La villa Beït-Rahat, anciennement villa Carantilly ou chalet Minchin est une villa située au , avenue du Stade Nautique et au , avenue Trespoey à Pau, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est construite à la demande du comte Alexandre de Mons de Carantilly pour son épouse alors malade de la tuberculose à partir de 1851 et s'appelle alors le chalet Minchin.

Elle est renommée villa Beït-Rahat (maison du repos en arabe) en 1906, par sa troisième propriétaire, miss Helen Butchart.

Propriété de la ville de Pau à partir de 1958, elle est cédée par cette dernière en 2025, en vue de sa transformation en clinique privée dont l'achèvement des travaux est prévu pour 2027.

Histoire Fin 1850, le comte Alexandre de Mons de Carantilly, acquiert un vaste terrain d'environ 6 hectares en vue d'y construire une retraite pour sa femme Anastasie qui viens de contracter la tuberculose. Cette dernière, dévote, demande qu'une partie du terrain, d'environ 2,5 hectares, soit cédée et allouée à la construction d'un monastère.

Le , les religieuses du Carmel quittent Oloron pour Pau, entrant dans des lieux encore en construction. La villa, dont les travaux avaient commencé en 1851 sont également terminés l'année suivante.

Malheureusement, la comtesse décède le , des suites de la tuberculose, en la maison de son médecin, le Dr. Pédecoix, rue Henri-IV à Pau, n'ayant pas pu voir l'achèvement du monastère qui ne sera achevé que l'année suivante. Après la mort de son épouse, le comte n'y résidera jamais et mets alors la villa en location.

Ce dernier décède le , des suites de la petite vérole qu'il avait contracté en allant chercher le corps de son neveu, tombé durant la bataille de Dreux.

La fille unique du couple, Philomène, mariée en 1859, au baron Jean-Marie de La Broïse, n'y résidera pas non plus et continue la mise en location de la villa. Le couple a une fille unique en 1862, qui décède malheureusement un an plus tard. La baronne de La Broïse décède à son tour en 1887, en son château du Petit-Jars, dans l'orne.

Son époux, vend tout d'abord 3 hectares de terrain à Georges Nitot, arrière-petit-fils de Marie-Etienne Nitot, fondateur de Chaumet et joailler personnel de l'empereur Napoléon Ier, en vue de la construction de la villa Nitot, voisine, en 1887.

Le baron finit par vendre la villa à Louis Cadot de Villemomble, Premier président de la cour de Pau qui en garde la propriété jusqu'en 1905. Avant de s'en séparer, ce dernier confie à son notaire, Me. Rigoulet, le soin de disperser le mobilier garnissant la villa au cours d'une vente survenue en novembre 1905.

La villa est investie à l'été 1906, par une extravagante et richissime femme d'origine australienne, miss Helen Butchart, restée célibataire. C'est elle qui donne à la villa son nom actuel, Beït-Rahat, que l'on peut traduire de l'arabe par "Maison du Repos". Cette dernière, grande voyageuse, ayant vécu quelque temps à Alger, alors sous protectorat français, ce qui aura peut-être inspiré ce choix. Cette dernière acquiert également la villa Nitot, voisine, destinée à la location. Habituée des mondanités paloises, elle y organise de nombreuses fêtes et évènements jusqu'à sa disparition survenue dans la villa le . Les ayant-droit de miss Butchart vendent les deux villas à Marie-Berthe Caroou-Canton. Cette dernière vend cependant la villa Nitot à la ville de Pau en 1949 en vue de sa transformation en internat de jeunes filles.

Marie-Berthe Caroou-Canton est expropriée par la ville de Pau en 1958, en vue d'agrandir le terrain de l'internat de jeunes filles. Cette expropriation intervient également dans le cadre du percement de l'actuelle avenue du stade-nautique, dont les travaux commencèrent en 1959, et qui empiète sur une partie du terrain de la villa et d'une partie de celui des villas San Carlos et Nitot, et qui conduira également à la construction du stade nautique en 1964, situé en contre-bas, sur des terrains qui appartenaient également à madame Caroou-Canton.

Entre 1963 et 2015, les villas Beït-Rahat et Nitot ne forment qu'une seule entité, propriétés de la ville de Pau.

Entre 1958 et 2015, la villa sert à diverses associations avant d'être abandonnée durant une dizaine d'années. Plusieurs projets de cession sont évoqués, notamment un échange avec la famille Heïd, contre 20 hectares de terrain en bordure du gave en 2021.

La villa est finalement vendue fin 2025, à deux chirurgiens esthétiques, en vue de sa transformation en clinique privée dont l'ouverture en prévue en 2027. Le square George-Besson et le jardin de Kōfu Le square est créé en 1958, à la suite de l'expropriation de la villa et porte son nom actuel, square George-Besson, depuis une décision du conseil municipal sous la mandature du maire André Labarrère en 1975, en hommage à George Besson, ancien responsable des espaces verts de la ville de Pau.

Le jardin de Kōfu est également créé par le maire André Labarrère, en 2005, en hommage au jumelage de la ville de Pau avec la ville de Kōfu au Japon.

Le , une plaque commémorative est dévoilée dans le square George-Besson, par le maire Jérôme Marbot, en hommage au génocide arménien.

Références

Voir aussi

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