Le pavillon de Monaco est un bâtiment éphémère de la fin du construit dans le cadre de l'Exposition universelle de 1873 qui s'est tenue en Vienne, en Autriche-Hongrie.

Histoire À la suite de l'approbation du prince, le gouvernement de Monaco entre en relation avec le gouvernement autrichien afin qu'un emplacement soit réservé aux produits monégasques dans l'Exposition universelle de 1873. Cette participation est annoncée publiquement en , le gouvernement monégasque encourageant plusieurs propriétaires et industriels de la Principauté à présenter des produits locaux. Par ordonnance souveraine du , Antoine Bertora est nommé commissaire de la Principauté à l'Exposition universelle de Vienne. Il est chargé d'accompagner les exposants monégasques dans les formalités préparatoires et dans l'envoi des spécimens destinés au concours.

En , le pavillon est achevé et presque entièrement installé. Il est construit à Paris dans les ateliers de la compagnie Franco-Suisse, sous la direction d'Ernest Janty, architecte-inspecteur des travaux des Tuileries et du Louvre. La décoration intérieure est confiée à des artistes présentés comme reconnus. Dans la seamine du , plusieurs wagons doivent être expédiés à grande vitesse : ils transportent des produits, des plantes et des fleurs destinés à représenter la flore et l'industrie monégasques.

Structure et exposition La grande salle du pavillon, dont l'ameublement et les peintures sont de style étrusque, est principalement réservée aux produits artistiques et industriels de la Principauté. Au centre de cette salle doit être placé le buste en marbre du prince de Monaco, réalisé par Mathieu-Meusnier, sur une gaine de de hauteur, en bois noir avec bronzes dorés. Les quatre faces de cette gaine sont ornées chacune d'un médaillon en marbre, œuvre du sculpteur Charles Matabon. Au fond de la salle se trouve une grande toile de Pierre Tetar van Elven représentant un panorama de la Principauté.

Parmi les produits naturels exposés se trouve l'huile, présentée comme le plus important du pays. Des spécimens d'huiles vierges sont envoyés par Gastaldy, Bellando, Castro, Le Loch et Blanc. Les produits végétaux occupent également une place d'importance : les citrons, les oranges, les bois bruts du pays, ainsi qu'une collection de plantes indigènes et de plantes exotiques acclimatées. Parmi celles-ci figurent notamment le ficus elastica, des lys du Japon, l'Amorphophallus, plante nouvellement découverte, ainsi que des spécimens de noix récoltées par Aragon l'année précédente.

Les productions industrielles sont présentées comme un autre volet de la participation monégasque. Plusieurs contrées fournissent des essences recherchées pour la parfumerie : le laboratoire de la Condamine envoie un assortiment de matières premières nécessaires à cette industrie ainsi que plusieurs de ses produits, dont l'essence du faux-poivrier. L'industrie pharmaceutique est représentée par des sirops de caroubes et de raquettes, par la teinture balsamique du docteur Chevalet, par la pâte de caroubes et par l'extrait d'olivier provenant du laboratoire de Muratore. Les travaux de Lalande, qui s'occupe depuis plus de trois ans d'essais relatifs à l'acclimatation de l'eucalyptus dans la région, y sont également présents. Il joint à l'envoi de Muratore plusieurs produits obtenus à partir de cette plante, comprenant un extrait alcoolique, un extrait aqueux, du vin, deux types de sirop, un hydrolat, une essence et une teinture alcoolique. Le commissaire monégasque à l'exposition, Antoine Bertora, parvient à avoir la possibilité que des expériences soient réalisées dans les hôpitaux de Vienne à l'aide de ces différents produits. D'autres objets sont également envoyés, notamment des ouvrages en bois travaillé du pays. On y retrouve un coffret en mosaïque, des poteries exécutées dans les ateliers de Monte-Carlo, des palmes ouvrées, ainsi qu'un album reproduisant les vues extérieures et intérieures du Palais princier.

Références

Monaco Catégorie:Relations entre l'Autriche et Monaco Catégorie:Bâtiment détruit en Autriche Catégorie:Exposition universelle de 1873