La gendarmerie nationale (GDN) est une force paramilitaire chargé du maintien de l'ordre public au Zaïre de 1972 à 1997.

Historique vignette|Les premiers gendarmes congolais à Léopoldville en 1959, avec un officier belge à gauche. À l'époque coloniale, la Force publique fait office à la fois de force armée et de force de maintien de l'ordre du Congo belge. À partir de 1958-1959, certaines unités de la Force publique prennent officiellement le nom de gendarmerie. En parallèle existe une police territoriale chargée du maintien de l'ordre local, sous le contrôle des autorités administratives coloniales. Lorsque le Congo belge devient indépendant l'année suivante sous le nom de République du Congo, les bataillons de gendarmerie continuent de mener leurs missions.

Pendant la crise congolaise post-indépendance, la gendarmerie est soutenue par les Nations Unies, et reçoit des instructeurs nigérians et des fonds américains.

À partir de l'indépendance, les gouverneurs locaux forment de nouvelles forces de police, pour leur service particulier. En 1966, Mobutu rassemble toutes ces polices dans une police nationale, forte de et placée sous l'autorité du ministère de l'intérieur.

La gendarmerie zaïroise est créée par ordonnance-loi du président Mobutu Sese Seko du 31 juillet 1972, à partir de la police nationale et de la gendarmerie restée sous contrôle militaire. Toutes les forces de maintien de l'ordre sont maintenant rattachées au ministère de la défense, ce qui renforce le contrôle du président sur l'ordre public.

La gendarmerie est dissoute en juin 1997 par le président Laurent-Désiré Kabila, après sa victoire militaire sur Mobutu et sa prise du pouvoir.

Missions Les missions de la gendarmerie se confondent parfois de facto avec celles du reste des forces armées zaïroises, qui sont régulièrement déployées dans des rôles de sécurité intérieure. En 1984, la création de la Garde civile doublonne une seconde fois les missions de la gendarmerie. En pratique, les gendarmes agissent surtout par leurs extorsions d'argent sur les civils, et plus largement par leurs exactions.

Le maintien de l'ordre public au quotidien est souvent suppléé par d'autres organisations, en particulier le corps des activistes pour la défense de la Révolution (CADER), formé par la jeunesse du mouvement populaire de la révolution (JMPR), le parti unique zaïrois.

La gendarmerie est sous-entraînée et sous-équipée, comme le reste des forces armées zaïroises. Comme ceux des autres institutions zaïroises, les cadres supérieurs de la gendarmerie zaïroise sont changés quasiment tous les ans, afin d'éviter l'apparition d'un contre-pouvoir face à Mobutu.

Les estimations de la taille de la gendarmerie sont les suivantes : +Ouvrage (1979), Historical dictionary of the Democratic Republic of the Congo (2010)Central Intelligence Agency (1973) (1979)World Police and Paramilitary forces (1985) (1994)Année19601972197819851993Effectif

Références

Bibliographie . . . . . . .

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