Meng Jian () (? - 823), également connu sous le prénom de courtoisie Jidao (), est un haut fonctionnaire, un calligraphe et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Il est aussi un spécialiste de l’hydraulique. Originaire du comté de Pingchang dans la préfecture de Dezhou (aujourd’hui au nord-ouest du xian de Shanghe, Shandong), il est réputé pour son talent en poésie. Son année de naissance n’est pas connue, et il meurt la troisième année de l’ère Changqing Xianzong du règne de l’empereur Muzong des Tang 823Certaines sources, comme Chinese Text Project, donnent plutôt 824 comme année décès.. Biographie Jeunesse et succès Meng Jian est le petit-fils de Meng Shen, préfet de Tongzhou sous l’impératrice Wu Zetian surnommé « impératrice céleste » (天後, Tianhou). Dès son plus jeune âge, Meng Jian est intelligent. En 791, il obtient le diplôme de jinshi, (lettré accompli) puis participe à l’examen de la section des vastes connaissances et des brillants écrits et ceux de talent de composition (hóngcí)Cette section est considérée comme prioritaire, et ceux qui y réussissent jouissent d’un statut élevé. et son nom figure sur la liste des reçus. En 793, il occupe la fonction d’assistant de Huangfu Zheng, le commissaire impérial d’observation de l’Est du Zhejiang. Quatre ans plus tard, il entre à la cour pour y occuper une fonction, puis est promu successivement jusqu’au poste de fonctionnaire auxiliaire au département des Entrepôts. En 805, il est transféré au poste de fonctionnaire auxiliaire au ministère des Fonctionnaires. Deux ans plus tard, il est promu directeur de section du Bureau des investitures et des fiefs.
En 809, il est exceptionnellement nommé grand conseiller remontrant, chargé des coffres à pétitionsBoîtes dans lesquelles la cour reçoit les écrits soumis par les fonctionnaires et le peuple..
En 811, l’empereur Xianzong émet un décret ordonnant à Meng Jian, grand conseiller remontrant, Liu Bochu, le haut conseiller d’audience, Gui Deng, vice-ministre des Travaux, et Xiao Mian, correcteur des omissions à droite et lettré impérial, de traduire le Sutra de la contemplation du fond de l’esprit du Grand Véhicule (大乘本生心地觀經), aussi connu sous le titre de Sūtra mahāyāna de la contemplation du fond de l’esprit et des vies antérieures. Ils se rendent au temple bouddhique de Lichuan pour faire ce travail. C’est un domaine dans lequel Meng Jian excelle particulièrement. Le canal de Menghe Après avoir adressé une pétition de remontrance à l’empereur Xianzong au sujet de répression de la révolte Wang Chengzong, Meng Jian est rétrogradé hors de la capitale, et est exilé comme préfet de Changzhou (aujourd’hui Changzhou dans la province du Jiangsu. Sur place, il fait creuser et restaurer le canal d’irrigation, long de 41 li (env. ), qui, après le travail, irrigue plus de 4000 qing ( hectares) de terres agricoles, augmente les rendements agricoles, et assure la subsistance des paysans. Pendant les travaux, Meng Jian se rend personnellement sur les rives du fleuve pour en superviser l’inspection. Par la suite, afin de commémorer les mérites de Meng Jian, les gens appellent ce nouveau canal « Menghe » (孟河) (litt. le cours d’eau de Meng), et ce nom a été conservé pendant des siècles. En 813 Meng Jian, en raison de ses mérites dans l’administration de Changzhou, reçoit le titre honorifique de « Grand-officier or et pourpre du Bonheur brillant » (金紫光祿大夫)Meng Jian reçoit des vêtements pourpres ornés d’or en récompense.. Vie tardive Toujours en 813, Meng Jian est rappelé à la capitale et est nommé conseiller censeur de la rédaction impériale. Deux ans plus tard, 815 il est envoyé comme préfet de Yuezhou, où il cumule aussi d'autres fonctions . En août 817, il est rappelé à la capitale et nommé vice-ministre au ministère des Finances . L’année suivante, il devient censeur en chef adjoint tout en conservant le poste de vice-ministre au ministère des Finances. Toujours la même année, il est nommé préfet de Xiangzhou et gouverneur militaire du circuit de Shannan Est. Puis, Meng Jian est impliqué dans une affaire de pot-de-vin, et il est de nouveau rétrogradé et exilé au poste de vice-préfet de Jizhou, en tant que fonctionnaire auxiliaire de rang équivalent à un titulaire . Puis, l’empereur proclame une amnistie générale, Meng Jian est alors transféré à un titre atténué, celui de préfet de Muzhou. Ensuite, en 823, il est rappelé comme conseiller du prince héritier et affecté à l’administration de la capitale orientale. Dans l’article « Lechery, Substance Abuse, and … Han Yu? », publié dans le Journal of the American Oriental Society, Timothy M. Davis rapporte que Meng Jian, tout comme Gui Deng et d’autres figures similaires, est décrit comme ayant connu une issue mortelle à la suite de l’ingestion de telles substances.
Comme d’autres lettrés des Tang impliqués dans des pratiques de longévité reposant sur l’ingestion de « remèdes » ou de substances alchimiques, Meng Jian est mentionné dans les sources comme ayant eu recours à de telles préparations. Dans l’article “Lechery, Substance Abuse, and … Han Yu?”, publié dans le Journal of the American Oriental Society, Timothy M. Davis rapporte que Meng Jian, tout comme Gui Deng et d’autres, aurait connu une issue mortelle Meng Jian meurt en 823. Bouddhisme Meng Jian est versé dans les textes bouddhiques, c'est pourquoi l'empereur lui ordonne avec Liu Bochu, Gui Deng et Xiao Fu de traduire le Sutra de la contemplation du fond de l’esprit du Grand Véhicule (大乘本生心地觀經). Comme il s’adonne excessivement à l’enseignement bouddhique, ce lui vaut les critiques des lettrés confucéens. Calligraphie Meng Jian excelle dans la calligraphie cursive et cette dernière est remarquable, notamment dans son œuvre Chant sur les faits d’Ouyang Xingzhou avec préface (咏欧阳行周事并序) qui relate l’histoire d’amour entre Ouyang Zhan et une courtisane de Taiyuan. Poésie Meng Jian excelle particulièrement en poésie, et sa réputation s’étend dans les régions du Jiang et du Huai. Ses poèmes et textes sont très bien composés. Œuvres 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend sept poèmes de Meng Jian . Poème Ode au corbeau blanc porteur de bon augure avec chant (白乌呈瑞赋附歌) Chinois 素德式昭兮何写奕, 玄质从化兮为洁白. 符仁孝兮叶佳册, 见祥瑞兮流圣泽. Traduction libre Sa vertu immaculée resplendit, comment décrire une telle grandeur ? De nature obscure, il se transforme et devient blancheur immaculée. Symbole de piété filiale et de bienveillance, il s’inscrit dans les annales illustres, Son apparition est un signe de bon augure, propageant la grâce impériale.</center> Notes et références Notes
Références
Liens externes https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷473 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 473 : poèmes de Meng Jian.
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