Cet article présente la chronologie de la guerre civile soudanaise depuis 2023.

2023

Bilan stratégique de l'année Si l'année 2023 s'achève sur un renversement de la situation en faveur du général Dogolo. une victoire rapide et totale reste difficilement envisageable pour ce dernier, car l'armée ayant distribué des armes aux populations de la vallée du Nil ces dernières se tiennent prêtes à défendre leurs villes et leurs villages, et refuseront d'accepter l'autorité d'un général du Darfour. En outre, Dogolo a largement exploité les divisions ethniques et le suprématisme arabe pour rallier des combattants, ce qui exclut toute possibilité de soutien du reste de la population, par ailleurs excédée par sa politique de la terre brûlée.

2024

Bilan stratégique de l'année

2025

Bilan stratégique de l'année À la fin de l'année 2025, les FSR contrôlent environ un tiers du territoire soudanais, notamment la quasi-totalité du Darfour, à l'exception de quelques poches tenues par des groupes tribaux neutres. Les principaux changements territoriaux de l'année sont la reprise de Khartoum en mars par l'armée soudanaise et la prise d'El Fasher par les FSR en octobre, tandis que la région du Kordofan est devenu l'épicentre du conflit.

Selon le chercheur Roland Marchal, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes sur le prix payé par les populations civiles. Ce constat est corroboré par le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk, qui déclare que l’année 2025 a connu . Ce dernier évoque un bilan de identifiés, mais ce chiffre parait dérisoire sachant que les massacres qui ont suivi la prise d'El Fasher en ont à aux seuls plus de . La difficulté d'identifier les victimes dont les tueurs font souvent disparaître les corps dans des fosses communes ou par crémation oblige l'ONU à donner un bilan qu'elle sait sous-estimé, mais qui révèle néanmoins une forte hausse du nombre de victimes civiles tuées.

Une des raisons de ce bilan est la « dronisation » massive du conflit du fait de l'accélération des livraisons étrangères aux deux belligérants : des drones chinois Sunflower 200 sont livrés par les Émirats arabes unis aux FSR, Wing Loong II et FH-95, tandis que l'armée soudanaise reçoit des drones iraniens Shahed 136 et turcs Bayraktar TB2. Bien que les deux camps soient massivement approvisionnés, les drones reçus par l'armée sont de meilleure qualité et plus sophistiqués, ce qui lui maintient une supériorité aérienne. Les deux camps stationnent une partie de leurs drones à l'étrangers pour les protéger de frappes aériennes lorsqu'ils sont au sol : pour les FSR, la base libyenne de Koufra à environ 300 km de la frontière soudanaise, et pour l'armée, une base située au sud-ouest de l'Égypte, à environ 60 kilomètres de la frontière soudanaise. Sur l'ensemble de l'année 2025 au Soudan, l'ACLED documente 515 frappes de drones provoquant la mort de 2670 personnes, civils et combattants. Les deux camps ciblent des infrastructures comme les hôpitaux, les barrages, les écoles, les marchés et les camps de réfugiés, ce qui rend les drones particulièrement meurtriers pour les civils. La « dronisation » a enfin pour effet d'étendre la guerre partout sur le territoire soudanais, y compris les régions loin des lignes de front comme les monts Nouba où des civils sont régulièrement tués ou blessés dans les bombardements, et des infrastructures détruites.

Une autre raison de ce bilan est la violence particulière des massacres perpétrés en 2025, notamment celui du camp de réfugié de Zamzam qui fait plus d'un millier victimes en avril, et celui qui suit la prise d'El Fasher fin octobre, qui en fait plusieurs dizaines de milliers.

2026

Notes et références

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