Auguste Louis Bertin de Blagny, seigneur de Pont de Vaux, né le à Paris où il est mort le , est un magistrat et haut fonctionnaire français.
Biographie Fils de Louis Charles Bertin de Blagny, conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes, trésorier et receveur général des parties casuelles († 1742) et de Marie Anne Le Boulanger de Montigny, Bertin de Blagny est le petit fils de Pierre Vincent Bertin, également receveur général des parties casuelles.
En 1742, il succède à son père comme receveur général des parties casuelles, jusqu'en 1788..
En 1749, il est élu membre associé de l'Académie royale des Inscriptions et belles-lettres.
À la fin des années 1750, il crée, pour sa maitresse, l'actrice Mademoiselle Hus, sociétaire de la Comédie-Française, une sorte de conservatoire de théâtre, qu'il installe en achetant en 1757 une folie à Passy, près de Paris, la Folie Bertin, ancienne maison du peintre Noël Hallé, puis de Jean de JulienneSur l'actuel site de la maison de Balzac .
Mademoiselle Hus a tenu, à la Folie Bertin, un salon où se réunissaient les opposants aux Encyclopédistes, salon que Diderot fustige dans Le Neveu de Rameau sous le nom de « Ménagerie Bertin. ». En 1761, il se sépare de Mademoiselle Hus.
Il devient ensuite conseiller d'État. En 1782, il est aussi trésorier et intendant des ordres du Roi, en particulier de l'Ordre du Saint-Esprit.
Par contrat passé, le , il achète, moyennant , le duché de Pont de Vaux, dans la Bresse. À la demande des habitants, il entreprend en 1779 de faire creuser à ses frais, sous la direction de l'architecte Léonard Racle, un canal devant, à la place de la rivière Reyssouze, relier, sur 3,5 kilomètres, la Saône au port de Pont de Vaux, afin de favoriser le transport des marchandises et le commerce avec les environs. Les travaux du Canal de Pont de Vaux sont interrompus par sa mort, en 1792, et ne seront achevés que sous la Monarchie de Juillet.
Hommages vignette|redresse|Plaque de la Place Bertin, à Pont de Vaux. Une place de Pont de Vaux, la place Bertin, porte son nom.
Effigies
Son portrait à été fait au pastel par Jean-Baptiste Lefevre. Un autre portrait de lui est exposé au Musée Chintreuil de Pont de Vaux.
Mariage et descendance Il épouse par contrat passé le 6 novembre 1763, Caroline Bertrande Chapelle de Jumilhac de Cubjac (Cubjac, 15 juillet 1745 - Lyon, 11 novembre 1815), fille d'Antoine Chapelle de Jumilhac, seigneur de Cubjac, gouverneur de la Bastille, chevalier de Saint-Louis, et d'Anne Constance Bertin. Elle était la sœur d'Henri François Joseph Chapelle de Jumilhac et la nièce d'Henri Léonard Jean Baptiste Bertin, marquis de Bourdeilles, lieutenant général de Police, intendant des Finances, Ministre d'État, dont la famille, originaire de Guyenne, n'a pas de parenté connue avec les Bertin de Blagny. Deux enfants sont issus de ce mariage, apparemment morts jeunes car ils ne figurent pas dans la succession de leur père :
Antoine Joseph Bertin de Blagny, né en 1770 ; Constance Marie Victor Bertin de Blagny, né en 1772.
Avant son mariage, il a aussi :
Nicole Françoise Adélaïde Bertin d'Antily (Versailles, 29 mars 1756 - Paris, Montmartre, 15 février 1840), fille de Mademoiselle Hus, mariée avec Alexandre Auguste Robineau, musicien, artiste peintre (1747-1828) ; Auguste Louis Bertin d'Antilly (Paris, 1763 - Saint-Petersbourg, 1804), homme de lettres, émigré.
Références
Catégorie:Membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres Catégorie:Naissance en juillet 1725 Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en novembre 1792 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès à 67 ans