Louis Philippe Houndégnon, de son vrain nom Louis Philippe Sessi Houndégnonné le à Ouinsi dans la commune de Dassa-Zoumè au Bénin, est un haut fonctionnaire, ancien directeur général de la Police nationale du Bénin sous la présidence de Thomas Boni Yayi en 2013, puis promu en 2015 au grade d'inspecteur général de police, un rang équivalent à celui de général de brigade. Il se fait notamment connaître pour son implication dans la gestion des dossiers relatifs à la tentative d'empoisonnement du président Boni Yayi en 2012 et à la tentative de coup d'État présumée de 2013. À l'arrivée au pouvoir de Patrice Talon en 2016, il voit son grade d'inspecteur général de police annulé en 2019, au même titre que celui de Nazaire Ahofodji Hounnonkpè son prédécesseur à la tête de la Police nationale, Nazaire Ahofodji Hounnonkpè.

Biographie

Formation et parcours professionnel Louis Philippe Houndégnon naît le 22 juillet 1971 à Ouinsi , localité situé dans la commune de Dassa-Zoumè au Centre du Bénin. Titulaire de deux diplômes d'études approfondies (DEA), dont un en droit public fondamental de la faculté de droit et de science politique de l'université d'Abomey-Calavi,

Pendant la gouvernance du président Boni Yayi il est nommé directeur général de la police nationale du Bénin en avril 2013 par le président Thomas Boni Yayi, avec le grade de contrôleur général de police, succédant à Osséni Maïga Anki Dosso, parti à la retraite.

Cette promotion a été attaquée en justice par d'autres officiers supérieurs qui estimaient que les conditions légales d'accès au grade n'avaient pas été respectées, notamment en matière d'ancienneté et de procédure. Après examen du recours, la chambre administrative de la Cour suprême a annulé le décret de nomination, considérant qu'il s'agissait d'une « attribution fantaisiste de grade » selon les termes rapportés par plusieurs médias béninoishttps://lanouvelletribune.info/2019/05/benin-la-cour-supreme-statue-sur-un-recours-en-annulation-de-grade-des-generaux-houndegnon-et-hounnonkpe/..

En novembre 2015, il quitte la direction générale de la police nationale et est nommé directeur de cabinet du ministre de l'intérieur et de la Sécurité publique et des cultes. Il est remplacé par le Contrôleur général de police Didier Atchou, qui prend officiellement ses fonctions en décembre 2015. Après l'élection de Patrice Talon à la présidence de la République en 2016, il est relevé de ses fonctions dans le cadre du renouvellement de l'administration gouvernementale.

Pendant la gouvernance du président Patrice Talon Le 25 juillet 2018, le conseil des ministres le nomme secrétaire permanent de la commission nationale de lutte contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme puis le suspendu le 28 juin 2019 à la suite d'une décision administrative évoquant des manquements disciplinaires.

Mise à la retraite d'office Le , il figure parmi plusieurs centaines d'officiers et sous-officiers de la Police républicaine admis à la retraite d'office dans le cadre d'une mesure de restructuration des effectifs. Cette décision suscite des réactions dans l'opinion publique, l'ancien directeur général contestant publiquement la légalité et l'opportunité de la mesure.

Affaires judiciaires En novembre 2024, il est interpellé puis placé sous mandat de dépôt dans le cadre d'une procédure engagée devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le ministère public lui reproche notamment des faits d'incitation à la rébellion et de harcèlement par voie électronique. En avril 2025, lors du procès en première instance, le parquet spécial requiert une peine de deux années d'emprisonnement ferme à son encontre. L'affaire est ensuite portée devant la chambre d'appel de la CRIET.

Notes et références

Catégorie:Naissance en juillet 1971 Catégorie:Haut fonctionnaire béninois