Les glaçures de la céramique japonaise regroupent l'ensemble des revêtements vitrifiés utilisés dans la production céramique au Japon, qu'il s'agisse de grès, de faïences ou de porcelaines. Désignées en japonais par les termes ou , elles jouent un rôle essentiel tant dans les propriétés techniques des céramiques que dans leur aspect esthétique.

Développées sous l'influence de traditions locales et d'apports venus de Chine et de Corée, elles se caractérisent par une grande diversité de compositions, de couleurs et d'effets de surface. Parmi les plus connues figurent les glaçures de cendres (hai-yū), les glaçures au fer (tetsu-yū), les glaçures tenmoku, shino et oribe. Leur évolution est étroitement liée à l'histoire des fours japonais, des centres de production céramique et de la cérémonie du thé.

Terminologie En français, les termes couverte, glaçure et émail sont parfois employés comme synonymes dans le langage courant. Dans la littérature technique, certains auteurs, notamment Herbert Sanders, établissent cependant une distinction : la couverte désigne tout revêtement vitrifiable appliqué sur une céramique ; la glaçure est réservée à certaines couvertes transparentes ; l'émail désigne une couverte opacifiée par l'ajout de certains constituants, notamment l'oxyde d'étain. Dans la littérature consacrée à la céramique japonaise, le terme glaçure est toutefois le plus fréquemment employé comme terme générique.

Techniques d'applications En céramique japonaises, il existe plusieurs techniques d'application de la glaçure appelée de manière générique des . Les quatre principales sont :

application par trempage (immersion) : application par coulée : application par pulvérisation : application au pinceau : superposition de glaçures : Donko Projection de glaçure Incrustation de couverte

Classification de glaçures japonaises

Classification selon la composition Les glaçures peuvent être classées selon leur principal constituant ou selon l'agent responsable de certaines propriétés particulières, comme l'opacification.

, aussi appelée glaçure plombifère

Classification selon leur agent colorant Les glaçures peuvent également être classées selon l'agent colorant utilisé. Les oxydes métalliques incorporés à la glaçure produisent des couleurs variées en fonction de leur nature, de la composition de la glaçure et des conditions de cuisson.

, aussi appelée glaçure ferrugineuse

Kinyo-yū Glaçure céladon

, aussi appelée glaçure stannifère Glaçures au cobalt

autres glaçures bleues au cobalt

Classification selon la couleur Les glaçures peuvent enfin être classées selon la couleur qu'elles présentent après cuisson. Cette couleur résulte de l'interaction entre la composition de la glaçure, les oxydes colorants utilisés et les conditions de cuisson, notamment l'atmosphère oxydante ou réductrice du four.

Classification selon l'aspect obtenu Certaines glaçures sont définies par l'effet visuel ou la texture particulière qu'elles produisent après cuisson, indépendamment de leur composition chimique ou de leur couleur dominante.

: craquelure de la glaçure

Classification selon la technique d'application Certaines glaçures sont caractérisées par la manière dont elles sont appliquées sur la pièce plutôt que par leur composition ou leur couleur.

Principales familles historiques de glaçures japonaises Les principales glaçures historiques japonaises sont :

Classification selon le centre de production (ou l'origine géographique) Certaines glaçures sont identifiées par rapport à leur centre de production, ou leur origine géographique :

Glaçure de Ryūmonji Glaçure d'Agano Glaçures de Karatsu

Glaçures de Seto Glaçure Satsuma

Voir aussi Céramique japonaise

Références

Catégorie:Glaçure de céramique japonaise