Nebkaouhor, au beau nom Idou, est un prince égyptien, probable fils de Téti.

Attestations

Le prince n'est attesté que par sa tombe, située dans la nécropole de la pyramide d'Ounas, et qu'il a usurpé au vizir de Haute-Égypte disgrâcié Akhethétep Hemi. Le prince porte les titres filiaux suivants : « Fils du Roi » (sȝ-nsw.t), « Fils aîné du Roi » (sȝ-nsw.t smsw), « Fils aîné du Roi de sa chair » (sȝ-nsw.t smsw n ẖt=f).

Il porte également des titres de fonctions administratives, comme « Vizir » , « Surveillant du Double Trésor », « Surveillant des scribes des documents du roi » et « Surveillant du Double Grenier », mais le vizir Akhethétep Hemi portait également ces titres. L'attribution de ces titres au prince reste donc débattu.

Généalogie

Le prince a été daté de la toute fin de la , voire du début de la Première Période intermédiaire. Cependant, cette hypothèse est remise en question aujourd'hui pour plusieurs raisons : la tombe se trouve à proximité de celle du vizir de Basse-Égypte Ihy, contemporain d'Akhethétep Hemi, et qui a été usurpée pour y inhumer la « fille du roi » Sechséchet Idout, ces deux enfants royaux ont comme beau nom respectivement Idou et Idout, suggérant deux enfants frère et sœur, la princesse se nomme Sechséchet, qui est un nom partagée par de nombreuses filles du roi Téti, successeur d'Ounas, la princesse a été inhumée pendant le règne de Téti, comme le montre la présence dans la tombe du nom d'un scribe nommé Tétiânkh, avec Téti inscrit dans un cartouche (il s'agit donc d'un nom inscrit au plus tôt sous le règne de Téti), la princesse est décédée très jeune, comme l'attestent la présence systématique de la tresse de l'enfance et la présence une fois de sa nourrice.

Naguib Kanawati, Thierry Stasser et Yannis Gourdon pensent donc que ces deux enfants royaux seraient frère et sœur, nés de Téti et d'une même reine.

Thierry Stasser suppose qu'ils ont été enterrés dans la nécropole d'Ounas car ils seraient morts au tout début du règne de Téti : la nécropole associée au complexe funéraire de Téti n'était donc pas prête à recevoir les sépultures de ces deux enfants royaux. En conséquence, il suppose que la mère de ces deux enfants royaux devait être une reine que Téti aurait épousé avant de monter sur le trône ; or la pyramide la plus ancienne des trois pyramides de reine appartient à la reine , qu'il fait donc la mère de ce prince et de cette princesse. Naguib Kanawati considère quant à lui que ces deux enfants seraient nés de la reine , qu'il considère comme la fille d'Ounas, ce qui justifierait l'enterrement de ces deux enfants royaux dans la nécropole de leur grand-père maternel.

Sépulture

Le mastaba situé non loin de la pyramide d'Ounas, au nord de la chaussée du complexe, au bout d'une rangée de mastabas s'étirant selon un axe est-ouest, au sud du mastaba d'Ihy, vizir de Basse-Égypte contemporain d'Akhethétep Hemi et également disgrâcié. Le mastaba a été fouillé en 1937-1938 et publié par Selim Hassan. Le mastaba, à l'origine donc construit pour le vizir de Haute-Égypte Akhethétep Hemi, a été usurpé par un « fils aîné du roi » Nebkaouhor Idou, tout comme celui d'Ihy, usurpé pour être réattribué à la « fille du roi » Sechséchet Idout. Ces deux réattributions sont dues à la damnatio memoriae de ces deux vizirs.

L'étude du mastaba a montré que, lors de l'usurpation, la tombe était proche de la fin de la décoration : en effet, sur la très grande majorité du décor, rien n'a été touché lors de l'usurpation, seul le nom du propriétaire originel avait été remplacé par celui du prince. Cependant, sur un linteau et des fragments d'une architrave, qui devaient se trouver au dessus de la porte d'entrée, le nom de Nebkaouhor Idou semble avoir été original et ne pas avoir remplacé celui d'Akhethétep Hemi. Or le nom de Nebkaouhor Idou sur le linteau est précédés de titres identiques à ceux d'Akhethétep Hemi, ce qui rend difficile de décider quels titres dans la décoration de la tombe appartiennent à l'un ou l'autre. Ceci a été diversement interprété : selon Nigel Strudwick et Yannis Gourdon, le prince aurait également été un haut fonctionnaire, aux fonctions similaires à Akhethétep Hemi, et devaient donc être assez âgé lors de l'inhumation ; selon Thierry Stasser, le nom de Nebkaouhor Idou aurait simplement été ajouté aux parties non terminées du décor, et l'inhumation ayant peut-être été précipitée, le décor du mastaba n'aurait été que partiellement adapté au nouveau propriétaire.

Notes et références

Bibliographie

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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Enfant royal de l'Égypte antique Catégorie:VIe dynastie égyptienne