L’élection présidentielle bissau-guinéenne de 2026 se tient le en Guinée-Bissau afin d'élire le président de la république pour un mandat de cinq ans. Des élections législatives anticipées sont organisées le même jour.

Contexte

Les élections générales bissau-guinéennes de 2025 se déroulent dans le calme. Le taux de participation est alors annoncé à 65 %.. Un coup d'État militaire intervient cependant trois jours après le scrutin, avant que les résultats n'aient pu être annoncés. Le président sortant Umaro Sissoco Embaló et le candidat d'opposition Fernando Dias da Costa sont tous deux incarcérés par les militaires.

Le , des coups de feu éclatent à proximité du palais présidentiel. L'incident se produit en plein jour, dans un contexte déjà marqué par une forte nervosité trois jours après la tenue des élections présidentielle et législatives, dont les résultats sont toujours attendus pour le lendemain. Vers midi, le président sortant annonce à Jeune Afrique qu'un coup d'État est en train de se produire à son encontre. Quelques heures plus tard, l'armée annonce prendre le pouvoir et suspendre le processus électoral. Selon l'opposant Domingos Simões Pereira, des militaires ont tenté de prendre d'assaut le siège de la commission électorale pour la forcer à proclamer la victoire du président sortant, plutôt que de celle de Fernando Dias, qui aurait remporté le scrutin.

L'opposant Domingos Simões Pereira est également arrêté et détenu dans une base aérienne à Bissau. L'arrestation de Dias est également annoncée., avant que celui-ci n'annonce être dans un lieu sûr dans le pays. Le , Umaro Sissoco Embaló quitte le pays pour Dakar, via un avion affrété par le gouvernement sénégalais. Le , l'Union africaine suspend le pays de ses rangs, ainsi que la Cédéao..

Le , Embaló quitte le Sénégal pour la République du Congo.. Le , Dias obtient l'asile politique du Nigeria..

Par ailleurs, le fil des événements pousse certains observateurs à supposer que le putsch est factice dans le but d'interrompre le processus électoral. D'abord, Embaló, en contact avec des médias internationaux, annonce lui-même à ceux-ci qu'un putsch est en train de se produire. Ensuite, le chef de la junte, Horta Inta-A Na Man, et chef d'état-major de l'armée, est un proche du président. Lui aussi proche du président, Tomas Djassi, ancien chef d'état-major particulier du président, est devenu chef d'état-major de l'armée. Dinis Incanha, porte-parole de la junte, qui a annoncé la prise de pouvoir de celle-ci, est également un proche d'Embaló. Pour sa part, le Premier ministre, Ilídio Vieira Té, était directeur de campagne du président-candidat, tandis que la plupart des nouveaux ministres font partie des proches d'Embaló... Membre de la mission d'observation du scrutin, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan estime également que le putsch est , tandis que le Premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko le qualifie de .. Fernando Dias estime également que le putsch est factice..

Le , la commission électorale annonce ne pas pouvoir proclamer les résultats du fait de la destruction et de la confiscation du matériel électoral et des procès-verbaux par des hommes armés le jour du putsch.. Cette impossibilité est contestée par Fernando Dias , qui argue que les représentants des candidats ont obtenu des copies des procès-verbaux et qu'il connaît son score. Son constat sur l'existence des procès-verbaux est appuyé par des groupements de la société civile, qui estiment que la commission électorale est sous pression de la junte..

En , la junte annonce que la transition aura lieu au-delà de la période d'un an initialement annoncée.. Durant le même mois, le Conseil national de transition, installé par la junte, adopte une révision de la Constitution. Celle-ci met en place un régime présidentiel, tandis que l'Assemblée nationale populaire, que le président de la République a désormais le droit de dissoudre, est rebaptisée Assemblée nationale..

Mode de scrutin Le président de la Guinée-Bissau est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, et celui recueillant le plus de suffrages est déclaré élu.

Candidats Le 28 septembre 2026, l'ancien président Umaro Sissoco Embaló annonce sa candidature à l'élection présidentielle et son retour au pays pour le 4 octobre suivant..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Lien externe Présidence de la République de Guinée-Bissau

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