La famille de Baritault, dont la branche subsistante est connue sous le nom de Baritault du Carpia, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Saint-Macaire, en Guyenne. Elle appartient à la noblesse parlementaire de Guyenne et a notamment possédé le château du Carpia, en Gironde.
Sa filiation est établie depuis Geoffroy de Baritault, conseiller du roi au présidial de Guyenne au début du .. Jean de Baritault, avocat général à la Cour des aides de Guyenne, achète la terre et le château du Carpia en 1641, puis obtient en février 1661 des lettres royales anoblissant sa maison et ses biens. La famille de Baritault du Carpia est admise à l'Association d'entraide de la noblesse française le ..
Histoire Origines La famille de Baritault est originaire de la ville de Saint-Macaire, en Guyenne. Son premier auteur connu est Mathurin Baritaut, jurat de cette ville en 1494. Une étude publiée en 2012 dans la Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde rattache son histoire à six siècles de présence en Guyenne..
Chaix d'Est-Ange distingue cette famille de Guyenne d'une famille homonyme de Baritaud ou Baritault, implantée au Moyen Âge dans le Bas-Poitou, avec laquelle il n'établit pas de lien.
La filiation retenue commence avec Geoffroy de Baritault, conseiller du roi au présidial de Guyenne par provisions du , marié le à Marie Dupérier. Il est reçu bourgeois de Bordeaux le . Ses deux fils, Jean et Geoffroy de Baritault, sont maintenus dans leur noblesse le par arrêt des commissaires généraux députés par le roi pour le règlement des tailles en Guyenne.
Le Carpia et la branche aînée Jean de Baritault, fils aîné de Geoffroy, épouse en 1633 Marie de Borie. Il est pourvu de la charge anoblissante de conseiller du roi, avocat général à la Cour des aides de Guyenne. Le , il achète pour 8 300 livres la terre et le château du Carpia, situés dans la paroisse de Castillon-de-Castets, aujourd'hui dans la commune de Castets et Castillon.
En février 1661, il obtient des lettres royales anoblissant à son profit sa maison et ses biens, et les exemptant de toute imposition. Il fait son testament le et laisse notamment trois fils, Geoffroy, Jean-Éléazar et Jean-Joseph de Baritault, auteurs des trois rameaux de la branche aînée.
Le château du Carpia, dont les parties les plus anciennes remontent à la fin du ou au début du , est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du ..
Branches La famille de Baritault se divise en plusieurs branches, notamment celles de Soulignac, du Carpia, d'Arbis, de Campelatte, du Vignau et une branche protestante..
La branche de Soulignac descend de Geoffroy de Baritault, fils de Jean de Baritault. Son descendant François de Baritault, né en 1674, conseiller au Parlement de Bordeaux, achète en 1746 la seigneurie de Soulignac, en Benauges. Jean de Baritault, seigneur de Soulignac, né en 1747, conseiller au Parlement de Bordeaux, prend part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Bordeaux et est guillotiné en juillet 1794.
La branche du Carpia descend de Jean-Éléazar de Baritault, marié à Marie de Pomiès et institué héritier universel par son père. Son petit-fils Jean de Baritault, seigneur du Carpia et de Tersac, baptisé à Castillon en 1742, prend part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Bazas. Son fils Jean-Henri de Baritault du Carpia, né en 1799, est marié en 1828 à Antoinette de Calvimont. Cette branche est la branche subsistante admise à l'Association d'entraide de la noblesse française en 1961.
La branche issue de Jean-Joseph de Baritault est maintenue dans sa noblesse le par jugement de M. de Bezons, intendant. Une autre branche, issue de Geoffroy de Baritault, seigneur de Campelatte, est maintenue en 1635 et se perpétue dans les environs de Blaye.
Fonctions et implantation sociale La famille de Baritault compte plusieurs membres dans les offices judiciaires de Guyenne. Chaix d'Est-Ange lui attribue trois avocats généraux à la Cour des aides de Bordeaux et quatre conseillers au Parlement de Guyenne, dont Godefroy de Baritault, président de l'Académie de Bordeaux.
Elle compte également des officiers, dont plusieurs chevaliers de Saint-Louis. Plusieurs membres prennent part aux assemblées de la noblesse de Bordeaux et de Bazas en 1789.
Au , Jean-Henri de Baritault du Carpia, marié en 1850 à une demoiselle du Cheyron, est conseiller général de la Gironde et propriétaire du domaine du Carpia et du château de Roquetaillade. Le domaine de Roquetaillade, dont le château neuf est restauré et transformé par Eugène Viollet-le-Duc et Edmond Duthoit entre 1860 et 1870, est classé au titre des monuments historiques..
Liens de filiation entre les branches et les personnalités La filiation simplifiée ci-dessous présente les principales branches mentionnées dans l'article. Elle ne reprend pas l'ensemble de la descendance familiale.
Personnalités Jean de Baritault, avocat général à la Cour des aides de Guyenne, acquéreur de la terre et du château du Carpia en 1641, bénéficiaire de lettres royales en février 1661. Jean de Baritault, seigneur de Soulignac, né en 1747, conseiller au Parlement de Bordeaux, représentant de la noblesse de Bordeaux en 1789, guillotiné en juillet 1794. Jean-Henri de Baritault du Carpia, conseiller général de la Gironde au , propriétaire du domaine du Carpia et du château de Roquetaillade. Anne-Marie de Brem, née Anne-Marie de Baritault du Carpia en 1932, conservatrice générale honoraire du patrimoine et historienne de l'art, directrice du musée de la Vie romantique de 1987 à 1998...
Possessions La famille de Baritault est principalement associée au château du Carpia, à Castets et Castillon, acquis en 1641 par Jean de Baritault. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2004.
Elle est également liée, à partir du , au château de Roquetaillade, à Mazères, dont Jean-Henri de Baritault du Carpia est propriétaire au . Le domaine de Roquetaillade est classé au titre des monuments historiques ; le château neuf est restauré et transformé au par Eugène Viollet-le-Duc et Edmond Duthoit.
Armes Les armes données par Gustave Chaix d'Est-Ange pour la famille de Baritault se blasonnent : d'azur à une aigle à deux têtes d'argent.
Chaix d'Est-Ange mentionne également une couronne de comte et deux lions comme supports.
Alliances Les principales alliances de la famille de Baritault sont notamment : de Fayet, du Périer (1603 et 1670), de Guyonnet (1688), de Malvin-Montazet (1739), de Pomiès (1696), de Gascq (1737), de Calvimont (1828), de Fayolle (1852), du Cheyron (1850), Cornette de Venancourt (1891), Moreau de Montcheuil (1880), de Rolland (1873), de Vassal, de Crépelène (1797 et 1854), d'Arche (1818), de Bordes de Fortage (1650), de Lavergne de Peyredoulle (1763) et de Perpigna (1780).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . . .
Articles connexes Château du Carpia Château de Roquetaillade Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Noblesse française
Liens externes
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