Le concile de Troyes est un concile de l'Église catholique, ouvert à Troyes le afin de reconnaître officiellement l'Ordre du Temple par l'approbation de leur Règle.

La situation initiale de l'ordre du Temple

La gestation primitive d'un ordre nouveau La décennie qui précède la tenue du concile de Troyes est celle qui voit l'émergence d'un ordre militaire nouveau. C'est en effet à Jérusalem, dans les environs de la basilique du Saint-Sépulcre, que se sont regroupés des chevaliers soucieux de la préservation des lieux saints récemment conquis au cours de la Première croisade. Au départ, ces chevaliers ne forment pas un ordre formel et indépendant, il s'agit d'une confrérie de laïcs constituée par des croisés demeurés en Terre Sainte après la prise de Jérusalem en 1099. Ces anciens croisés, dénommés alors milites sancti sepulcri, sont alors placés sous la supervision temporelle et spirituelle des chanoines du Saint-Sépulcre. C'est au sein de ce groupe que certains chevaliers ont la volonté de s'extraire de la tutelle des chanoines pour former une congrégation indépendante. Parmi ces chevaliers se trouvent Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, figures de proue de ce groupe qui obtient du patriarche latin de Jérusalem, alors Gormond de Picquigny, l'autorisation de prononcer les vœux privés de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. C'est à ce moment-là, en 1120, qu'apparait officiellement la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, ou Ordre du Temple. C'est alors que le roi de Jérusalem Baudouin II octroie aux Templiers le droit de s'installer dans une partie de son palais royal, alors qu'auparavant les chevaliers résidaient à l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem.

Le voyage d'Hugues de Payns dans l'Occident chrétien À l'automne 1127, Hugues de Payns entreprend un voyage dans l'Occident chrétien afin de faire connaitre son ordre et de le faire approuver par les autorités ecclésiastiques. L'enjeu est en effet de convaincre les chrétiens d'Occident de la pertinence du modèle nouveau qui est celui des Templiers, à savoir un ordre à la fois militaire et religieux. Hugues de Pays quitte donc Jérusalem avec cinq compagnons pour se rendre à Rome. Là-bas, il rencontre le pape Honorius II pour lui présenter son ordre et solliciter son appui dans la construction. Celui-ci se montre très réceptif au projet du chevalier champenois et entame les préparatifs du futur concile qui doit en approuver la règle de vie. Après cet entretien fructueux, Hugues de Pains et ses compagnons poursuivent leur voyage pour faire la publicité de leur ordre auprès des chrétiens d'Occident. La délégation templière passe par l'Anjou, le Maine et la Normandie et poursuit son voyage outre-Manche en atteignant l'Angleterre puis l'Écosse. Revenus sur le continent, les Templiers gagnent la Champagne pour participer au concile de Troyes, où ils doivent présenter leur règle de vie actuelle devant les autorités ecclésiastiques.

Le déroulement du concile de Troyes Ce concile prends place à Troyes, sur le site de l'actuelle cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes, en présence de nombreuses personnalités religieuses dont le prologue de la règle primitive du Temple donne les noms

L'ordre est créé, et Bernard de Clairvaux est chargé de rédiger la règle des Templiers qui va s’inspirer de la règle de Saint Benoît : simplicité, pauvreté, chasteté et prières avec quelques emprunts à la règle de saint Augustin, que suivent les chanoines réguliers du Saint-Sépulcre aux côtés desquels vivent les premiers Templiers. Au regard des situations rencontrées dans le temps, pendant les 40 premières années, cette Règle composée à l'origine de 72 articles a évolué jusqu’en 1163. C'est notamment à cette date que furent créés les Chapelains lors d'une bulle papale.

C'est lors du concile de Troyes, qu'Hugues de Payns présente son idée de réunir le moine et le guerrier dans cet ordre monastico-militaire et l’idée est adoptée. Ainsi nait un nouveau type de chevalier réunissant cette double vocation apparemment contradictoire du moine et du soldat.

L'ordre a plusieurs noms : la milice des Pauvres Chevaliers de Christ, les Chevaliers de la Sainte Cité, les Chevaliers du Temple de Salomon de Jérusalem, la Sainte Milice hiérosolymitaine du Temple de Salomon. Avec le temps, le nom le plus commun est celui de Templiers.

Liste des participants au Concile Légat du pape : Le cardinal et représentant du pape, Matthieu d'Albano

Archevêques : L'archevêque de Reims, Raymond de Martigné L'archevêque de Sens, Henri dit « le sanglier de Boisfrogues »

Évêques : L'évêque de Chartres, Geoffroy II de Lèves L'évêque de Soissons, Josselin de Vierzy L'évêque de Troyes, Hatton L'évêque d'Orléans, Jean II L'évêque d'Auxerre, Hugues de Montaigu ou de Semur L'évêque de Meaux, Burchard L'évêque de Châlons-sur-Marne, Herbert L'évêque de Laon, Barthélemy de Jur L'évêque de Beauvais, Pierre I L'évêque de Paris, Étienne de Senlis

Cisterciens : L'abbé de Cîteaux, saint Étienne Harding L'abbé de Clairvaux, saint Bernard L'abbé de Trois-Fontaines, saint Roger L'abbé de Pontigny, bienheureux Hugues de Mâcon

Bénédictins : L'abbé de Vézelay, Raynaud de Semur L'abbé de Molesmes, Guy

Chanoines réguliers : L'abbé de Reims, Ursion L'abbé de Saint-Étienne de Dijon, Herbert (ou Humbert)

Maîtres : Le chanoine et docteur en théologie, Albéric de Reims Le chanoine et docteur en théologie, Fulcher

Seigneurs : Le comte de Champagne, Thibaut IV de Blois André de Baudement, sénéchal du précédent Le comte d'Auxerre, de Tonnerre et de Nevers, Guillaume II de Nevers

Templiers : Hugues de Payns, maître Godefridus (= Gondemare ?) (Bernard) Rollandus (marquisat de Provence, Vaucluse actuel) Gaufridus Biso/Bisol. Paganus de monte Desiderii = Payen de Montdidier (originaire de Montdidier, dans la Somme, en Picardie) Archembaudum de Sancto Amano = Archambaud de Saint-Amand (ou Saint-Amant)

Bibliographie

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Notes et références

Troyes Catégorie:Création de l'ordre du Temple Concile de Troyes Concile Catégorie:Honorius II