Le ghetto de Konin est un ghetto juif rural polonais, créé par les nazis à l'automne 1939 à Konin, chef-lieu de l'arrondissement () du même nom, au sein du Reichsgau Wartheland. Après la déportation en d'environ la moitié des qu'elle accueille alors, l'autre moitié est confinée dans un ghetto, qui est liquidé en : ses habitants sont alors déportés dans des ghettos ruraux des environs, d'où ils seront transférés vers d'autres régions polonaises en ou exterminés dans les forêts des environs de Konin à l'automne 1941. Seuls environ de Konin survivent à la Shoah.
Histoire Contexte Konin, dans le powiat de Konin (à l'époque le de Konin au sein du Reichsgau Wartheland, territoire annexé par l'Allemagne), compte environ (en comptant les bourgades alentours) au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, soit environ un cinquième de la population locale.
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en , l'occupant organise une rafle surprise fin novembre ou début décembre, qui vise entre et , soit approximativement la moitié de la population juive. Ils sont rassemblés et conduits par camions à un point de rassemblement, d'où des camions les conduisent de nuit jusqu'à la gare, à partir de laquelle ils sont déportés, entassés dans des wagons à bétail, jusqu'à Ostrowiec Świętokrzyski, bien plus à l'est, dans le Gouvernement général de Pologne, au sein du district de Lublin, où ils parviennent le . Certains Juifs sont ensuite envoyés dans d'autres villes telles que Opatów, Gorzków ou Turobin..
Cette déportation vise à permettre au régime nazi d'accueillir dans les domiciles libérés des rapatriés depuis les territoires de l'Union soviétique ; d'autres Juifs demeurés à Konin sont également expulsés à cette fin. Les autorités allemandes détruisent également le cimetière juif de Konin et des bâtisses du quartier juif.
Création et liquidation du ghetto Dans la foulée de cette première déportation, un ghetto juif ouvert est créé par l'occupant à une date inconnue dans. Dès , les Juifs demeurés à Konin y sont déplacés de force. Un Judenrat et une police juive y sont fondés par les nazis, avec à la tête de cette dernière Józef Aberman, membre du Judenrat. Le ghetto se compose des rues Słowacki, Obronców Westerplatte, Zamkowa, Niecała, Mickiewicz, Kilinski et Plac Zamkowy, avant d'être progressivement réduit à la seule rue Grodzka.
Mi-, la quasi-totalité des Juifs encore présents à Konin sont déportés vers les trois ghettos ruraux de l'arrondissement, à Grodziek, Rzgów et Zagórów... Ils seront eux-mêmes liquidés l'année suivante : une partie des Juifs qu'ils abritent sont déportés en dans d'autres régions tandis que les autres sont assassinés en septembre ou dans deux forêts aux alentours de Konin.. Dans l'intervalle, certains Juifs déportés reviennent à Konin durant l'automne 1940 pour des travaux forcés.
En , l'arrondissement de Konin est déclaré Judenfrei. Selon le musée de l'Histoire des Juifs polonais, seuls de Konin survivent à la Shoah..
Konin accueille par la suite, en 1942-1943, un camp de travail forcé où sont exploités des Juifs extérieurs à la ville..
Références
Bibliographie
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