La Société allemande d’études celtiques, ou DGKS, sigle de son nom allemand la Deutsche Gesellschaft für Keltische Studien, est un institut scientifique allemand, fondé en .
Sa création est inspirée par l’Abwehr (services secrets de la Wehrmacht) et la SD (services secrets de la SS).
Elle compte parmi ses membres fondateurs : du côté politique :
Hans-Otto Wagner ; Werner Best, qui a aussi participé à la création de la Gestapo ; du côté scientifique : Friedrich Mülhausen Leo Weisgerber.
Elle travaille en collaboration avec l'Ahnenerbe (Institut culturel nazi spécialisé dans l’« héritage des ancêtres »). Elle procure une couverture culturelle à des activités de l’Abwehr, notamment de sabotage et d’encouragement à l’insurrection des minorités.
Divers travaux historiques (Alain Déniel) ne mentionnent pas de liens financiers entre cet Institut et le nationalisme breton. Des travaux plus récents non plus, ainsi ceux de Kristian Hamon mais il s'agit d'historiens autonomistes. En revanche, Françoise Morvan précise les liens entre les services secrets allemands encourageant l'autonomisme breton (Breiz Atao et des groupuscules politiques), ou d’autres minoritésFrançoise Morvan, Le Monde comme si, Actes Sud, 2002.
Les réseaux constitués durant les années 1930 sont repris dès le début de la guerre et deviennent des réseaux de collaboration : ainsi d’Olivier Mordrel, François Debeauvais et la grande majorité des responsables du mouvement nationaliste breton, alors subventionné par l'occupant.
Références
Voir aussi
Articles connexes Institut celtique de Bretagne
Bibliographie , Lionel Boissou, « L’Allemagne et le nationalisme breton (1939-1945) », in Bretagne et identités régionales durant la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de Christian Bougeard, Centre de recherches bretonnes et celtiques, . Brest, 2002,
Catégorie:Troisième Reich Catégorie:Histoire culturelle de l'Allemagne