L'Hôtel de Courtanvaux est un hôtel particulier aujourd'hui disparu situé dans la commune de Colombes dans le département des Hauts-de-Seine en France.

Historique La construction du pont de Neuilly en 1609 sort Colombes de son isolement. Nobles et notables s’établissent dans de grands domaines qui ceinturent le bourg.

En 1747, François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) acquiert un de ces domaines. Issu de la grande noblesse – il est l’arrière-petit-fils de François Michel Le Tellier de Louvois, marquis de Louvois et ministre de -, il est promis à une brillante carrière militaire qu’il devra abandonner pour raison de santé. Il se découvre alors une passion pour la science au point d’aménager un observatoire astronomique dans l’une des tourelles de l’ancienne porte de Saint-Denis. Ses recherches couvrent de multiples domaines, de la chimie à la physique, de la géographie à la mécanique navale. En 1765, il est élu à l’Académie royale des Sciences en tant que membre honoraire. Il laisse à disposition de ses confrères son laboratoire et ses publications sont réputées..

Le large domaine s'étendait alors de la rue Saint-Denis au sud au boulevard Gambetta au nord et de la rue de la Concorde à l'ouest à la rue Eugène Turpin à l'est.. L'hôtel se situait au niveau du 26 de la rue Saint-Denis actuelle et les jardins à la française s'étendaient au nord de l'hôtel.

En 1798, la propriété appartient à la famille Saint-Hilaire. En 1841, la propriété fait l’objet d’une adjudication et est partagée en quatre parts. La rue Saint-Hilaire est ouverte pour les desservir. En 1851, la ligne de chemin de fer de Paris à Argenteuil traverse l'est de la propriété.

L’observatoire du marquis de Courtanvaux situé près des voies ferrées fait office de gare provisoire de 1850 à 1863. Un dernier morcellement a lieu dans l’Entre-deux-guerres par son dernier propriétaire, Ernest Janty. Cela permettra l’implantation du square des oiseaux.

Victime d’un bombardement au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel de Courtanvaux perd de sa superbe. Le revêtement, datant du début des années 1950, a fait disparaître la façade d’autrefois. Mais les tourelles d’angle, le rythme des fenêtres témoignent encore d’une architecture classique d’ancien régime au 26b rue Saint-Denis.

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