La est un type de poterie japonaise traditionnellement produit dans la préfecture de Shimane.

Description

Origine La céramique d’Iwami trouve son origine au milieu du dans la partie occidentale de la préfecture de Shimane (la région d’Iwami). Elle débuta lorsque des guerriers revenus des invasions japonaises de la Corée ramenèrent avec eux un potier coréen afin de produire des céramiques. La technique traditionnelle du « shinozukuri », propre à la céramique d’Iwami, apparut durant cette période et permit la fabrication de grandes pièces de céramique.

Histoire L’évolution de la céramique d’Iwami s’étend sur plusieurs siècles et est marquée par des avancées décisives dans les techniques de production. En 1765, l’introduction de véritables méthodes de fabrication de la porcelaine enrichit la tradition céramique de la région. Dans les années 1780, la production de céramiques connut un important essor, notamment avec de grandes pièces telles que des jarres à eau, sous l’influence d’artisans de la province de Bizen.

À la fin de l’époque d’Edo, la région de Gotsu devint un centre majeur de production céramique, particulièrement réputé pour ses élégantes jarres à eau. Durant l’ère Meiji, la production de masse de grandes jarres à eau prit de l’ampleur, illustrant l’évolution continue de la céramique d’Iwami.

Par ailleurs, la méthode particulière du « shinozukuri » demeura un élément essentiel du processus de fabrication, permettant la création de divers objets d’intérieur de grande taille, au-delà des seules jarres à eau.

Caractéristiques

La céramique d’Iwami est réputée pour sa grande solidité, sa faible absorption de l’eau ainsi que sa résistance au sel, aux acides et aux alcalis. Sa production comprend une grande variété d’objets, allant des célèbres jarres à eau (handō) aux objets du quotidien tels que les ustensiles pour le thé et la vaisselle de table.

Réalisées à partir d’une argile locale de haute qualité, proche de la porcelaine, ces pièces sont recouvertes soit d’un riche émail kimachi brun rougeâtre foncé, soit d’un émail transparent obtenu à partir de pierre de Yunotsu. Le processus de cuisson leur confère des teintes caractéristiques : une cuisson en atmosphère oxydante produit des tons ocre, tandis qu’une cuisson en atmosphère réductrice donne naissance à de remarquables nuances bleues.

Etapes de production

Mélange de l’argile puis séchage pendant six mois ou davantage. Déshydratation de l’argile lévigée afin d’éliminer les impuretés. Pétrissage en « chrysanthème » permettant de chasser les bulles d’air et d’assurer une répartition homogène de l’humidité. Façonnage au tour, à la main ou au moyen de techniques de plaques. Séchage complet des pièces façonnées. Première cuisson de dégourdi à environ 800 °C. Application de l’émail sélectionné. Trempage des petites pièces céramiques dans la solution d’émail. Chargement précis des poteries dans le four. Cuisson à haute température, entre 1250 °C et 1280 °C, produisant des céramiques solides aux finitions soignées.

Références

Liens externes http://www.pref.shimane.lg.jp/industry/syoko/sangyo/dentou_kougei/kougei/kougei_03.html

Catégorie:Style de céramique japonaise