Abu Nawas est un film malaisien réalisé par Cyril Randall en 1954. Il raconte l'histoire d'un enlèvement par des terroristes communistes.
Production Abu Nawas est le premier long métrage (82 minutes) filmé dans la région malaisienne du Kuala Lumpur, à Malacca.
Il est réalisé par Cyril Randall, écrit par Tom Wood, et produit par la Malaysian Film Unit (MFU), un organisme audiovisuel gouvernemental. D'abord intitulé The Adventure of Yacob, il sort en 1954 sous le nom Abu Nawas, et est aussi connu sous le nom The Hero. Il contient le premier effet spécial utilisé dans le cinéma malaisien : la reproduction d'un aéroport militaire aperçu à travers la fenêtre d'un bureau. Il est réalisé par Gillie Potter et Robert Goh Meng Huat, « le premier animateur malaisien ».
Tom Wood s'inspire du cinéma malaisien de Singapour pour écrire le scénario. La MFU engage les musiciens singapouriens Wandy Yazed et Zubir Said pour composer la bande originale. Les deux acteurs principaux sont des chanteurs populaire de Singapour : Nona Asiah et Ismail Mukassim, qui tombent amoureux sur le tournage et se marient par la suite.
À cette époque, la MFU produit des films destinés à stopper les révoltes communistes dans un effort de propagande. Il s'agit de mener une « guerre psychologique » à travers les media.
Scénario La première scène du film représente une écolière assise près d'une rizière. La scène suivante montre une femme qui étend le linge en chantant que la vie est belle en Malaisie. C'est un documentaire dramatique qui raconte l'histoire d'une famille malaise kidnappée par des terroristes communistes. Grâce à Abu Nawas (le protagoniste, joué par Ismail Mukassim) et à la police, la famille est libérée et les terroristes dispersés.
Le scénario suit le format classique des films malais de l'époque : il est pensé pour l'audience malaise.
Réception Dans les années 1950, Abu Nawas est projeté au Musée d'Art Moderne de New York et au théâtre du British Council à Londres, au sein d'une collection de films intitulée « Débarrasser la Malaisie du communisme ».
En 2020, le film est vu à travers le prisme décolonial comme une « perpétuation des stéréotypes et des dynamiques de pouvoir » entre l'Empire britannique et la population malaisienne : « Les britanniques identifient les trois races principales de la Malaisie à leur fonctions dans l'économie : les Malais sont les bons agriculteurs, les Indiens des ouvriers et les Chinois des hommes d'affaires ».
Annexes
Filmographie
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Notes et références
Catégorie:Film malaisien en noir et blanc Catégorie:Film dramatique malaisien Catégorie:Film de propagande anticommuniste