Édouard Thirionet, né à Jambes le et mort à Auvelais le , est un écrivain belge de langue wallonne. Il est l'un des premiers membres du cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès, de même que son président de 1924 à 1930.

Il est principalement connu pour avoir coécrit le roman Les Crwès dins les bruwères.

Biographie Enfance et activités avant la Première Guerre mondiale Édouard Thirionet nait le  à Jambes, où sa famille est installée de longue date. Il fréquente l'Athénée royal de Namur , puis effectue son service militaire dans l'artillerie, au fort de Cognelée. Il obtient le grade de brigadier.

Avant la Première Guerre mondiale, il est employé à l'Administration des Finances. Ses parents ont déménagé dans le quartier du Grognon et tiennent une buvette et un débit de tabacs au coin de la rue Notre Dame.

Il rejoint en 1910 le cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès, fondé l'année précédente par des élèves de l'athénée. Il est un collaborateur assidu du journal (« Le Corneur »). De 1910 à 1912, il est l'un des principaux contributeurs de l'hebdomadaire wallon (« La Cloche du Ban »), qui sert d'organe de diffusion au groupe des Rèlîs. Il y signe des pseudonymes (« individu peu recommandable ») et (« Jean qui rit »)..

En février 1911, il reçoit la toute première (« cocarde »). En février 1914, il est désigné du comité de lecture du cercle.

Il est notamment l'auteur d'études descriptives. En 1911, ses œuvres (« L'ouvrier verrier ») et (« Mariage demande ménage ») lui valent une mention honorable au concours de la Société de langue et de littérature wallonnes..

Captivité vignette|alt=Ouverture percée dans un épais rempart en pierre défraichi. Elle est barrée à son extrémité par une grille. De la végétation sauvage pousse sur une couche de terre surplombant le rempart.|L'entrée principale du fort de Cognelée, que défend Édouard Thirionet en . En 1914, Édouard Thirionet est mobilisé et, lors du siège de Namur, il participe en tant qu'artilleur à la défense du fort de Cognelée contre les assauts de la Garde prussienne. Il est capturé par l'assaillant le et emmené en Allemagne, où il passe quatre années en captivité. Il séjourne d'abord au camp de Munster.

Arrivé avant Noël 1914 au camp de Soltau, il y retrouve à la mi- trois de ses confrères Rèlîs Namurwès — Gustave Arnould, Fernand Danhaive et Edmond Wartique. Les amis décident alors de fonder un chapitre indépendant du cercle, les Rèlîs Namurwès Prîjnîs (« Rèlîs Namurwès Prisonniers »). La séance inaugurale se tient le dans les . Édouard Thirionet occupe la fonction de président.

Le groupe des Rèlîs Namurwès Prîjnîs parvient à tenir trois séances avant que ses membres ne se trouvent à nouveau séparés. Thirionet est alors détenu en 1915-1916 à Diepholzer Moor, avant d'être évacué vers la Suisse en raison de la détérioration de son état de santé. Il est à Interlaken en septembre 1918 et à Genève le mois suivant. Malgré l'éloignement de ses compagnons, il continue d'écrire en wallon : au début de l'année 1919, il revient de ses années de captivité avec neuf textes.

En 1916, la des Rèlîs Namurwès est décernée collectivement aux six membres ayant pris directement part à la guerre. Édouard Thirionet la reçoit le , en compagnie des quatre autres récipiendaires survivants.

Activités après la guerre À son retour de captivité, Édouard Thirionet devient contrôleur des contributions à Auvelais. Il est reconnu comme invalide de guerre.

Toujours actif au sein des Rèlîs Namurwès , il devient vice-président du cercle en 1922, puis président en avril 1924, à la mort de Charles Camberlin. Il occupe cette fonction jusqu'à sa mort.

Il est également actif dans d'autres associations, telles que la Fédération wallonne littéraire et dramatique de la Province de Namur, l'Association des écrivains wallons anciens combattants, le , la Frairie Espère en Mieulx… En 1924, il participe à la fondation de la revue Le Guetteur wallon.

Édouard Thirionet participe toujours aux concours de la Société de langue et de littérature wallonnes. En 1920, il obtient à nouveau une mention honorable au concours de l'étude descriptive, avec une œuvre intitulée (« Fille de cabaret »)..

Il entreprend d'écrire ses souvenirs de captivité, en collaboration avec Edmond Wartique, mais meurt le , à la suite d'une maladie contractée durant la guerre. Il est enterré au cimetière de Jambes. Le récit Les Crwès dins les bruwères est achevé par Wartique. Il obtient le deuxième prix du Centenaire et parait en 1932, avec des illustrations de Joseph Gillain.

Œuvres . . .

Œuvres de captivité : édition critique (avec une traduction française) dans .

Distinctions

Médaille commémorative de la guerre 1914-1918

Médaille de la Victoire française

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Lès Rèlîs Namurwès Edmond Wartique

Bibliographie

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Catégorie:Naissance en juin 1891 Catégorie:Naissance à Namur Catégorie:Écrivain belge du XXe siècle Catégorie:Écrivain wallon Catégorie:Écrivain de langue wallonne Catégorie:Décès dans la province de Namur Catégorie:Décès en février 1930 Catégorie:Lauréat de la Cocâde Catégorie:Décès à 38 ans