Le diocèse de Montemarano () est un diocèse supprimé et un évêché titulaire de l'Église catholique.

Territoire Le diocèse comprenait les territoires des communes actuelles de Montemarano, Volturara, Castelfranci et Castelvetere. Le siège épiscopal était situé dans le village de Montemarano, où l'église de l'Assomption de la Vierge Marie faisait office de cathédrale.

Histoire Le diocèse de Montemarano est mentionné pour la première fois dans la bulle par laquelle le pape Étienne IX le 24 janvier 1058Kehr, « Italia pontificia », IX, p. 58, n° 24. confirme à l'archevêque Udalrico de Bénévent ses droits métropolitains, en ajoutant aux diocèses suffragants précédents, énumérés dans la bulle du pape Léon IX de 1053, d'autres diocèses, dont celui de MontemaranoKehr, « Italia pontificia », IX, p. 58, n° 23..

Le diocèse est probablement érigé entre 1053 et 1058, à la suite de la fortification menée par les Normands au milieu du , qui consiste à regrouper de petits hameaux dispersés sur des hauteurs facilement défendables, afin de contrôler la vallée du CaloreExtrait du site « Beweb - Beni ecclesiastici in web »..

Le premier évêque connu est saint , consacré dans la cathédrale de Salerne par Roffredo, archevêque de Bénévent, sur mandat du pape Grégoire VIIKehr, « Italia pontificia », IX, pp. 132-133, n° *1 et *2., et qui meurt en odeur de sainteté le 14 avril 1095. Un évêque anonyme, mentionné par Cappelletti“'Le Chiese d'Italia…”', XX, p. 408., prend part en 1119 au transfert des reliques de plusieurs saints effectué par le métropolite Landolfo de Bénévent. Vient ensuite l'évêque Giacomo , qui, au mois de juillet 1158, assiste à la donation de l'église de San Giovanni di Gualdo faite par Simone di Tivilla, seigneur de Montella. La succession épiscopale de Montemarano ne devient continue et moins lacunaire qu'à partir de la fin du . Vers le milieu du , le diocèse connaît une période de graves dissensions internes provoquées par la division du chapitre de la cathédrale, qui conduit à une double élection : Pietro, qui est confirmé par le métropolite Arnaldo de Bénévent, et Angelo Audini, qui fait appel au Saint-Siège pour faire reconnaître sa légitimité. En raison du décès du pape Jean XXII (1334), les choses traînent en longueur et ce n'est qu'en 1340 que le pape Benoît XII met fin à la controverse en donnant raison à l'évêque Pietro, qui est confirmé dans son siègeD'Avino, « Cenni storici sulle chiese… », p. 500. Cappelletti, « Le Chiese d'Italia… », XX, p. 409. Eubel, « Hierarchia catholica », I, p. 348, note 3..

Parmi les évêques du , le franciscain espagnol Antonio Gaspar Rodríguez (1552-1570) se distingue particulièrement ; il prend part au concile de Trente, convoque plusieurs synodes diocésains pour l'application des décrets conciliaires, notamment en matière de discipline ecclésiastique, et qui, en 1570, est promu au siège archiépiscopal de Lanciano. Son successeur, Marcantonio Alferio (1571-1595), est le premier à effectuer une visite ad limina, laissant à la postérité un rapport, le premier connu, sur l'état du diocèse. Il convient également de mentionner d'autres évêques : Marcantonio Genovesi (1603-1611), célèbre jurisconsulte, dont on conserve les actes des synodes qu'il célèbre chaque année pendant son séjour à Montemarano ; Giuseppe Labonia, qui gouverne l'Église de Montemarano pendant cinquante ans, de 1670 à 1720, et se distingue par sa charité envers les pauvres et les orphelins ; Giovanni Ghirardi (1726-1745), qui fait reconstruire la cathédrale, solennellement reconsacrée en 1727, et convoque de nombreux synodes diocésains. Le dernier évêque est (1774-1805), qui « n'avait son pareil en matière de doctrine, de piété et de prudence »D'Avino, “'Cenni storici sulle chiese…”', p. 502..

À la suite du concordat, le 27 juin 1818, le diocèse est supprimé par la bulle du pape Pie VII et son territoire est rattaché à celui du diocèse de NuscoGiuseppe Cappelletti, Le Chiese d'Italia della loro origine sino ai nostri giorni, vol. XIX, Venezia 1864, pp. 44–83.

Depuis 1968, Montemarano figure parmi les évêchés titulaires de l'Église catholique ; depuis le 28 novembre 1998, l'archevêque titulaire, à titre personnel, est le nonce apostolique Salvatore Pennacchio, président de l'Académie pontificale ecclésiastique.

Évêques

Bibliographie Ferdinando Ughelli, Italia sacra, vol. VIII, seconda edizione, Venezia, 1721, coll. 332-344 Antonio Sena, Cenno istorico-cronologico sulla città di Montemarano, Napoli, 1846 Vincenzio d'Avino, Cenni storici sulle chiese arcivescovili, vescovili e prelatizie (nullius) del Regno delle Due Sicilie, Napoli, 1848, pp. 499-502 Giuseppe Cappelletti, Le Chiese d'Italia dalla loro origine sino ai nostri giorni, vol. XX, Venezia, 1866, pp. 407-412 , Italia Pontificia, IX, Berolini, 1962, pp. 132-133 , Kirche und Monarchie im staufischen Königreich Sizilien. Prosopographische Grundlegung. Bistümer und Bischöfe des Königreichs 1194-1266. 1. Abruzzen und Kampanien, München, 1973, pp. 283-285 Pius Bonifacius Gams, Series episcoporum Ecclesiae Catholicae, Graz, 1957, p. 900 Konrad Eubel, Hierarchia Catholica Medii Aevi, vol. 1, p. 348; vol. 2, p. 195; vol. 3, p. 249; vol. 4, p. 247; vol. 5, p. 274; vol. 6, p. 295 Bolla De utiliori, in Bullarii romani continuatio, Tomo XV, Romae 1853, pp. 56-61

Références

Liens externes

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