livre de Mémoires - mot qu'il récuse, avec raison - un monument en mouvement.»

De plus, Lanzmann a gagné le 2010 Welt-Literaturpreis, un prix littéraire allemand, pour son œuvre. Dans un article publiée au site-web de WELT, initialement en allemand, il est clair que Lanzmann a gagné cette récompense parce que Le Lièvre de Patagonie «raconte, avec intelligence et grâce, avec une perspicacité historique et un joie personnelle, le bonheur de vivre une vie guidée par l'esprit.»

Éditions L'édition original "Blanche" publié par Gallimard le 17 février 2009 L'édition livre de poche publié par Folio en 2010 La traduction en Anglais publié par Farrar, Straus, Giroux en 2012

Références

Catégorie:Autobiographie française Catégorie:Essai français paru en 2009